lundi 15 septembre 2008

Des actes de piraterie toujours plus fréquents ...

Des pirates ont tenté samedi, sans succès, d'aborder un thonier de Concarneau en pêche entre l'archipel des Seychelles et la côte somalienne. A bord d'une vedette rapide, ils ont tenté de monter sur le thonier le Drennec. Ne pouvant y arriver en raison de l'état de la mer, ils ont tiré deux roquettes sur le bateau sans faire de victimes ni provoquer de dégâts importants.
Cet acte de piraterie est le deuxième en deux jours, un thonier espagnol, le Plaja Anzora, ayant été victime d'une attaque similaire le soir du 11 septembre.
Les navires français et espagnols qui pêchaient au large de la Somalie ont décidé de cesser leur activité et de rentrer à Mahé, leur port d'attache dans les Seychelles.

Source : Libération.fr

Les actes de piraterie sont donc de plus en plus nombreux. Outre les bateaux de pêche, les pirates s'attaquent également aux plaisanciers. Aussi, je trouve plutôt étrange qu'aucune action de protection ne soit mise en place.
Je crois que cette protection doit se faire en deux phases :

- la première est une action d'urgence pour faire face à ces attaques. Je pense que des navires de guerre français, mais également européens, doivent être envoyés dans les zones de pêche afin d'assurer la sécurité des marins durant leur travail.
Il apparaît cependant que cela est insuffisant dans la mesure où les régions à quadriller sont très étendues.

- la deuxième phase, qui me semble nécessaire afin de pérenniser la présence de nos pêcheurs dans cette zone, est une action envers la Somalie, qui est le repère de nombreux pirates. En effet, le rétablissement de la sécurité dans ces eaux passe par l'éradication de tous les pillards qui y sévissent. Etant attaché à la souveraineté nationale et à l'intégrité territoriale des Etats, je crois que ce processus doit être mené par la Somalie elle-même. En revanche, si ce pays ne peut ou ne veut pas s'occuper seule de ce problème alors la communauté internationale se doit d'intervenir afin de protéger les intérêts de toutes les nations.

Je tiens à préciser que, en général, je ne suis pas pour l'usage de la violence dans la résolution de conflits. Je préférerais que ce différend se règle par la voie diplomatique mais je crois que, dans ce cas précis, le recours à la force est inévitable.

jeudi 11 septembre 2008

Nouveau rapport de la Cour des comptes

La Cour des comptes, présidée par Philippe Séguin, a rendu hier son rapport annuel. Il y est question, entre autres, de la sécurité sociale et de son fameux trou (environ 10 milliards d'euros de déficit en 2007). On trouve également dans ce rapport quelques pistes proposées par la Cour pour limiter et réduire ce déficit.

La sécurité sociale proprement dite a été instaurée par une ordonnance de Charles de Gaulle en 1945. Je crois que ce système où tout le monde paye pour tout le monde en fonction de ses revenus est incroyable. C'est un magnifique exemple de solidarité et de fraternité. Pourtant, ce processus est aujourd'hui en péril en raison d'un fort déficit. Je crois que les Français sont très attachés à la sécurité sociale car les soins sont ainsi remboursés mais également car il s'agit d'un héritage du passé. C'est pourquoi je pense que de réelles mesures doivent être prises afin de sauver la sécu.

Voici quelques pistes qui, selon moi, vont dans ce sens :

- la première chose est que tous les Français doivent cotiser, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. En effet, je trouve qu'il est normal de participer à l'effort de la nation quelle que soit sa situation financière. Bien entendu, cet effort sera proportionnel aux revenus pour plus d'égalité.

- un élément pouvant être déterminant est de mettre en place une réelle chasse aux abus. Je pense notamment aux personnes allant à l'hôpital sans raison ou à celles qui se rendent chez leur médecin au moindre petit bobo. Pour lutter contre ce phénomène, je pense qu'un faible remboursement serait un bon moyen de dissuasion.

- une autre mesure à prendre serait de revenir sur des lois que je trouve inutiles et coûteuses. Je songe à deux exemples en particulier.
Le premier est l'obligation de passer par son généraliste  pour aller chez le spécialiste. Je trouve cela quelque peu coûteux dans la mesure où la sécu devra rembourser deux consultations et non une seule. Alors certes, l'objectif était de limiter le recours abusif aux spécialistes mais cela est-il réellement efficace ?
Le deuxième exemple est l'obligation faite aux malades de longue durée (notamment le diabète) de faire renouveler leur ordonnance tous les trois mois. Cela est d'autant plus stupide que ce genre de maladies ne s'envole pas du jour au lendemain.

- un point essentiel est, je crois, de responsabiliser les gens. Combien de fois ai-je entendu "ce n'est pas grave, c'est la sécu qui paye" ou "on s'en fout, on sera remboursé" ? Le problème, et je pense que les gens n'en ont pas conscience, est que l'argent de la sécu est, en partie, fourni par la population donc en raisonnant comme cela, ces personnes se lèsent eux mêmes.

Finalement, je pense que la responsabilisation des Français est le point central de la pérennisation de la sécu. Il faut donc faire des économies là où c'est possible tout en gardant un système de remboursement fort.

lundi 8 septembre 2008

Petit tour d'horizon des partis français

En cette période de rentrée politique et d'universités d'été, je souhaitais faire un  tour non exhaustif des forces politiques présentes en France. Bien que je ne sois pas d'accord avec les idées de tous les partis, je crois que le pluralisme est nécessaire et que l'on doit de respecter tous les individus, quelles que soient ses croyances et ses idées.
Pour ne pas faire de favoritisme, je commenterais chaque parti en suivant l'ordre alphabétique.

- le Front National (FN) de Jean-Marie Le Pen : ce parti est en constante perte de vitesse depuis quelques années. Peut-être que la retraite de Le Pen coïncidera avec la  fin de son parti car il me semble que l'on ne peut les dissocier. Avant, voter FN était une sorte de contestation du système, et il me semble que ce n'est plus le cas actuellement. Il apparaît de plus que les dérapages de son président écartent de nombreuses personnes mais peut attirer des individus pas forcément fréquentables.

- le Mouvement Démocrate (MODEM) de François Bayrou : ce jeune parti, créé après les présidentielles de 2007, me semble être un marchepied pour les ambitions de son président. En outre, sa stratégie de s'allier une fois à droite et une fois à gauche me paraît quelque peu bizarre dans la mesure où on pourrait croire que le seul but est d'obtenir un poste.

- le Mouvement Pour la France (MPF) de Philippe de Villiers : je trouve que ce parti s'est nettement radicalisé durant la campagne de 2007 en parlant essentiellement de l'islam. De plus, depuis l'allégeance de de Villiers à Nicolas Sarkozy au second tour symbolise en quelque sorte le début de la fin de ce parti. D'ailleurs, on peut noter l'absence de toute protestation au moment du traité de Lisbonne.

- le Nouveau Centre (NC) d'Hervé Morin : ce parti, tout comme le MODEM, a été fondé en 2007. Je crois pourtant que ce mouvement manque un peu de visibilité du fait d'une forte association avec l'UMP. Je pense que le nouveau centre doit plus s'affirmer ou au contraire se fondre complètement dans l'UMP.

- le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot : ce parti, anciennement appelé Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), a du succès car il se veut une alternative à l'UMP et au PS. En outre, cet engouement est renforcé par le fait que Besancenot est facteur donc plutôt proche des gens et des réalités. Il ne faut cependant pas oublier que la femme de ce bon orateur est l'une des plus importantes éditrices de Paris. Je crois pourtant que les idées de ce parti sont utopiques et ne sont pas applicables dans la vie réelle.

- le Parti Communiste (PC) de Marie-Georges Buffet : ce parti n'est que l'ombre de ce qu'il était. Je pense que ce mouvement court à sa perte pour deux raisons. La première est que ce parti est vieillissant et que le communisme me semble d'un autre âge. Ensuite, il est concurrencé, sur sa gauche, par un parti plus jeun et plus dynamique qui lui siphonne ses électeurs.

- le Parti Radical Valoisien de Jean-Louis Borloo et le Parti Radical de Gauche (PRG) de Jean-Michel Baylet : ces partis respectivement de centre droit et de centre gauche ont des idées proches mais sont fondus dans l'UMP et le PS. Aussi, je pense qu'une fusion de ces deux entités au sein d'un même mouvement serait profitable et représenterait une réelle alternative à l'UMPS.

- le Parti Socialiste (PS) : On ne peut que se désoler qu'une guerre des chefs ait lieu au dépend d'une réelle opposition. Les dirigeants devraient travailler à recréer une ligne idéologique plutôt que de se battre pour le pouvoir.

- l'Union pour un Mouvement Populaire : Il s'agit du parti dont je me sentais le plus proche il y a quelques temps et j'avais placé des espoirs en Nicolas Sarkozy. Je me suis trompé. Ce parti est dirigé depuis l'Elysée.  Il ne propose plus rien mais est à la botte du président. En outre, de nombreuses tractations (pour la réforme des institutions ou  pour l'élection du président des jeunes populaires par exemple) ont tué la démocratie et la réflexion internes.

- les Verts de Dominique Voynet : Je trouve que ce parti a perdu sa place sur la scène politique dans la mesure où tous les mouvements parlent d'écologie. Je crois que sa seule fonction est de proposer des solutions extrêmes sans possibilité de les appliquer (sortie totale du nucléaire ...)

Voilà donc mes sentiments sur les principaux partis de notre pays. Ne me reconnaissant pas ou plus dans les idéologies qu'ils portent, j'ai cherché un parti qui me correspondait plus et je pense avoir trouvé.

Il s'agit du mouvement Debout la République (DLR) de Nicolas Dupont-Aignan. Je crois que ce parti gaulliste et républicain représente une réelle alternative à l'UMPS. Je regrette toutefois que les médias ne s'y intéressent pas plus, ce qui ne facilite pas son exposition au plus grand nombre.
Je n'ai pas la prétention de me dire gaulliste mais je suis attaché aux valeurs qu'ils portent : indépendance et souveraineté nationale, association travail-capital, rassemblement de tous les français au-delà des clivages, attachement à la francophonie et à la place de la France dans le monde, solidarité nationale ...
Certains dénigrent les gaullistes en évoquant une prétendue nostalgie. Je crois pourtant qu'être gaulliste ne signifie pas que l'on veut ressusciter le général mais plutôt que l'on s'inspire des valeurs qu'il défendait en les adaptant à notre époque.

Pour finir, je souhaite lancer un appel à tous les Français et les Françaises de droite et de gauche. Quelles que soient vos opinions, quelles que soient vos idées et vos valeurs, ne laissez personne décider à votre place. Informez-vous, impliquez-vous mais surtout votez. Nous avons dans notre pays la chance de pouvoir choisir nos dirigeants donc utilisons ce pouvoir pour prendre en mains notre destin.

samedi 6 septembre 2008

L'affaire corse

Petit vent de polémique sur l'île de beauté. Le 30 août dernier, une cinquantaine de militants indépendantistes corses ont occupé pendant une heure le jardin de la villa de l'acteur. A la suite de cette action, le patron des services de sécurité intérieure en Corse, Dominique Rossi, à qui il est reproché de ne pas avoir "empêché l'envahissement d'une propriété privée", a été relevé de ses fonctions et muté à Paris. Il faut pourtant noter qu'aucune détérioration n'est à déplorer.
Cette mutation-sanction a provoqué un tollé dans la classe politique et chacun y est allé de son petit commentaire. Je trouve celui de François Bayrou magnifique : «Autrefois, nous connaissions le crime de lèse-majesté. Aujourd'hui, nous avons le crime de lèse copain de majesté».
Je rejoins tout à fait François Bayrou sur ce point. En effet, il apparaît, malgré des démentis, que Dominique Rossi a été démis de ses fonctions car il s'agissait de la propriété de Christian Clavier, grand ami de Nicolas Sarkozy. Cela se confirme d'autant plus qu'aucune sanction n'avait été prise suite aux actes terroristes sur l'île. Mais cela s'explique par le fait que ces villas appartenaient à des citoyens lambdas.

On peut donc remarquer, une fois de plus, une différence de traitement entre les Français.

Parallèlement à cela, cette affaire a entraîné une médiatisation inespérée aux actions des indépendantistes, ce qui les conforte dans leurs actes. Il ne faut toutefois pas oublier que ces personnes sont une minorité et que la majorité subie en silence. Je pense que la Corse ne doit pas obtenir son indépendance car la  Corse, c'est la France. En outre, la Corse ne pourra pas survivre seule car elle dispose seulement de peu de ressources.
Ces aspirations indépendantistes me semblent ridicules et on voit au travers du conflit entre la Géorgie et la Russie jusqu'où ces histoires peuvent dégénérer. Aussi, je crois que ces actes de terrorisme doivent être fermement condamnés afin que la Corse ne devienne pas une poudrière.
Il est pourtant clair que la Corse a une culture et une historie qui lui est propre et qui ne doivent pas être passés sous silence.
Peut-être que l'organisation de tables rondes pour comprendre les souhaits de chacun permettrait de calmer les esprits.

vendredi 5 septembre 2008

Nouvelle mise en danger de la laïcité

Un magistrat rennais a accepté une demande de renvoi pour cause de «ramadan» d’un procès d’assises concernant des braquages. L’ordonnance de renvoi du 2 septembre, signée par le président de la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine, indique simplement que le procès, qui devait s’ouvrir le 16 septembre devant cette juridiction, est renvoyé «dans le souci d’une bonne administration de la justice» après une demande des avocats de l’un des accusés.
Ces avocats ont fait valoir «les contraintes diététiques et les obligations cultuelles qui s’imposent» à leur client musulman, qui, du fait du ramadan, aura «déjà vécu 14 jours de jeûne» à l’ouverture de ce procès.
Dans leur demande de renvoi, ils affirment que leur client «ne sera pas en pleine capacité de se défendre» dans un procès «dans lequel chacun des accusés doit pouvoir jouir de ses pleines capacités de vigilance d’attention et d’expression au cours des débats». Ils citent à l’appui l’article 1 de la constitution sur la non-discrimination et le respect de toutes les croyances.
Source : Libération.fr

Triste nouvelle que celle parue, entre autres, dans Libération. Ainsi, le procès de cet individu a été reporté pour raisons religieuses. Je trouve cela inacceptable dans un pays laïc tel que la France. En effet, la loi de 1905 décrète la séparation de l'Eglise et de l'Etat, or ce report remet en question ce principe.
Il est vrai que chacun doit avoir la possibilité de se défendre mais cet homme s'ôte lui-même cette possibilité. Je respecte bien évidemment les personnes croyantes mais je pense que la religion ne doit pas interférer dans les affaires de la République. Cet homme a fait un choix personnel, celui de faire le ramadan, en connaissance de cause. Il savait que son procès allait débuter prochainement et était conscient des effets du jeune sur l'organisme, aussi il me semble inapproprié d'invoquer ce motif pour obtenir un report.
En outre, nombre de musulmans continuent leurs activités durant le mois du ramadam et dans les pays musulmans, les tribunaux, comme toutes les administrations, ne s'arrêtent pas de fonctionner.

Il apparaît cependant que le procureur général de la cour de Rennes dément formellement que le ramadan ait motivé le renvoi du procès. Si cela s'avère exact, les magistrats auraient dû se justifier afin d'éviter toute polémique. Il n'en reste pas moins que ce procès a déjà été renvoyé et que ce motif n'aurait même pas dû être invoqué afin de ne pas influence d'une manière ou d'une autre les juges.

Je tiens toutefois à réaffirmer mon attachement pour la séparation entre l'Eglise et l'Etat, entre la religion et la nation, en clair, mon attachement pour la laïcité. Cette séparation doit s'appliquer à toutes les religions sans exception.
Je crois que la religion doit faire partie de la sphère privée de l'individu et doit rester personnelle, au risque de se rapprocher du fonctionnement d'un pays comme les Etats-Unis où la religion est omniprésente.
Aussi, il faudrait peut-être interdire d'afficher sa religion dans les lieux de la République (écoles, hôpitaux, administrations ...). Je pense notamment aux signes dits ostentatoires tels la croix, la kippa le voile ....

Pour résumer, oui à la religion mais dans le respect de l'autre.

mercredi 3 septembre 2008

Le problème des retraites

Hier, en regardant le journal de 20 heures, je suis tombé sur un reportage traitant des retraites. Il était question de deux retraités qui touchaient 1450 € par mois pour deux, soit environ 700 € par personne.
Il me semble très difficile de vivre avec cette somme au vu du coût élevé de la vie. D'ailleurs, ces personnes indiquaient qu'elles devaient faire des concessions sur beaucoup de choses afin de pouvoir payer leurs factures.

Le cas de ces personnes n'est pas isolé et les retraites me semblent assez dérisoires par rapport aux années de travail effectuées. Il faudrait donc augmenter significativement les retraites et mettre en place une retraite minimum équivalente au SMIC.
Toutefois, pour augmenter les retraites, il faut trouver des fonds. Voici quelques pistes :

- cotiser plus longtemps : en effet, l'espérance de vie augmente donc il peut sembler normal de travailler plus longtemps. Pourtant, la durée des études s'est également allongée. Ainsi, l'âge du premier emploi est repoussé donc l'âge de la retraite sera lui aussi fortement repoussé. En outre, en vieillissant, des problèmes de santé peuvent survenir, empêchant ainsi de travailler et donc de cotiser. Il faut donc pendre en compte tous ces paramètres afin de fixer la durée de cotisation.

- cotiser plus : une autre solution à envisager est de cotiser plus sans travailler plus longtemps. Cela me paraît cependant délicat dans la mesure où le travail est déjà fortement taxé.

- créer une nouvelle taxe : la création d'une nouvelle taxe est possible mais je pense que celle-ci ne ferait qu'alourdir le budget des Français.

- réorienter les dépenses de l'Etat : l'Etat pourrait décider d'augmenter les retraites en diminuant le montant d'un autre poste de dépense. Cela peut être une bonne solution si les réductions touchent des dépenses superflues (retraites parlementaires ...).

- faire plus d'enfants : il s'agit d'une solution bête mais peu de gens en parlent. De fait, les retraites sont financées par la génération d'après donc plus de gens cotisent, plus il y a de fonds disponibles. Toutefois, cette solution a des limites dans la mesure où elle créera d'autres problèmes (dépenses supplémentaires, problème de logement ...)

- mettre de l'argent de côté : cette solution ne concerne pas l'Etat mais me semble être une solution de bon sens. Après, tout dépend des individus, certains préféreront profiter de la vie au jour le jour et d'autres opteront plutôt pour placer leur argent.



Finalement, le problème des retraites est vaste et compliqué. Je ne pense pas qu'il y ait une solution miracle. Aussi, il faudrait peut-être faire un condensé de plusieurs mesures citées ci-dessus.

mardi 2 septembre 2008

Une rentrée scolaire sur fond de polémique

Et oui, après plusieurs semaines de vacances les écoliers, collégiens, lycéens et étudiants reprennent les cours. Toutefois, cette rentrée sera quelque peu différente des autres. En effet, de nombreux changements ont eu lieu, notamment en primaire, ce qui va entraîner dès le 11 septembre des manifestations.

Petit passage en revue des modifications :

- à partir de cette année, les primaires n'iront plus en classe le samedi matin. Cela implique la perte de deux heures hebdomadaires qui seront remplacées par des heures de soutien scolaire pour les élèves les plus en difficulté.

- outre le rythme scolaire, les programmes ont également été revus afin de mettre l'accent sur le français et les maths.

- le service minimum en cas de grève devient effectif dès cette année.

- des stages de remise à niveau seront proposés pendant les vacances

- les nombreuses suppressions de postes annoncées prendront effet.


Une réforme de l'école primaire a donc eu lieu et a été contesté avant même son application. Je ne pense pourtant pas qu'il faille tout rejeter en bloc.
Je crois en effet que certaines dispositions peuvent être profitables. Je pense en particulier aux heures de soutien qui permettront aux élèves ayant de grosses difficultés de ne pas être dépassés. De plus, je trouve intéressante l'idée d'accueillir les élèves en cas de grève, surtout pour les parents ne pouvant pas faire autrement. Il apparaît aussi qu'insister sur des matières importantes comme le français et les maths est une très bonne chose.

Cependant, d'autres aménagements sont plus contestables. En premier lieu, la semaine de 4 jours me semble préjudiciable pour les enfants. De fait, les journées resteront toujours aussi longues et on perd deux heures d'enseignement par semaine. Selon moi, il faudrait alléger les journées afin de ne pas faire de "bourrage de crâne". Ces diminutions d'heures seraient compensées par un raccourcissement des vacances d'été.
En outre, pour un meilleur apprentissage, le nombre d'élèves par classe devrait être d'une vingtaine. Aussi, les suppressions de poste ne seraient, dans cette optique là, pas forcément utiles.

Je crois que pour réussir, il ne faut pas apprendre plus mais apprendre mieux. Cette modification de l'apprentissage passe par un recentrage des programmes sur les fondamentaux, par une réduction du nombre d'heures par semaine, par la généralisation du soutien scolaire et par la mise en place de classes avec des effectifs réduits.