lundi 8 décembre 2008

La France, nouvelle province chinoise ?

Nicolas a rencontré, samedi 6 décembre, le dalaï-lama. L'entretien a eu lieu en Pologne, à l'occasion d'une cérémonie pour le 25ème anniversaire de l'attribution du prix Nobel de la paix à Lech Walesa.
Suite à cette rencontre, la Chine a condamné  la qualifiant "d'approche opportuniste, imprudente et manquant de perspicacité" sur la question du Tibet. "Cette rencontre est effectivement un acte peu judicieux qui, non seulement froisse les sentiments du peuple chinois, mais affaiblit également les relations franco-chinoises", rapporte l'agence officielle Chine nouvelle.
Source : lejdd.fr

Après une première rencontre avortée, le président Français a finalement pu s'entretenir avec le dalaï-lama. On ne peut que regretter les réactions du gouvernement communiste chinois mais également de nombreux chinois eux-mêmes. En effet, la Chine a fermement condamné cette entrevue et le peuple chinois s'est acharné sur la France sur le net. Des menaces de boycott ont même été proférées.

Je trouve l'attitude des chinois inacceptable. Effectivement, je crois que la France n'a aucun compte à rendre à la Chine et est donc libre de rencontrer qui elle veut.
Pour moi, ces attaques peuvent être considérées comme un réflexe protecteur de ce pays qui se sent de plus en plus isolé sur la scène internationale, en raison de ses approximations dans l'application des droits de l'Homme. Ces répliques virulentes traduisent donc une volonté de marginaliser la France. En effet, en jouant sur les relations commerciales, la Chine espère ramener dans le droit chemin les pays européens qui ont osé défier son autorité. Je crois toutefois que ces tentatives sont vouées à l'échec car si la Chine peut faire pression sur l'Europe, l'Europe peut faire de même et je ne suis pas sûr que l'on soit les plus perdants.

Outre ce problème particulier entre les deux pays, la polémique pose la question du respect des droits de l'Homme face aux accords commerciaux. En effet, la Chine menace la France de sanctions économiques afin qu'elle mette de côté ses élans humanistes. On peut alors se demander si l'on doit maintenir des relations commerciales et/ou diplomatiques avec les nations peu respectueuses des droits de l'Homme.
Personnellement, je crois que le contact doit être maintenu avec ses pays pour ne pas les marginaliser, ce qui serait pire. Il me semble plus utile de garder la communication tout en insistant sur les progrès à faire. Concernant la signature de contrats, je pense qu'il est impossible de ne pas en conclure avec ces pays. Pour autant, nous ne somme pas obligés de nous agenouiller ni de remettre en cause nos convictions devant ces pays.

En cette année du 60ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme, il me semble important de réaffirmer notre attachement aux valeurs prônées dans ce texte. Des valeurs qui doivent passer avant tout contrat commercial. 



samedi 6 décembre 2008

Un plan de relance en demi-teinte

Le plan de relance que Nicolas Sarkozy a présenté jeudi à Douai veut faire la part belle à l'investissement face à une crise mondiale "qui va tout changer". Il chiffre le montant de cette relance à "26 milliards d'euros sur deux ans", dont 15,5 milliards de dépenses supplémentaires en 2009. Revers de la médaille : le déficit public devrait atteindre 4 % du PIB pour l'année prochaine, contre 3,1 prévus. Selon l'Élysée, ce plan conduira à 0,6 % de croissance supplémentaire en 2009, alors que les prévisions de croissance du gouvernement s'établissent actuellement entre 0,2 % et 0,5 %.
Le plan de relance de l'économie sera piloté par un membre du gouvernement chargé spécifiquement "d'en suivre l'exécution". Ce sera finalement Patrick Devedjian qui prendra les rênes de la relance.

Source : Lepoint.fr

Le président de la République a donc annoncé son plan de relance jeudi dernier.Personnellement, même si je pense que ce plan va dans la bonne direction, je trouve qu'il ne va pas assez loin et que certaines mesures sont anecdotiques au vu de la situation.
Voici donc les principaux points de ce plan :

LOGEMENT
- Doublement du prêt à taux zéro (PTZ) pour acheter un logement neuf, la quotité du PTZ va passer à 30 % du prix d'achat (600 millions d'euros)
- Renforcement des programmes de rénovation urbaine (200 millions d'euros)
- Construction de 70.000 logements sociaux  (600 millions d'euros)
- prorogation d'un an des permis de construire.

AUTOMOBILE
- "Prime à la casse" de 1.000 euros par véhicule ancien contre l'achat d'un véhicule particulier ou utilitaire léger émettant moins de 160g/km de CO2 (220 millions d'euros)
- Création d'un fonds d'investissement pour aider les sous-traitants automobiles, très fragilisés, à se restructurer
- Soutien aux filiales bancaires des deux constructeurs automobiles français sous forme de deux prêts de 8 %

EMPLOI
- Les entreprises de moins de 10 salariés vont être exonérées de la totalité des charges patronales pour leurs embauches en 2009 de salariés payés jusqu'à hauteur de 1,6 fois le Smic (700 millions d'euros)

MÉNAGES - prime de 200 euros versée fin mars 2009 aux bénéficiaires potentiels du Revenu de solidarité active, soit quelque 3,8 millions de ménages (760 millions d'euros)

INVESTISSEMENTS PUBLICS
- accélération des programmes d'équipement :  TGV, canal Seine Nord, rénovation des tribunaux, des infrastructures routières...
Coût estimé : 4 milliards de l'État, 4 milliards des grandes entreprises publiques (EDF, La Poste...) et 2,5 milliards des collectivités locales.

ENTREPRISES Coût estimé : 11,5 milliards d'euros
L'État va rembourser par anticipation ses dettes aux entreprises pour "abonder leur trésorerie".
- Le crédit d'impôt recherche sera remboursé par anticipation début 2009
- L'État remboursera immédiatement aux entreprises ce qu'il leur doit au titre de la perception de la TVA- Restitution plus rapide des excédents d'impôt sur les sociétés
- Remboursement immédiat des reports déficitaires d'impôt sur les sociétés
- L'État paiera ses factures en retard aux PME industrielles du secteur de la défense.


Bien que ce plan aggravera le déficit de l'Etat en 2009, je crois qu'il est nécessaire. Je trouve que les investissements publics sont une bonne chose. Ils me font penser à la politique de grands travaux menée aux Etats-Unis par Roosevelt, dans une moindre mesure bien évidemment. De fait, cela permettra de créer de nouvelles infrastructures tout en redynamisant le secteur du BTP.
Je regrette néanmoins que les efforts en faveur de l'emploi soient si limités. En effet, l'exonération de charges patronales est utile pour relancer les embauches mais seules les entreprises de moins de 10 salariés sont concernées, ce qui reste marginal.
Concernant le secteur automobile, je ne suis pas sûr que la prime à la casse soit très efficace. Effectivement, en ces temps plutôt difficiles, je ne crois pas que changer de véhicule soit une priorité.

Je pense que ce plan aurait dû plus insister sur la relance de la consommation des ménages, ce qui aurait également permis d'aider, de manière indirecte les entreprises. Aujourd'hui, notre croissance est limitée par une faible consommation et par le coût élevé de notre travail. Je crois donc qu'il est nécessaire d'agir sur ces deux  éléments afin d'améliorer les choses. Ainsi, il pourrait être intéressant d'augmenter de manière significative mais raisonnable le SMIC et les minima sociaux afin de permettre aux Français d'améliorer leur quotidien. Parallèlement, il faudrait diminuer les charges pesant sur les salaires afin de favoriser l'embauche de nouveaux salariés. Pourtant, ces baisses devront être compensées pour ne pas appauvrir les caisses de sécurité sociale, de retraite ou de chômage. Une piste à examiner est la réduction du train de vie de l'Etat mais on peut également envisager de mettre à contribution les grandes entreprises ou les personnes les plus aisées.

Le dernier point qui me gène dans ce plan de relance est la nomination d'un ministre pour l'encadrer. En effet, je crois que l'arrivée au gouvernement de Patrick Devedjian est uniquement un geste politique sans réelle nécessité.
Je trouve donc dommage que d'un côté les Français triment pour s'en sortir et que de l'autre l'Etat jette l'argent public par les fenêtres.

jeudi 4 décembre 2008

Prêt à mourir pour la France ?

L'émission Droit d'inventaire d'hier avait pour thème "Prêts à mourir pour la France ?". Le magazine était divisé en plusieurs parties que je vais exposer en les commentant.

- La Marseillaise, deux siècles de polémique
Ce sujet traitait de notre hymne national et des débats qui l'entourent (sifflements dans les stades, changement des paroles ...). La Marseillaise était initialement un chant révolutionnaire créé en 1972 d'où des paroles guerrières. Contrairement à certains, je crois que l'on doit laisser cet hymne tel quel car il représente une partie de notre histoire, aussi, le modifier reviendrait à renier cette part d'histoire.
Je crois que la Marseillaise fait partie intégrante de notre pays, elle est un symbole de notre République et doit donc être traitée comme tel, avec tout le respect qui lui est due.

- Ces femmes qui ont gagné la guerre de 14
Il est vrai que lors des guerres, on parle principalement des soldats, en oubliant ainsi tous les personnels qui les entourent et leur apportent leur soutien. Ce reportage est donc une piqûre de rappel qui a montré l'engagement des femmes durant la première guerre mondiale. En effet, celles-ci ont complètement remplacé les hommes que ce soit dans les champs ou à l'usine.
Bien que consacré à la grande guerre, il est possible d'adapter le sujet à tous les conflits armés. Effectivement, il ne faut pas oublier toutes les personnes qui, de part leur engagement, rendent possible le déploiement de forces militaires. Qu'ils soient logisticiens, cuisiniers ou encore médecins, tous sont nécessaires pour assurer le succès d'une opération.

- Algérie : la guerre sans nomCe sujet a mis en exergue différents aspects du conflit : la torture, la colonisation et les jeunes appelés. Je crois que cette guerre doit être abordée avec précaution car le contexte historique était complètement différent de celui d'aujourd'hui.
Au sujet de la torture, je trouve ces actes inacceptables car l'ennemi n'en reste pas moins un être humain.
Le combat algérien était étroitement lié au processus de décolonisation, fréquent à cette époque. Pourtant, en raison d'un lien fort entre les pays, l'acquisition de l'indépendance s'est faite dans le sang. Quoi que l'on en dise, je crois que la période coloniale a été plutôt profitable. Bien que les effets positifs aient été surtout pour les métropoles, les colonies ont pu également, dans une moindre mesure, tirer profit des liens privilégiés avec leur nation dirigeante.
Enfin, les jeunes appelés. Faire la guerre à même pas 20 ans doit être quelque chose de très difficile. Néanmoins, en cas de gros conflit, il me semble normal  que chacun participe à l'effort de guerre afin de défendre son pays.

- Les Français du Débarquement
Souvent, le Débarquement est vu, à juste titre, comme le sauvetage de la France et de l'Europe par les américains. Alors bien sûr que l'on doit une fière chandelle aux Etats-Unis mais doit-on pour autant nous incliner indéfiniment devant ce pays ? Je ne le crois pas car il est nécessaire d'aller de l'avant et se tourner vers l'avenir, ce qui ne signifie pas forcément d'oublier son passé. Au contraire, il faut faire de son passé une force pour pouvoir évoluer.
De plus, il ne faut pas oublier que c'est grâce à l'aide de la France, et notamment de Lafayette, que les Etats-Unis ont pu voir le jour en remportant la guerre d'indépendance (18ème siècle).

Alors, Prêt à mourir pour la France ?
Pour répondre à cette question, je reprendrais les propos de Philippe Gros, parachutiste au 8ème RPIMA de Castres : " C'est 10 fois plus honorable de mourir pour son pays que de mourir écrasé par une voiture ou saoul au volant de sa voiture".
Ces paroles résument parfaitement ma pensée. Je crois que mourir pour la France est un honneur et j'admire toutes celles et tous ceux qui défendent notre pays dans le monde entier. J'admire toutes ces personnes qui défendent nos intérêts à l'étranger mais je hais les individus qui prennent ces soldats pour des pions que l'on envoie se faire tuer pour des raisons obscures.

dimanche 30 novembre 2008

L'alcool, un fléau pour les jeunes

Vendredi, l'émission Envoyé Spécial sur France 2 était, en partie, consacrée à l'alcoolisme chez les jeunes.
Ce phénomène est aujourd'hui un problème de société qui touche de plus en plus de personnes et de plus en plus tôt. Il me semble donc important de s'interroger sur les causes de ce problème et également sur les réponses à apporter et les moyens à mettre en place pour lutter contre cela.


Les causes tout d'abord. On peut voir que de plus en plus de jeunes consomment de l'alcool en forte quantité et ce notamment le week-end. De plus, ce phénomène d'alcoolisation débute de plus en plus tôt et parfois même vers l'âge de 15 ans, quand ce n'est pas avant.
Selon moi, l'alcoolisation à outrance à deux principales causes. La première est liée au mal-être de l'individu. L'alcool est alors vu comme un moyen d'échapper à la réalité, de se couper du quotidien et de ses contraintes. Cela peut être considéré comme une issue de secours qui permettrait de mettre de côté ses problèmes, au moins de manière temporaire. Toutefois, la personne risque de rentrer dans un cercle vicieux. En effet, elle boit pour se sentir mieux mais l'alcool va l'entraîner vers le fond, ce qui l'obligera à boire encore plus.
Une deuxième cause est plus générale et est plus en relation avec la société. De fait, actuellement, il paraît impossible, pour les jeunes en particulier, de s'amuser sans boire. Cela est renforcé par les "open bar" et les faibles coûts des verres en discothèque par exemple qui incitent à la consommation. En outre, aujourd'hui,  la consommation d'alcool plus ou moins fort est rentrée dans les moeurs et a été banalisée.


Les solutions maintenant. Un des moyens incontournables est bien évidemment la prévention. Toutefois, celle-ci ne peut pas uniquement être assurée par l'Etat. Il faut que les familles et notamment les parents en discutent avec leurs enfants afin de les sensibiliser sur ce problème qu'est l'alcoolisme.
Parallèlement à la prévention, il me semble important de mettre en place un volet répressif. En effet, il faut, dans un premier temps expliquer et faire de la pédagogie mais il est également nécessaire de faire de la répression. Je crois que la sanction à l'aide de contrôles routiers par exemple a un double effet. Elle a un rôle dissuasif à travers la "peur " de l'amende et du retrait de permis mais elle a aussi un rôle protecteur en arrêtant des personnes conduisant en état d'ébriété, permettant ainsi d'éviter un drame en cas d'accident.
Je pense également qu'il faut développer un accompagnement des personnes malades. Car oui, l'alcoolisme est une maladie. Il faut donc accentuer  les efforts sur les centres de soin.
Après la théorie, voici quelques exemples concrets d'actions à mener ou à renforcer. Pour la prévention, sensibilisation à la sortie des discothèques et en milieu scolaire. Je suis contre les campagnes d'information télévisées car elles ont un effet limité par rapport au coût financier qu'elles représentent.
Pour la répression, interdiction totale de conduire en ayant consommé de l'alcool, interdiction formelle de vendre de l'alcool aux mineurs, interdiction des open-bars, interdiction aux marques d'alcool de sponsoriser des évènements sportifs et/ou scolaires.


L'alcool est aujourd'hui un fléau pour les jeunes mais aussi pour les moins jeunes. Je crois que toute la société doit se mobiliser pour lutter contre ses effets humains (morts sur la route, violences physiques ...) et également financiers (coût des traitements, coût des réparations ...).

vendredi 28 novembre 2008

Contrôler les esprits plutôt que convaincre

Voici un article de Nicolas Dupont-Aignan, député-maire de Yerres (Essonne) et président de Debout La République sur son blog.
J'ai souhaité mettre cet article ici car il me semble très pertinent et parce que, bien évidemment, j'adhère à ses propos.


Curieuse semaine qui vient de s’écouler…
Au moment où Debout la République franchissait avec un incontestable succès l’obstacle de son Congrès fondateur, rassemblant dimanche dernier plus de 1000 personnes à la Mutualité, la petite politique, médiocre et mesquine, continuait à aller bon train.
Réaction de l’UE face à la crise, loi sur l’audiovisuel et travail dominical, ponctuaient une semaine qui, décidément, avait décidé de ressembler aux précédentes.

Le « plan de relance européen », comme l’ont pompeusement baptisé certains observateurs pour sauver la face de l’Europe supranationale et ménager l’Allemagne (qui porte une écrasante responsabilité dans ce fiasco), est une pure vue de l’esprit.
Pour l’essentiel, il n’est, en effet que l’addition des plans de relance nationaux qu’à défaut de vouloir démultiplier en les coordonnant, on se contente d’additionner, comme on ajoute des carottes et des choux fleurs, en les emballant dans un joli papier cadeau bleu étoilé.
Il est très dommage que l’Europe n’ait pas voulu saisir cette chance historique qui lui aurait permis d’affirmer son efficacité et, partant, sa légitimité. Quels effets gigantesques aurait eu un vrai plan de relance européen, mobilisant en les articulant les ressources nationales et recourant en même temps à un emprunt européen massif, par le biais de la BEI !
Mais, pire encore, l’Europe bruxelloise empêche les Etats-nations de palier sa propre incurie, en maintenant « en tendance » l’objectif des contraintes de Maastricht, auxquelles les pays-membres devront dès 2011 se conformer à nouveau… En clair : « Relancez autant que vous voulez, mais pas trop, pas trop longtemps et puis… soyez sous les 3% dès 2011 ! » Dans le genre contradictoire et paralysant, on ne saurait mieux faire. A nouveau l’UE ne fait pas, fait mal et empêche les Etats de faire. Et il y en a encore qui prétendent pompeusement que « l’union fait la force »…

La réforme de l’audiovisuel public vaut, elle aussi, son pesant de mensonge et de mystification. Certes, il est louable de vouloir mieux gérer la télévision publique en rationalisant ses structures. Il est également souhaitable de supprimer une partie de la publicité de ses antennes, ainsi que DLR l’avait réclamé, à tout le moins pour les publicités alimentaires durant les programmes pour les enfants et les jeunes.
Mais bien sûr, pour être cohérent, cela implique une réelle mobilisation de moyens pour compenser les pertes de ressources - voire les remettre à niveau (par rapport à la BBC britannique ou à la ZDF allemande) – afin de maintenir et même redresser la vocation qualitative de la radio-télévision française.
Mais hélas, rien de tout cela dans la politique de l’Elysée : une recherche presque « punitive » de compression tous azimuts de la dépense publique, conjuguée à la volonté de faire plaisir aux amis du Président (auxquels, cette fois, sera offerte sans contrepartie réelle la manne publicitaire prise à France Télévision) et assortie, en l’espèce, d’une volonté de mise au pas sans précédent des médias. Comment comprendre autrement l’acharnement de Nicolas Sarkozy à vouloir nommer personnellement le futur directeur unique de France Télévision ? Comme si, à défaut de pouvoir convaincre les esprits, on cherchait purement et simplement à les endoctriner… Espérons que les journalistes de France Télévision, de radio France (mais aussi ceux de l’AFP, prochains sur la liste) sauront se mobiliser pour empêcher ce nouveau recul, majeur celui-là, de notre démocratie !

Enfin, que dire de l’instauration du travail dominical ? Le bon sens comme l’analyse plus poussée des choses conduisent à en rejeter le principe même, à quelques très rares exceptions près. C’est bien pourquoi tant de parlementaires UMP et Nouveau Centre ont finalement déterré la hache de guerre contre le gouvernement. Ces parlementaires courageux - excédés ? – ne doivent pas se laisser impressionner par les menaces des ténors de la Sarkozie, car une immense majorité de Français les soutient. Ils ont bien compris qu’on ne fera pas plus de croissance avec cette mesure, qu’on ne s’en tiendra pas dans les faits à une démarche reposant purement sur le volontariat, mais qu’on déstructurera un peu encore une société déjà mise à rude épreuve par la crise naissante…

Ainsi donc, la semaine écoulée a ressemblé à celles qui l’ont précédée : l’impuissance publique mène à la démagogie et la démagogie, à la volonté de contrôler les esprits. Mais tout cela aura une fin. C’est à cette fin, pour que la France connaissent enfin le nouveau départ auquel ils aspirent, que Debout la République contribuera désormais en tant que formation politique à part entière.

mercredi 26 novembre 2008

Un nouveau parti est né ...

Dimanche 23 novembre 2008, Nicolas Dupont-Aignan (député-maire d'Yerres) a transformé son club de réflexion Debout La République (DLR) en véritable parti politique.
Me sentant proche des idées portées par NDA et DLR, je tenais à partager avec vous le texte fondateur du parti :

Appel fondateur de Debout la République, le rassemblement gaulliste et républicain Maison de la Mutualité, dimanche 23 novembre 2008

« Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut avoir le courage de le dire. Quand on le dit, il faut avoir le courage de le faire. »
Georges Clemenceau

Au moment ou notre pays traverse une crise économique, sociale et politique profonde, nos compatriotes sont dans l’attente d’un sursaut national. Fidèle à une « certaine idée de la France » chère au général de Gaulle, le mouvement Debout la République entend incarner le Courage Républicain et le mettre en œuvre pour rendre concrètement vie à notre devise nationale : Liberté – Egalité – Fraternité.

LE COURAGE DE LA LIBERTÉ
Depuis des années, les choix des Français sont bafoués. La ratification parlementaire, en février 2008, du traité de Lisbonne, copie conforme de la Constitution européenne rejetée par référendum (par 55% des Français) en mai 2005, a constitué à cet égard le point culminant de ce déni démocratique.
Les Français doivent redevenir maîtres de leur propre destin. Cela oblige à changer d’Europe en respectant les peuples, en s’appuyant sur les nations et en organisant des coopérations à la carte autour de projets concrets. Cela oblige aussi à réaffirmer l’indépendance de notre politique étrangère et de défense pour offrir au monde une autre voie soucieuse du développement, de la protection de la planète et de la diversité culturelle.

LE COURAGE DE L’ÉGALITÉ
Notre pays, en laissant progresser les communautarismes, les corporatismes et le chacun pour soi, a propagé le poison de l’inégalité et de la dispersion de la Nation.
Pour rendre aux Français le goût du vivre-ensemble, privilégions enfin ce qui unit sur ce qui différencie. Rééquilibrons les droits et les devoirs. C’est avec un Etat régalien et laïc renforcé, une école du mérite et de l’effort et un vrai aménagement du territoire que nous rassemblerons à nouveau les Français autour de l’essentiel, pour réussir ensemble.

LE COURAGE DE LA FRATERNITÉ
Dans la guerre économique mondiale, beaucoup de Français voient leurs conditions de vie se dégrader (délocalisations, recul du pouvoir d’achat…).
Pour retrouver le chemin du Progrès économique, social et environnemental, la France doit relocaliser ses emplois et investir dans les projets scientifiques et industriels de demain. L’effort de tous doit être au profit de tous, grâce au renforcement massif de la participation et à la création d’une sécurité professionnelle.

C’est en faisant preuve de courage républicain que la France retrouvera la voie de la démocratie, de la liberté, de l’unité nationale, de la citoyenneté républicaine, de la puissance économique et de la justice sociale. Elle empruntera alors à nouveau le chemin du Progrès partagé.


Vous trouverez plus d'informations sur Nicolas Dupont-Aignan ou Debout La République sur le site officiel : www.debout-la-republique.fr ou sur le blog de NDA : www.blog.nicolasdupontaignan.fr

lundi 24 novembre 2008

Des efforts à faire en direction des seniors

Hier, l'émission Zone Interdite était consacrée au travail des seniors. Deux aspects du sujet étaient abordés : le taux de chômage élevé chez les seniors et la nécessité de travailler en complément de sa retraire pour avoir des revenus décents.
Que dire après avoir visionné ce programme ? Anormal et intolérable sont les premiers mots qui me viennent à l'esprit.

Sur le non-emploi des "seniors" d'abord. Cela est malheureusement une réalité qui touche de plus en plus de personnes et surtout de plus en plus tôt. En effet, certains secteurs, et notamment la vente, refusent l'embauche des plus de 40 ans. Cela est d'autant plus paradoxal que le gouvernement souhaite autoriser le travail jusqu'à 70 ans. Encore faudrait-il pouvoir garder son emploi jusqu'à 50 ans.
Je crois donc que le gouvernement doit tout faire pour inciter les entreprises à embaucher et surtout à garder ses salariés les plus âgés. Pour cela, je pense qu'une politique d'incitation, et non de sanction, doit être mise en place au travers d'exonérations de charges par exemple et également par l'organisation de campagnes de sensibilisation.
De plus, je trouve dommage que les entreprises se passent des services des plus âgés car ceux-ci ont de nombreuses qualités à mettre en avant telles que leur expérience, leurs savoirs et savoir-faire ou encore implication dans le travail.

Parallèlement à ce phénomène, de plus en plus de personnes doivent travailler alors qu'ils sont à la retraite. C'est notamment le cas d'un homme de 84 ans qui continue son métier de chauffeur routier pour compléter ses revenus. Je trouve cela honteux. Comment peut-on accepter qu'une personne ayant travaillé toute sa vie ne puisse profiter pleinement de sa retraite sans se faire de soucis pour ses finances ?
Ce problème est le résultat de la faiblesse des retraites en France, retraites qui sont dérisoires au vu du travail de toute une vie. Il faut donc agir sur ces retraites pour offrir un repos bien mérité à nos anciens (voir article du 3 septembre 2008).
En outre, les emplois laissés par les retraités permettraient une baisse substantielle du chômage car ceux-ci seraient comblés par des chômeurs.

Aujourd'hui, de plus en plus de personnes âgées peinent à vivre décemment. Il faut donc agir rapidement afin de soutenir nos anciens. Après nous avoir soutenus durant des années, c'est à nous les jeunes générations de mettre la main à la pâte.