mardi 10 février 2009

DLR se lance dans la course aux européennes

Aujourd'hui, Nicolas Dupont-Aignan (NDA) a présenté les têtes de listes présentées par son parti (Debout La République) aux élections européennes de juin 2009.
Voici le discours de NDA à cette occasion ainsi qu'une présentation des candidats.


L’Europe est profondément malade. Les européens paient de plus en plus cher dans leur vie quotidienne (chômage, misère), les erreurs, les fautes politiques et économiques de dirigeants de droite comme de gauche qui l’ont conduite dans l’impasse.
Et pourtant, ces mêmes dirigeants continuent en coulisse à agir comme si de rien n’était :
 - ils veulent imposer le traité de Lisbonne, copie conforme de la Constitution européenne malgré trois référendums contraires,
 -  ils ouvrent discrètement, mais sûrement, les uns après les autres les chapitres de négociations de l’adhésion de la Turquie,
 - ils détruisent pas à pas les services publics. Après l’énergie et les transports, ils veulent déréglementer maintenant le secteur de la santé,
 - ils défendent bec et ongles le libre échange déloyal qui nourrit le dumping social et environnemental,
 - ils intègrent à marche forcée notre défense dans celle de l’OTAN.
Les élections européennes du 7 juin prochain constituent donc une occasion historique pour les Français et les Européens de ne plus se laisser faire, de désavouer cette mauvaise politique et d’en proposer une autre.
Comment les Français pourraient-ils avoir envie de voter pour les listes de l’UMP, du PS, du MODEM ou des Verts qui ont signé depuis 20 ans tous les traités et sont donc responsables de l’échec actuel ?
Soudain les discours de ces partis politiques changent. Ils découvrent que leur Europe ne marche pas et prétendent vouloir la réformer mais, au même moment, ils veulent imposer le traité de Lisbonne qui grave dans le marbre ses dérives.
Ils me font penser aux loups qui se déguisent en grand-mère ! L’électeur français ne doit pas se laisser abuser par ce double langage, cette manipulation électorale et devenir le petit Chaperon Rouge de l’élection européenne.
Mais comment les Français, qui savent désormais que l’Union européenne ne fonctionne pas, pourraient-ils avoir aussi envie de voter pour les éternels « euro-ronchons ». Ils en ont assez des lamentations, ils veulent des solutions.
En 2005, les 16 millions de Français qui ont voté NON n’ont pas tous, loin s’en faut, voté contre l’idée européenne mais contre l’Union européenne d’aujourd’hui qui leur fait tant de mal. Ils en veulent une autre, tout simplement.
Voilà pourquoi Debout la République, qui s’est constitué en parti politique à part entière le 23 novembre dernier, a décidé de présenter des listes dans toutes les régions françaises.
Nous refusons le rafistolage hypocrite de ceux qui ont mené l’Europe dans une impasse.
Nous refusons le rejet de l’idée européenne des extrémistes sans solutions.
Nous voulons offrir aux Français enfin un vrai choix pour bâtir une Europe radicalement différente au service des Européens.
Une Europe qui les respecte !
Oui, une Europe qui respecte leur vote.
Une Europe qui respecte leurs emplois : ainsi pour sortir de la crise nous proposerons le protectionnisme européen intelligent capable de rétablir la loyauté des échanges.
Une Europe qui respecte leur qualité de vie.
Une Europe qui respecte leur pays : nous proposerons un nouveau traité permettant la multiplication de coopérations à la carte sur le modèle de l’Agence spatiale européenne. Cela permettra de supprimer la Commission de Bruxelles, l’Union européenne cessant de se mêler de tout dans la vie des peuples pour se concentrer sur les défis du XXIème siècle.
Pour défendre devant les Français ce projet nos listes seront portées par un rassemblement de femmes et d’hommes de conviction.


Présentation des têtes de liste

dimanche 8 février 2009

Le NPA est né !

La LCR (Ligue Communiste Révolutionnaire) est morte, vive le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) ! Effectivement,  le NPA a officiellement été créé et revendique déjà 9000 membres. Après le Parti de Gauche (PG) la semaine dernière, Olivier Besancenot a donc "accouché" de son parti ce week-end.

Voila donc une nouvelle formation politique, à la gauche de la gauche comme on dit. Alors qu'en penser ?
- Au niveau du nom d'abord. Nouveau Parti Anticapitaliste. Le mot "anticapitaliste" positionne sans ambiguïté le parti à l'extrême gauche. Ce qui me dérange est le mot "nouveau". En effet, et le problème est également valable pour le Nouveau Centre (NC), le terme "nouveau" ne peut être que temporaire. De fait, dans 10 ans, ce parti n'aura plus rien de nouveau.

- Sur le positionnement politique ensuite. Il s'agit d'un parti d'extrême gauche de plus, en parallèle du Parti Communiste (PC), du Parti de Gauche (PG), de Lutte Ouvrière (LO), du Parti Ouvrier Indépendant (POI) ... Il me semble donc qu'un regroupement de ces partis serait plus profitable pour tous, d'autant plus que leurs idées sont (très) proches.

- Concernant leur programme. Bien que le parti soit tout récent, il n'en reste pas moins l'héritier de la LCR. Son programme, si tant est qu'il existe, sera donc similaire. Personnellement, je trouve que le NPA/LCR est un parti de contestation et non de proposition. En effet, ce parti incarne aujourd'hui le vote de contestation comme l'était le Front National (FN) en son temps. Les propositions sont donc faibles et sont, lorsqu'elles existent, inapplicables et quelque peu utopiques (SMIC à 1500 €  net par exemple).

- A propos de son porte-parole enfin. Olivier Besancenot, le facteur le plus célèbre de France. Même si je ne partage pas ses opinions politiques, j'apprécie Olivier Besancenot pour sa manière de faire de la politique. De fait, je trouve remarquable d'être sur le terrain, aux côtés des Français, même en dehors des échéances électorales. Sa façon de parler, bien que parfois trop vulgaire et familière, me plaît car son niveau de langage est compréhensible de tous, ce qui n'est pas toujours le cas de nos dirigeants. Je regrette pourtant que Besancenot soit tout le temps dans la contestation et la critique systématique du gouvernement et du patronat.
Néanmoins, je crois qu'Olivier Besancenot est plus qu'un porte parole, il est le NPA. Je pense donc que sans lui le parti n'a aucune visibilité.

Finalement, je crois que le NPA est et restera un parti de contestation. Celui-ci n'a aucune volonté/possibilité d'accéder au pouvoir, tout du moins pour le moment. Cette formation rencontre pourtant un certain succès grâce à son leader,  jeune, populaire et charismatique. Je crois toutefois que des efforts doivent être faits afin de se doter d'un réel programme et d'une stratégie d'alliance à gauche.

samedi 7 février 2009

Face à la crise, le président s'explique

Jeudi soir, soit une semaine après la grève du 29 janvier, le président de la République s'est exprimé sur la crise. Bien que des annonces ont été faites, les Français restent dubitatifs (plus de 50 % ne l'ont pas trouvé convaincant).
Parmi ces déclarations, certaines sont prometteuses alors que d'autres m'ont paru plus futiles.

Au niveau fiscal tout d'abord. Nicolas Sarkozy souhaite supprimer la taxe professionnelle en 2010. Il a également  annoncé une éventuelle suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu. Deux mesures fiscales donc, l'une pour les entreprises, l'autre pour les particuliers. Bien que ces mesures puissent paraître bénéfiques, il ne faut pas oublier le manque à gagner concomitant. En effet, ces suppressions constitueront une baisse substantielle des recettes de l'Etat et des collectivités territoriales. En outre, on voit que l'hypothèse de l'instauration d'une nouvelle taxe, et notamment la taxe carbone, afin de compenser ces pertes n'est pas de bonne augure car on risque d'aboutir  à un impôt de plus sur les consommateurs.
Durant son interview, le président a rappelé que l'argent accordé aux banques était un prêt, qui rapportera 1,4 milliard d'euros d'intérêts. Pourtant, cela n'est pas tout à fait exact car la France ne disposait pas de l'argent qu'elle a prêté. Il lui a donc fallu emprunter cette somme. Le bénéfice pour l'Etat sera finalement égal à la différence entre les intérêts reçus et ceux payés soit un montant estimé à 400 millions d'euros.
Outre ces éléments, une déclaration a particulièrement retenu mon attention. Il s'agit bien évidemment des propos sur le partage des profits. En effet, Nicolas Sarkozy souhaite que les bénéfices soient répartis de manière égale entre les salariés, les actionnaires et l'entreprise elle-même pour ses investissements. Je crois que cette nouvelle répartition, si elle est mise en place, sera une réelle avancée, et notamment pour les salariés. Je souhaite donc de tout coeur que le président tienne sa promesse.
Enfin, une rencontre avec les syndicats aura lieu le 18 février. Ce rendez-vous était prévu depuis longtemps mais le président l'a réaffirmé jeudi soir.  Je souhaite que cette réunion aboutisse à de réelles avancées pour notre pays en matière de social. Mais j'espère surtout que si un accord est trouvé, celui-ci sera respecté et qu'aucune des parties ne fera marche arrière au dernier moment.

Durant toute son intervention, le président a répondu aux questions de journalistes pas forcément toujours incisifs. A cette occasion, plusieurs propositions ont été faites. Il s'agit maintenant de voir si elles seront suivies d'effets car depuis 2007, de belles paroles ont été dites, sans pour autant se traduire par des actes concrets.

jeudi 5 février 2009

L'habit ne fait pas le moine

Nouveau petit article trouvé sur le blog de Nicolas Dupont-Aignan. Mais ce n'est pas tant la source qui est importante que le contenu même du message.

En 2009, prenons le temps vraiment de nous arrêter....
Le musicien de rue était debout dans l'entrée de la station L'Enfant Plaza du métro de Washington DC. Il a commencé à jouer du violon. C'était un matin froid, en janvier dernier. Il a joué durant quarante-cinq minutes. Pour commencer, la chaconne de la 2ème partita de Bach, puis l'Ave Maria de Schubert, du Manuel Ponce, du Massenet et de nouveau Bach. A cette heure de pointe, vers 8h du matin, quelque mille personnes ont traversé ce couloir, pour la plupart en route vers leur boulot.
Après trois minutes, un homme d'âge mûr a remarqué qu'un musicien jouait. Il a ralenti son pas, s'est arrêté quelques secondes puis a démarré en accélérant. Une minute plus tard, le violoniste a reçu son premier dollar : en continuant droit devant, une femme lui a jeté l'argent dans son petit pot. Quelques minutes ensuite, un quidam s'est appuyé sur le mur d'en face pour l'écouter mais il a regardé sa montre et a recommencé à marcher. Il était clairement en retard.
Celui qui a marqué le plus d'attention fut un petit garçon qui devait avoir trois ans. Sa mère l'a tiré, pressé mais l'enfant s'est arrêté pour regarder le violoniste. Finalement sa mère l'a secoué et agrippé brutalement afin que l'enfant reprenne le pas. Toutefois, en marchant, il a gardé sa tête tournée vers le musicien. Cette scène s'est répétée plusieurs fois avec d'autres enfants. Et les parents, sans exception, les ont forcés à bouger.
Durant les trois quarts d'heure de jeu du musicien, seules sept personnes se sont vraiment arrêtées pour l'écouter un temps. Une vingtaine environ lui a donné de l'argent tout en en continuant leur marche. Il a récolté 32 dollars. Quand il a eu fini de jouer, personne ne l'a remarqué. Personne n'a applaudi. Seule une personne l'a reconnu sur plus de mille personnes.
Personne ne savait que ce violoniste était Joshua Bell, un des meilleurs musiciens sur terre. Il a joué dans ce hall les partitions les plus difficiles jamais écrites avec un Stradivarius de 1713 valant 3,5 millions de dollars. Deux jours avant de jouer dans le métro, sa prestation au théâtre de Boston était « sold out » avec des prix avoisinant les 100 dollars la place.
C'est une histoire vraie. Joshua Bell jouant incognito dans une station de métro a été organisé par le « Washington Post » dans le cadre d'une enquête sur la perception, les goûts et les priorités d'action des gens. Les questions étaient : dans un environnement commun, à une heure inappropriée, pouvons-nous percevoir la beauté ? Nous arrêtons-nous pour l'apprécier ? Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu ?
Une des possibles conclusions de cette expérience pourrait être : si nous n'avons pas le temps pour nous arrêter et écouter un des meilleurs musiciens au monde jouant quelques-unes des plus belles partitions jamais composées, à côté de combien d'autres choses passons-nous ?
A méditer…Cette histoire est vraie à 100 %...c'est fou, non ??

lundi 2 février 2009

Surenchères autour du plan de relance

Le parti de gauche (PG) a tenu ce week-end son congrès fondateur à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne). A cette occasion, Jean-Luc Mélenchon a présenté un plan d'urgence de 100 milliards d'euros. Cette proposition est le second contre-plan proposé par l'opposition suite à la présentation du plan de relance gouvernemental début décembre. En effet, Martine Aubry avait elle-même dévoilé, il y a quelques semaines, les solutions contre la crise de son parti.

A ce jour, 3 plans de relance ont été exposés, tous avec des montants différents. Celui du gouvernement pour 26 milliards, celui du PS pour 50 milliards et enfin celui du PG pour 100 milliards. Il semble donc évident que chaque parti joue la surenchère en proposant un plan plus important que les autres. Néanmoins, je ne crois pas que cela soit réellement nécessaire dans la mesure où plus le montant est important, plus des sources de financement (impôts, endettement ...) seront à trouver. Je pense donc que plus que la somme mise en jeu, c'est sur son utilisation qu'il faut s'attarder.
Aucun des plans proposés n'est parfait mais chacun revêt des résolutions intéressantes.

Bien que je ne sois en mesure de proposer moi-même un plan de relance détaillé et chiffré, je pense que plusieurs pistes sont à creuser tant au niveau des sources de financement que des usages de l'argent public.
Tout d'abord, il me semble important de trouver de l'argent  avant de le dépenser afin de limiter un endettement déjà faramineux.
Au vu de la situation actuelle, la solution du recours à l'impôt  me semble à écarter. Néanmoins, je crois que certaines personnes en France sont très privilégiées. Je pense bien évidemment à la classe dirigeante. En effet, il apparaît que parlementaires, ministres et autres hauts fonctionnaires sont très largement payés. Cela me semble donc naturel que ces personnes réduisent leurs salaires afin d'être plus en phase avec la réalité. Parallèlement à cela, il me paraît nécessaire de réduire le train de vie des ministères, notamment en ce qui concerne les frais de réception. Grâce à toutes ces économies, je pense qu'il est possible de dégager au moins 1 milliard d'euros par an.
Une deuxième possibilité à envisager est de mettre en place une grande chasse au gaspillage dans tous les services de l'Etat et notamment dans les entreprises publiques et les collectivités territoriales. En effet, des sommes considérables sont utilisées de façon non optimale, ce qui est très dommageable pour le contribuable.
Enfin, il me semble  nécessaire de lutter de manière massive contre toute forme de fraude envers l'Etat, que ce soit au niveau du paiement des impôts ou des escroqueries à la sécurité sociale. Outre le recouvrement des sommes non-perçues, des sanctions financières constitueraient  également une source de revenus substantiels.
Alors bien évidemment les sommes dégagées ne représentent pas des dizaines de milliards d'euros mais cela permet de mettre à contribution tous les Français.

S'agissant d'argent public, je crois que des précautions doivent être prises. En effet, il est primordial qu'un euro dépensé soit un euro utile. Selon moi, des mesures doivent être prises en direction de l'emploi et du pouvoir d'achat.
Une première disposition à prendre est de mettre en place une politique de grands travaux. Cela permettra de relancer le secteur du BTP tout en dotant le pays de nouvelles infrastructures (logements, routes, écoles ...). Ensuite, des résolutions doivent être adoptées afin de permettre à des milliers de Français de retrouver ou de conserver leur emploi. Dans un premier temps, il faudrait peut-être envisager une baisse des charges sur les salaires. De plus, des plans de formation à l'échelle nationale doivent être mis en place afin de faciliter au maximum le reclassement des salariés licenciés.
Concernant le pouvoir d'achat, je crois qu'une revalorisation des minimums sociaux s'impose afin que les plus démunis puissent faire face à la crise. Toutefois, je crois que donner de l'argent "sous forme liquide" est une mauvaise solution car cet argent sera soit épargné, soit investi dans des produits importés. Il me semble donc plus profitable d'accorder certaines réductions sous forme d'allégements fiscaux par exemple.
En outre, les investissements des entreprises comme des particuliers doit être encouragé et notamment en direction des secteurs dits d'avenir (recherche, environnement ...).
Enfin, des aides pourront être accordées aux entreprises des secteurs les plus touchés, à l'instar de l'automobile. Néanmoins, certaines conditions devront être remplies. Ainsi, les dirigeants devront s'engager à diminuer leurs revenus, à renoncer à verser des dividendes mais aussi à limiter les licenciements.

En plus de ces mesures, deux autres éléments me semblent urgents à mettre en place.
Le premier est l'actionnariat-salarié. En effet, la possession d'une partie de l'entreprise par les salariés est doublement avantageuse. Il s'agit d'une source de motivation et de revenus supplémentaires en raison des dividendes versés. De plus, étant actionnaires les salariés ont leur mot à dire dans la gestion de la société, ce qui peut éviter bien des dérives (licenciements, délocalisations ...).
Le second élément est l'adoption par nos dirigeants d'une préférence nationale. Effectivement, il me semble aberrant que l'Etat ne fasse pas uniquement appel à des sociétés françaises pour ses achats. Pour moi, un tel comportement coule de sources afin de privilégier nos entreprises nationales.

La rédaction d'un plan de relance n'est pas chose aisée. Pourtant, certaines mesures tombent sous le sens. Il est  
donc parfois plus utile de prendre des dispositions simples et efficaces plutôt que de faire de grands calculs, coûteux et contre-productifs.

vendredi 30 janvier 2009

Les Français dans la rue

Hier, le jeudi 29 janvier 2009, était jour de revendications pour la France. En effet, de nombreux Français se sont mis en grève et son descendus dans la rue pour manifester. Les doléances étaient nombreuses et variées. Elles concernaient notamment l'emploi, le pouvoir d'achat ou encore les services publics.

Je n'ai pas personnellement  pris part à ces manifestations pour des raisons scolaires. Néanmoins, j'étais plutôt favorable à ce mouvement. Je crois que cette journée nationale était symbolique dans la mesure où elle a réussi à fédérer des individus de d'horizons différents (huit syndicats, salariés du privé et du public ...). De plus, il apparaît que les revendications ne concernaient pas une catégorie de personnes en particulier mais tous les Français. J'interprète donc cela comme un mouvement de ras le bol général contre la situation actuelle en France et contre la politique du gouvernement en place.
Bien que cette journée ait été un succès, je ne suis pas convaincu que cela suffise à changer les choses. En effet, j'ai bien peur que tous ces griefs restent lettre morte, tout du moins dans les actes car il y a fort à parier que des annonces soient faites très prochainement.

Parallèlement à ces mouvements sociaux, des actes de malveillance ont malheureusement eu lieu. Bien évidemment, ceux-ci restent marginaux mais sont néanmoins assez nombreux pour décridibiliser les efforts du plus grand nombre. Je pense donc que les auteurs de ces méfaits devraient être jugés fermement.

mercredi 28 janvier 2009

L'opération Plomb durci est-elle légitime ?

Après plusieurs semaines d'absence en raison d'examens, l'activité de ce blog reprend.
Ne pouvant revenir sur tous les faits de ces derniers temps, je me limiterai à un seul sujet : l'opération Plomb durci.

Je vous fais grâce de la chronologie des évènements car celle-ci ne présente pas de réel intérêt. Néanmoins, je souhaitais réagir sur la légitimité de cette opération mais également sur les réactions faisant suite à cette attaque.

Après l'incursion militaire israélienne dans la bande de Gaza, on peut s'interroger sur son bien-fondé. Pour être le plus objectif possible, je crois qu'il est nécessaire de distinguer la forme du fond de cette opération.
Sur le fond d'abord. Je pense que sur le fond, l'attaque israélienne est pleinement justifiée. En effet, je ne trouve pas anormal que ce raid ait été effectué puisqu'il consistait à défendre le peuple israélien contre des tirs de roquette. Cette incursion était donc un moyen pour Israël de défendre l'intégrité de son territoire et de ses habitants.
Sur la forme ensuite. On ne peut qualifier l'action d'Israël de légitime défense dans la mesure où les moyens mis en oeuvre sont démesurés par rapport aux attaques subies. Cette attaque me semble donc disproportionnée. Il faut également noter les bavures de Tsahal (armée israélienne) qui a bombardé à plusieurs reprises des structures de l'ONU.
Finalement, je crois que le gouvernement israélien peut être condamné sur la façon dont il a mené l'opération mais pas sur les raisons qui l'ont poussé à agir.

Suite à cette attaque, de nombreuses manifestations de soutien aux Gazaouis, à Israël ou encore au Hamas ont eu lieu partout dans le monde. Personnellement, je trouve ces démonstrations gênantes. En effet, je peux comprendre que l'on soit solidaire d'une cause, et notamment celle des habitants de la bande de Gaza, mais je trouve qu'il est inutile de manifester dans les rues. De plus, on a pu voir que ces manifestations avaient tendance à dégénérer de manière violente. Mais ce qui me dérange le plus est que certaines personnes soutenaient le Hamas, une organisation terroriste islamiste. Je trouve tout bonnement incompréhensible que certains individus cautionnent de tels groupuscules.

Personnellement, je considère que l'opération Plomb durci n'est qu'un énième rebondissement dans le conflit israélo-palestinien. Je crois malheureusement que ce conflit vieux de 60 ans n'est pas prêt de finir. Cela est d'autant plus vrai que certains pays font tout pour attiser les tensions tandis que d'autres (dont la France) cherchent à apaiser les dissensions entre les deux pays.