mercredi 11 mars 2009

Encore des manifs ...

Aujourd'hui, et comme depuis un certain temps déjà, une manifestation était organisée à Grenoble. Celle-ci comme souvent a réuni quelques centaines de personnes. J'ai donc pu observer un cortège de quelques jeunes individus qui scandaient les traditionnels slogans.
Loin de moi l'idée de remettre en cause le droit de faire grève et de manifester mais là trop c'est trop. Ainsi, depuis quelques mois, on peut assister, tout du moins sur Grenoble, à des défilés quasi hebdomadaires. Nous en sommes donc arrivés à un point où un trop grand nombre de manifestations enlève toute crédibilité et toute lisibilité à ces mouvements. De fait, qui n'a pas entendu autour de lui " encore une manif ! Qu'est ce qu'ils veulent cette fois ?".
Je crois donc que l'on assiste de plus en plus à une opposition entre deux parties de la population. Ceux qui expriment leurs revendications en battant le pavé et ceux qui subissent cette expression, notamment par le biais de problèmes de blocages de transports ou de lieux publics. Cela aboutit d'ailleurs à des heurts entre pro et anti blocages, dans les universités par exemple.
Il apparaît donc, qu'aujourd'hui, les protestations, aussi légitimes soient-elles, sont souvent exprimées dans la rue avec plus ou moins de succès. On ne peut que regretter que l'opposition stérile de la rue ne laisse pas place à des négociations et des propositions concrètes.
Finalement, je pense que la concertation doit être privilégiée à l'affrontement direct. Cela permettra, selon moi, d'éviter tous les désagréments causés par des manifestations superflues (blocages, dégradations ...). En outre, cela aura  le mérite d'aboutir à un apaisement d'un climat social déjà tendu.

jeudi 5 mars 2009

Création et internet : où est l'urgence ?

Voici un article que j'ai trouvé sur le blog de Nicolas Dupont-Aignan (http://blog.nicolasdupontaignan.fr). Celui-ci traite de la loi création internet, sujet sur lequel je m'étais exprimé dans un précédent article.
J'ai souhaité reprendre cet article du député de l'Essonne car j'adhère totalement à ses propos. Voici donc le texte dans son intégralité suivi d'une interview de son auteur sur le même thème.


Alors que les chiffres du chômage explosent, alors que la Société Générale distribue 700 millions d’euros publics à ses actionnaires, alors que les délocalisations s’accélèrent, que l’outre-mer vit une situation insurrectionnelle…. Que les urgences fusent, donc… Le gouvernement fait passer au pas de charge le fameux texte « Création et Internet » sur lequel le Parlement délibérera et se prononcera en urgence - en vertu de la procédure du même nom.

Sur la forme : il est quand même assez singulier que ce genre de texte fasse systématiquement l’objet d’une procédure d’urgence. C’était, en effet, déjà le cas pour son ancêtre la loi DADVSI, en 2005 (La loi "Création et Internet" étant une sorte de DADVSI 2). Au point que certains réclament une commission d’enquête parlementaire afin de vérifier, à tout hasard, s’il n’existerait pas une pression de la part de divers lobbys pour faire adopter ce texte en suscitant le moins de débat possible…

A vrai dire, en douze ans de mandat parlementaire, ce n’est malheureusement pas le premier texte que je vois passer où on peut discerner plus ou moins distinctement l’empreinte des copains du Fouquet’s.

Si enquête parlementaire il doit y avoir c’est à propos du "lobbying" intensif, auprès des gouvernements (gauche et droite), qu’ont suscité de nombreux textes passés ces dernières années devant notre assemblée.

Sur le fond : ce projet de loi impose techniquement en l’état la surveillance généralisée de la connexion des 17 millions de foyers Français abonnées à l’ADSL, car pour détecter et identifier les téléchargements, illicites ou légaux, il n’y a pas d’autre méthode possible.

Un peu à l'image de radars routiers surveillant en permanence le trafic qui flasheraient tous les automobilistes, non pas pour relever les infractions mais juste pour savoir où ils sont passés.

C'est-à-dire que, sur le principe, chaque titulaire d’un abonnement Internet est considéré comme un délinquant potentiel. Sous les qualificatifs de « riposte graduée » et « proportionnalité de la sanction », inquiétants tant ils semblent tout droit sortis du service communication du Pentagone, se cache ainsi l’importation en France de l’internet à la chinoise, c'est-à-dire l’instauration pure et simple du Big Brother de Georges Orwell – avec la police politique et ses exactions en moins, il est vrai. Est-ce là une pratique digne de la France du XXIème siècle, de la France tout court ?

Ajoutons que le titulaire d’une connexion doit, dans le cadre de ce texte, se munir d’un dispositif technique permettant de filtrer sa connexion et, en cas de réclamation, doit être en mesure de prouver que ce dispositif est parfaitement fonctionnel. Si vous faites partie de la majorité de la population qui n’a pas  « Bac+ 3 en informatique option réseau » malheur à vous !

Enfin, comment accepter que le contrôle et la décision de coupure des abonnements à internet soient effectués par une autorité administrative indépendante, juridiction d’exception, composée d’individus mus par la défense d’intérêts strictement privés, et non pas - a minima - par l’autorité judiciaire, seule fondée dans toute démocratie à s’immiscer dans la vie privée des citoyens et justiciables ?

Répétons-le, seule l’instauration d’une licence globale rémunérant à sa juste valeur le travail de création, pourra concilier la défense des intérêts des artistes et la liberté de l’internet. Car l’internet est constitué par nature d’échanges de données numériques qui, dans le cas de la musique et de la production cinématographique, induisent une véritable révolution des comportements comme l’imprimerie en son temps face à la copie manuelle. Il n’est ni possible ni souhaitable de la contrecarrer. Mais cela nécessite en retour l’invention d’un nouveau système de rémunération des créateurs (une taxe forfaitaire comme le prévoit la licence globale par exemple) à la fois juste, efficace et modérée - les contraintes matérielles et financières de la « riposte graduée » pouvant à cet égard se révéler bien plus lourdes et donc nuisibles au développement général de l’internet, qui demeure une nécessité.

Et puis, que feront nos petits Big Brothers lorsqu’ils se rendront compte que leur dispositif de surveillance est contourné, notamment par courriels ? Obtiendront-ils alors le privilège exorbitant d’ouvrir tous les courriers électroniques des particuliers qui contiennent des pièces jointes ? !

Seule la mobilisation des Français pourra, comme pour le travail dominical, faire en sorte que le gouvernement recule sur cette gravissime atteinte aux libertés individuelles.

De mon coté je vais prochainement adresser un courrier à l’ensemble de mes collègues pour les alerter sur ce texte, et leur signifier en termes clairs qu’en se prononçant pour son adoption ils se prononceraient pour la surveillance systématique et généralisée de leurs concitoyens, à commencer par leurs proches, familles et amis, par des vigiles aux ordres de l’industrie du divertissement.



mercredi 4 mars 2009

Malgré la crise, l'UE ne se remet pas en question

Dimanche 1er mars, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'union Européenne se sont réunis à Bruxelles pour un sommet préparatoire à celui du G20. Lors de cette réunion, les dirigeants européens ont rejeté toute idée de recours à des mesures protectionnistes pour affronter la crise. Ils affirment aussi leur volonté de faire "une utilité maximale du marché unique européen", qui garantit la libre circulation pour "garantir la croissance et l'emploi".
Source : Ouest-france.fr


Surprenantes ! Les décisions prises lors de ce sommet européen me semblent surprenantes. Enfin, on savait que l'UE était prise dans un dogmatisme puissant mais à ce point là, cela relève de la bêtise. En effet, on voit que cette crise est gigantesque, de par sa durée et ses conséquences sur tous les pans de notre économie. Pour autant, l'UE ne daigne pas modifier son comportement puisqu'elle vient de réaffirmer ce week-end la primauté du libre échange et de l'ultralibéralisme. Doctrine, qui je le rappelle, est à l'origine ou tout du moins a contribué à la crise financière que nous subissons.

Parallèlement à cela, les mesures protectionnistes sont complètement écartées, sans prendre le temps de réfléchir à leur éventuelle efficacité. Toutefois, cela n'est pas étonnant puisque le protectionnisme nécessite l'intervention des Etats, ce qui n'est pas vu d'un très bon oeil des libéraux.
Néanmoins, je crois que cette crise a au moins eu le mérite de nous montrer, si besoin en était, que la toute puissance des marchés et la théorie de la main invisible d'Adam Smith étaient une utopie. C'est pourquoi je pense qu'une intervention de l'Etat est nécessaire afin de réguler l'économie, en utilisant par exemple des mesures protectionnistes.
Je crois qu'un tel système devrait être mis en place à l'échelle européenne et ce afin de rééquilibrer nos échanges avec le reste du monde. En effet, à l'heure actuelle, notre balance commerciale est fortement déficitaire car nos exportations sont pénalisées et nos importations explosent. Ce phénomène est principalement dû à des disparités économiques, financières, sociales ou encore environnementales entre les différents pays. Ainsi, les produits chinois sont bon marché en raison, notamment, des bas salaires pratiqués. Le protectionnisme permettrait donc, par le biais de taxes de mettre sur un même pied d'égalité les produits européens et extra-européens.
De telles mesures auraient des effets bénéfiques importants. Cela pourrait permettre, par exemple, la relocalisation d'entreprises en Europe car il n'y aurait plus d'intérêts à délocaliser la production. De plus, cela obligerait les pays à en développement à faire des efforts en matière de social et de respect des normes environnementales.

Aujourd'hui, on se rend compte que le mot "protectionnisme" est dans toutes les bouches, que ce soit pour l'encourager ou le bannir. D'ailleurs, l'idée d'un protectionnisme à l'échelle européenne commence à faire parler d'elle. Pourtant, il apparaît que des disparités subsistent au sein même de l'UE, ce qui pose la question de l'efficacité optimale de telles mesures au niveau européen.

samedi 28 février 2009

Il faut sauver le service public

En ce moment, la population se mobilise pour le maintien d'un centre de secours sur la commune de Pont de Claix (Isère). En effet, les "décideurs" ont choisi de fermer la caserne afin de regrouper les effectifs avec ceux d'autres casernes dans une nouvelle structure. Ce choix semble aberrant tant il est inutile et injustifié. Cette décision répond uniquement à des impératifs comptables puisque cette fusion permettra de réduire les dépenses en diminuant le nombre de véhicules  et de soldats du feu.
Ce cas n'est qu'un exemple mais ce genre d'évènements tend à se généraliser. Effectivement, on voit que, de plus en plus, le service public est sacrifié pour des raisons financières. On voit se multiplier la fermeture d'établissements jugés non rentables et cela dans différents secteurs tels que la santé ou encore l'éducation.

Cela pose donc le problème de la rentabilité des services publics. Les services publics doivent-ils être rentables ? Pour moi, la réponse est oui et non, selon dans quel contexte on se place. De fait, le mot rentable signifie profitable. Je pense donc que les services publics doivent être profitables pour les usagers, c'est à dire qu'ils doivent permettre à tous, quelque soient leurs revenus et leur lieu d'habitation, d'accéder à des services de qualité. Au contraire, je crois que le service public ne doit pas forcément être rentable au sens financier du terme. Personnellement, je pense que les services publics doivent favoriser l'intérêt général et non celui de quelques uns. Pour autant, les services publics ne doivent pas être un gouffre financier.
Aujourd'hui, les services publics sont réformés pour qu'ils coûtent moins cher, sans tenir compte du maintien de la qualité. Je crois au contraire que la modernisation doit être menée afin d'aboutir à des services publics plus performants, plus efficaces et accessoirement moins coûteux. Pour cela, il me semble que des grandes concertations devraient être mises en place, associant gouvernement, syndicats et usagers. Ces états généraux permettraient de faire évoluer les services publics dans le respect de tous.
Finalement, en ces temps difficiles, il me semble donc nécessaire de réaffirmer le caractère social des services publics et l'importance que ceux-ci soient gérés par l'Etat afin que le recherche du profit ne se fasse pas n'importe quel prix.

jeudi 26 février 2009

Michèle Alliot-Marie, le Chêne, le roseau et les lentilles

Voici un article trouvé sur le blog gaulliste libre. Je trouve cet article très intéressant dans la mesure où il montre bien comment certaines personnes mettent entre parenthèses leurs opinions pour un morceau de pouvoir.


Aujourd’hui, presque tout le personnel politique se réclame du gaullisme. Nicolas Sarkozy le fait occasionnellement, François Bayrou de plus en plus et même Ségolène Royal a cité le rapport du Général à la religion. Le débat sur l’OTAN divise pourtant la classe politique d’une manière surprenante.

Ce que révèle le débat sur l’OTAN

En effet, ce débat se fait à front renversé avec de prétendus héritiers du gaullisme qui proposent de revenir sur la décision du Général de quitter le commandement militaire de l’OTAN, et les centristes et les socialistes qui s’y opposent, n’hésitant pas  à prendre le plus illustre des Français à témoin ! Quelle ironie de voir François Bayrou demander un référendum (quoi de plus gaulliste) sur le sujet ! À l’opposé, le très lointain descendant des partis gaullistes, l’UMP, soutient majoritairement ce retour.
Heureusement, tous les héritiers du gaullisme n’ont pas rompu avec les idéaux d’indépendance nationale, de refus des impérialismes, fût-il Américain, et de multilatéralisme. Nicolas Dupont-Aignan et Dominique de Villepin se sont ainsi exprimés fermement contre le retour de la France dans le commandement militaire de l’OTAN. Le président de Debout la République a signé une belle tribune dans Le Monde la semaine dernière et l’ancien Premier Ministre a qualifié cette décision de « faute » dans Dimanche Plus ce week-end.

Ce roseau qui se prend pour un chêne

Mais quelle ne fut pas ma surprise quand j’ai découvert la tribune de Michèle Alliot-Marie dans le Figaro, faisant du retour de la France « le choix de la responsabilité ». En effet, la ministre de l’intérieur se veut l’incarnation d’un courant gaulliste au sein de l’UMP, « Le Chêne », baptisé en mémoire du livre d’André Malraux sur le Général (chroniqué sur le blog). Elle justifie ce retour par l’absence de remise en cause de notre indépendance nucléaire, notre participation à l’OTAN et les prises de décisions à l’unanimité.
C’est relativement habile mais les deux derniers points étaient déjà vrais en 1966 et la question nucléaire n’était pas la seule pour laquelle le Général avait voulu quitter l’organisation. Le principal motif était simple : le refus de toute « sujétion » à un autre pays, fût-il un allié. En outre dire que « le monde de 2009 n’est pas celui de 1949 ou 1966 » est à double tranchant. En effet, le Pacte de Varsovie, et l’URSS, contre lesquels l’OTAN était dirigée, n’existent plus. Quel peut bien être l’utilité d’une telle organisation aujourd’hui ?
Certes, comme le montre le cas de l’Allemagne lors de la guerre d’Irak, il est possible de ne pas participer à une guerre que l’on ne souhaite pas mener. Mais du coup, cela ne justifie pas de participer à une organisation dont on ne peut pas réellement influencer la ligne, que seule les Etats-Unis décident formellement. En outre, il faut une bonne dose d’hypocrisie pour ne pas voir que l’OTAN freine la constitution d’une Europe de la défense puisqu’il s’agit quasiment des mêmes pays.
Les sophismes malhabiles de Michèle Alliot-Marie n’y feront rien. Avec ce soutien bruyant à l’OTAN, elle montre que ce qu’elle appelle le chêne n’est qu’un pâle roseau prêt à toutes les contorsions pour un plat de lentilles ministérielles.

lundi 23 février 2009

Lutter pour la survie de nos agriculteurs

Le salon de l'agriculture a ouvert ses portes ce week-end à Paris. Les visiteurs pourront découvrir les animaux et exposants jusqu'au 1er mars. Comme le veut la tradition, le président de la République s'est rendu samedi à "la plus grande ferme de France".
Comme chaque année, ce salon met l'agriculture française sur le devant de la scène, comme si elle n'existait pas le reste de l'année. Je regrette donc que l'on parle si peu de notre agriculture et de nos agriculteurs qui font un travail difficile mais hautement important et utile puisqu'ils concourent à notre autosuffisance alimentaire.

On voit pourtant aujourd'hui que les jeunes se détournent de plus en plus de la filière agricole. Cela est réellement dommage mais tout à fait compréhensible. En effet, pourquoi, au delà de la passion, choisir un métier avec des conditions de travail très rudes (peu de vacances, journées à rallonge ...) et cela pour un salaire de misère. Je crois donc qu'il faut faire des efforts pour redorer ce métier afin de ne pas mettre en péril notre agriculture.
Pour cela, je pense que nous devons surmonter trois difficultés :

- Les revenus des agriculteurs. Aujourd'hui, les salaires dans la filière agricole sont plutôt faibles et les heures de travail nombreuses. Un grand nombre d'agriculteurs survivent actuellement grâce à des subventions. Cela me semble tout simplement inacceptable. Les céréaliers, éleveurs et autres acteurs du monde rural doivent pouvoir vivre de leur activité. Cela passe bien évidemment par une juste rémunération des produits. Il est, en effet, anormal que les prix en grandes surfaces augmentent et que ceux payés aux agriculteurs diminuent. Il faut donc lutter contre ce phénomène par la réduction des intermédiaires par exemple. Ainsi, le développement des AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) me semble être une bonne chose tant pour l'agriculteur qui bénéficie de revenus décents que pour le consommateur qui profite de produits de qualité. De telles initiatives doivent donc être encouragées afin de maintenir un nombre important d'exploitations agricoles.

- L'abandon des campagnes. Ce point me paraît également important. De fait, comment inciter des personnes à s'installer dans un lieu dénué de toutes commodités. Je pense notamment aux commerces de proximité, aux services publics ou encore à un accès facile aux systèmes de soins. L'implantation de nouvelles propriétés sera d'autant plus aisée que le cadre de vie sera agréable. Il convient donc de se battre contre la désertion progressive de nos campagnes.

- La mort de l'agriculture traditionnelle. Un autre élément à prendre en considération est la destruction continue de notre agriculture. Effectivement, on va bien qu'aujourd'hui la science et la technologie s'immiscent  de plus en plus dans le monde agricole. Cela peut évidemment être synonyme de progrès mais parfois cela revient à obtenir des produits altérés voire nocifs pour la santé. Des exemples sont très (trop) faciles à trouver : les OGM, le boeuf aux hormones, le poulet chloré ... Personnellement, je crois que de tels "aliments" si on peut appeler cela comme ça doivent être tout simplement interdits, et ce tant que l'on ne connaîtra pas de manière précise et certaine leurs effets sur la santé.
Heureusement, on voit se développer en parallèle une volonté de manger mieux, plus sainement qui se traduit notamment par l'essor du bio.

Voila donc selon moi les trois principaux problèmes de la ruralité en France. Je crois que lorsque des solutions auront été apportées à ces questions alors un grand pas en avant aura été fait. Néanmoins, je pense que les consommateurs ont également un rôle à jouer dans cette histoire puisque ceux-ci sont directement impliqués. Des actions sont possibles au quotidien, en privilégiant, par exemple, es produits de saison ou encore les marchés. Cela peut sembler négligeable mais il ne faut pas oublier que l'océan n'est qu'une infinité de petites gouttes d'eau, gouttes d'eau qui sont insignifiantes prises individuellement mais qui réunies donnent une entité considérable.

jeudi 19 février 2009

Retour sur l'actualité

Comme je l'avais fait il y a quelque temps, je traiterais de plusieurs sujets dans cet article :

- Sarkozy annonce de nouvelles mesures sociales
Hier soir, le président de la République s'est de nouveau exprimé à la télévision. De nouvelles annonces ont été faites et notamment en matière de social. On y retrouve entre autres des mesures fiscales (impôt sur le revenu), des efforts financiers envers les chômeurs et les plus démunis (versement de primes et de bons d'achat), la constitution d'un fonds d'investissement social ou encore la mise en place de concertations.
Il paraît difficile de dire que ces mesures seront inutiles mais je regrette néanmoins le caractère ponctuel de certaines d'entre elles. Ainsi, les primes seront versées une seule fois. Cela ne peut donc pas remplacer une augmentation des salaires et/ou des autres prestations sociales (retraites, indemnités chômage ...) qui constitueraient un gain de revenus régulier.
Concernant la réforme de l'impôt sur le revenu, je ne trouve pas cela pertinent. En effet, je crois que tout le monde doit payer de l'impôt, proportionnellement à ses moyens. Cela me paraît normal que tout le monde participe dans la mesure où la redistribution est valable pour tous.
Enfin, la création de ce fonds me laisse dubitatif. Effectivement, je ne suis pas convaincu de sa nécessité. Il faudra vérifier l'usage qui en est fait pour pouvoir juger de son utilité.

- La Guadeloupe toujours paralysée
Depuis quelques semaines déjà, la Guadeloupe est sujette à d'importants mouvements sociaux. Néanmoins, les manifestations ont malheureusement dégénéré en émeutes alliant pillages et scènes de violence. Les revendications des Guadeloupéens sont tout à fait légitimes mais je regrette pourtant la tournure que prennent les évènements.
Dans cette affaire, il me semble que deux entités sont à blâmer. Le gouvernement tout d'abord car je trouve que le dossier a été pris à la légère. En effet, les négociations ont quelque peu traîné en longueur et les propositions faites sont assez maigres. Je crois pourtant que le LKP (collectif Lyannaj Kont Pwofitasyon) a également une responsabilité dans ce conflit. Effectivement, ce collectif a initié les manifestations et les a encouragées. Toutefois, il me semble que le LKP est actuellement dépassé par les évènements et qu'il n'a plus d'emprise sur la suite des choses.
Au delà du cas particulier de la Guadeloupe et des Antilles, je crois que ce dossier doit nous inciter à une réflexion plus profonde sur l'Outre-mer. En effet, il apparaît que la vie en métropole est complètement différente que celle en Outre-mer. Pour autant, les ultramarins n'en sont pas moins des Français. Il me paraît donc nécessaire de remettre à plat les relations entre les DOM-TOM et la métropole et de s'interroger sur les particularités de ces Français d'Outre-mer. 

- L'euthanasie, une pratique bientôt légale ?
Récemment, des députés UMP ont fait une proposition de loi visant à autoriser l'euthanasie. Je ne peux que me réjouir d'une telle proposition qui permettrait enfin de lever les tabous sur cette pratique aujourd'hui considérée comme un homicide volontaire. Je soutiens d'autant plus cette proposition que j'avais moi-même avancé une telle idée dans un précédent article.
Je souhaite donc de tout coeur que cette loi soit adoptée au Parlement, et ce dans les plus brefs délais afin que chacun ait le droit de mourir dans la dignité.

- Bruxelles nous prend pour des ...
Si vous ne le saviez pas encore, nous sommes en crise. Cela paraît idiot de le rappeler mais il me semble que la Commission Européenne l'a oublié. En effet, cette institution non élue a rappelé à l'ordre six pays (France, Espagne, Grèce, Irlande, Lettonie, Malte) dont le déficit budgétaire dépasse la limite autorisée des 3 % du PIB. La Commission s'appuie sur le pacte de stabilité pour engager une procédure à l'encontre de ces pays.
Mais de qui se moque-t-on ? Nous sommes en plein coeur de la crise et les différents gouvernements multiplient les plans de relance afin de "limiter les pots cassés", ce qui a pour conséquence directe une hausse des dépenses publiques et une envolée logique des déficits.
Je trouve donc déplacé et inacceptable que l'UE nous donne des leçons de morale en ces temps difficiles. M. Barroso et ses amis feraient donc mieux d'aider les différentes nations à lutter contre la crise plutôt que de s'attarder sur de futiles détails. Il est donc grand temps que l'Union Européenne se soigne de cette terrible maladie qu'est la Bruxellose. Aussi, j'espère que les élections européennes de juin 2009 apporteront un remède.