mercredi 8 avril 2009

Encore des polémiques ...

Voici un petit condensé des polémiques de ces derniers jours :

- Obama dit oui à la Turquie
Lors de son déplacement à Ankara, Barack Obama a affirmé soutenir l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne.  Deux choses me viennent à l'esprit suite à cette déclaration. La première est bien évidemment : de quoi se mêle-t-il ? En effet, pourquoi le président des Etats-Unis s'immisce dans les affaires de l'UE. Cela ne le regarde aucunement et je ne pense pas que de tels propos auraient été très appréciés de l'autre côté de l'Atlantique s'ils avaient été proférés par la France.
Ensuite, ces paroles relancent le débat autour de l'élargissement de l'UE à la Turquie. Nicolas Sarkozy s'est exprimé contre cette hypothèse. Néanmoins, celui-ci a ouvert plusieurs chapitres de négociation. Trouvez l'erreur ! A titre personnel, je suis opposé à l'entrée de la Turquie car ce pays n'est pas situé en Europe. De plus, je crois que les Turcs ont une culture, un mode de vie et une Histoire trop différents des nôtres. Je crois donc qu'il serait plus raisonnable de stopper toute négociation avec ce pays concernant son accès dans l'UE. Toutefois, il serait intéressant de proposer des partenariats avec cette nation, et ce dans différents secteurs.

- De plus en plus de patrons séquestrés
Depuis quelques temps, le nombre de séquestrations de dirigeants par leurs employés augmente fortement. On peut effectivement comprendre la colère des salariés vis-à-vis de leur direction mais je ne suis pas sûr que détenir son patron soit la meilleure solution. Je crois que le dialogue doit être privilégié, et ce bien avant l'annonce de licenciements. Néanmoins, on peut s'apercevoir que cette technique est très efficace et semble être la seule solution afin de relancer les négociations. Il faudra pourtant faire attention que ces séquestrations ne dégénèrent pas afin de ne pas décrédibiliser le mouvement social des salariés lésés par leur entreprise.

- Vers une validation automatique des diplômes ?
Suite aux grèves et manifestations qui perdurent dans les universités, certains étudiants et enseignants souhaitent que le second semestre soit automatiquement validé afin de compenser les cours perturbés.
Je suis plutôt opposé à cette idée pour deux raisons. La première est que cela aurait pour conséquence de dévaloriser les diplômes ainsi obtenus car seule une partie du programme aurait été abordée et évaluée. De plus, il me semble anormal de "récompenser" les étudiants qui ne sont pas allés en cours en leur accordant gracieusement leur semestre. Je crois que ceux-ci doivent assumer leurs actes que ce soit devant leurs futurs employeurs mais également devant leurs camarades qui ont été pénalisés par ces blocages.
Ce cas montre donc bien, une fois de plus, qu'une minorité active punie la majorité silencieuse car ici, les bloqueurs, assez peu nombreux empêchent une grosse partie des étudiants qui souhaite assister aux cours et réussir leur année.

- Nouveau problème d'intégration ?
D'après le site LCI.fr, un logement social a été refusé à une famille car l'épouse portait la burqa (vêtement qui couvre entièrement la tête et le corps). Cette affaire encore toute récente risque de créer de fortes dissensions. En effet, certains qualifieront cet acte de racisme et de discrimination alors que d'autres se féliciteront de cette réponse.
Personnellement, je suis satisfait de ce refus. Je trouve effectivement honteux que certaines femmes portent la burqa dans un pays comme la France. Je pense que cela reflète un manque flagrant d'intégration de la part de ces personnes. Je souhaite donc que de tels actes continuent et que les personnes vivant sur notre sol adoptent les coutumes en vigueur dans notre pays afin que chacun puisse vivre dans le respect de l'autre.

lundi 6 avril 2009

Coups de communication pour la communauté internationale

La semaine dernière, deux rendez-vous internationaux ont eu lieu en Europe. Le sommet du G20, tout d'abord, s'est réuni à Londres puis les membres de l'OTAN se sont rencontrés à Strasbourg afin de célébrer les 60 ans de l'organisation.
D'après la plupart des médias, ces rencontres ont été un succès avec d'importantes avancées en matière de coopération internationale. Néanmoins, je ne partage pas cet avis. En effet, que ce soit le sommet du G20 ou celui de l'OTAN, je crois que l'on a pu assister à un échec.
Le G20 réunissait les Hommes les plus puissants de la planète. Beaucoup espéraient qu'il permettrait de poser les fondements d'un nouveau système économique afin de repartir sur de nouvelles bases et d'oublier les erreurs du passé. Pourtant, il n'en est rien. Quelques annonces ont été faites mais rien de très concret. De plus, on peut remarquer une assez faible volonté de rénovation dans la mesure où peu de changements semblent avoir été annoncés.
Le sommet de l'Otan me semble également  avoir été un fiasco. Cela ne concerne pas les déclarations qui y ont été faites car celles-ci étaient prévisibles. Le gros point noir de cet évènement est bien évidemment les affrontements qui se sont déroulés en marge du congrès.
Il convient toutefois de noter l'émergence d'un monde multipolaire avec la reconnaissance accrue des pays émergents.
Globalement, je trouve que ces réunions sont une déception dans la mesure où peu de choses concrètes ont émergé. Les conclusions restent, pour le moment, sous forme d'annonces superficielles. Il faudra donc attendre encore afin d'obtenir de réelles solutions permettant de résoudre nos problèmes actuels.


jeudi 2 avril 2009

Le sport, une machine à fric ?

Depuis quelques temps déjà, l'opinion et les politiques découvrent les abus des grands patrons quant à leurs rémunérations. Ainsi, les membres de cette classe dirigeante sont cloués au pilori, à gauche comme à droite. Il est effectivement anormal qu'en ces temps difficiles, certains individus puissent quitter leur emploi avec d'importantes indemnités ou que d'autres reçoivent bonus et stock-options alors que leur entreprise licencie. Néanmoins, il apparaît que ces personnes ne sont pas les pires. En effet, ces personnes sont grassement payées mais ont ,en contrepartie de lourdes responsabilités, et sont, normalement, à l'origine de la création de richesses et d'emplois.

Aujourd'hui, je crois que la population devrait se révolter contre les revenus des sportifs. Effectivement, les footballeurs, rugbymen, pilotes de F1 et autres athlètes sont extrêmement bien payés comparativement à leur travail. De plus, leurs salaires sont très souvent complétés par des revenus provenant de juteux contrats publicitaires.
Je pense donc qu'il est nécessaire de mettre un terme à ces rémunérations démesurées. Je trouve cela d'autant plus inacceptable que les sportifs n'ont aucune utilité économique, c'est à dire qu'ils ne créent rien, hormis peut-être du rêve.
Alors certains prétexteront que le sport porte des valeurs saines mais je crois que l'argent a tué toutes ces valeurs. Ce phénomène est notamment visible dans le monde du football avec un niveau de jeu parfois inversement proportionnel au montant des salaires des joueurs.

Il paraît normal pour tout le monde de plafonner les rémunérations des dirigeants d'entreprises. Je souhaite que l'on prenne également conscience de la nécessité de faire de même avec les athlètes. Toutefois, je crois que cette démarche doit être faite au niveau international afin d'éviter un exode de nos champions vers d'autres pays n'ayant pas adoptés un tel système.

Finalement, on se rend bien compte qu'aujourd'hui certains sportifs professionnels sont complètement déconnectés de la réalité. Il conviendrait donc de leur rappeler qu'ils ne font que courir après un ballon ou une balle et que finalement, ils ne servent pas à grand chose.

mercredi 25 mars 2009

Communiquer pour exister

Il n'en démord pas. Pour la troisième fois publiquement, Jean-Marie Le Pen a réaffirmé mercredi "l'évidence" que les chambres à gaz étaient un "détail" de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale. "Je me suis borné à dire que les chambres à gaz étaient un détail de l'histoire de la Guerre mondiale, ce qui est une évidence", a-t-il déclaré au Parlement européen, sous les huées d'une écrasante majorité de l'hémicycle.
Source : lepoint.fr

Ça y est, il a encore récidivé ! Néanmoins, ce n'est pas tant ces propos qui m'intéressent ici mais plutôt le fait qu'il les ait tenus. En effet, cette déclaration intervient quelques mois avant les élections européennes.
Une pure coïncidence ? Je ne crois pas. Le but me semble clair. Il veut que l'on parle de lui et de son parti afin de montrer qu'il existe et qu'il n'est pas mort (politiquement parlant évidemment). Ce regain de polémique est donc seulement une opération de communication visant à rappeler sa présence aux Français peu de temps avant une échéance électorale cruciale pour le Front National (FN).

Jean-Marie Le Pen n'est cependant pas un cas isolé. Effectivement, on peut voir que de plus en plus de personnalités politiques ont recours à cette technique. Ainsi, la communication devient prépondérante chez nos élus, et ce au risque de devenir plus importante que les actes et le travail de terrain. Cela est notamment visible au travers du nombre croissant d'Hommes politiques présents sur les plateaux de télévision ou dans la presse (même dans les magazines people pour certains).
Aujourd'hui, il est donc primordial de communiquer. Il faut à tout prix donner des interviews, et ce même si l'on a rien à dire car cela est censé montrer prouver aux électeurs que leurs représentants sont actifs. Malheureusement, on s'aperçoit que les annonces et autres communiqués foisonnent, sans que ceux-ci soient suivis de réalisations concrètes.

Finalement, je pense que nous en sommes arrivés à un point où la communication est devenue une stratégie visant à promouvoir une personne. Cela lui permet d'occuper la scène médiatique par ses déclarations et de camoufler ainsi une éventuelle inaction sur certains sujets.
Un exemple typique pouvant illustrer mes propos est Nicolas Sarkozy. En effet, ce dernier manie à la perfection cette nouvelle méthode de faire de la politique.

samedi 21 mars 2009

Pour une politique fiscale juste : supprimons l'ISF !

Je m'exprimais hier sur le bouclier fiscal et la nécessité de refondre notre fiscalité. Voici un article publié sur un blog politique que j'apprécie beaucoup. Celui-ci traite de l'ISF et des raisons qui justifie sa suppression.

De plus en plus de voix, jusqu'au sein de la majorité, remettent en cause le bouclier fiscal, dispositif de plafonnement des impôts directs à 50% des revenus.
Le bouclier fiscal a été créé pour deux raisons :
- une principe idéologique : que personne ne travaille plus de la moitié de l'année pour l'État.
- une objectif économique : supprimer l'ISF (565 966 foyers ont déclaré en 2008 un patrimoine supérieur à 770 000 euros) mais sans le dire et l'assumer publiquement !
 
Conséquence du bouclier fiscal : toute augmentation des impôts ou de la CSG ne pourra désormais que peser sur les classes moyennes, assez riches pour payer l'IRPP (impôt sur le revenu des personnes physiques) mais trop pauvres pour être concernées par le bouclier fiscal.
 
N'aurait-il pas été plus judicieux de supprimer l'ISF (horresco referens) ?
 
Les impôts ont deux finalités : financer les politiques publiques (selon les facultés de chacun) et réaliser l'égalité des chances républicaine.
 
D'où vient le patrimoine d'une personne assujettie à l'ISF ?
- ses revenus du travail, en théorie déjà imposés par l'IRPP.
- ses éventuels revenus du capital, en théorie déjà imposés par l'IRPP.
- les éventuels héritages qu'elle a reçus, en théorie déjà imposés par les droits de succession.
 
Dès lors, pourquoi taxer une seconde fois ce qui a déjà été taxé une première fois ? Ou, plutôt, ce qui aurait déjà dû être imposé, puisque :
- la diminution du nombre de tranches de l'impôt sur le revenu et le bouclier fiscal empêchent les plus hauts revenus de participer au financement des politiques publiques selon leurs facultés.
- le "paquet fiscal" a achevé la quasi-suppression des droits de succession.
 
Les inégalités entre les citoyens à la naissance que l'État peut corriger sont, par ailleurs, de deux ordres :
- les inégalités de capital culturel et social, en théorie corrigées par l'école de la République laïque, gratuite et obligatoire.
- les inégalités de capital financier et matériel, en théorie corrigées par l'impôt sur les successions.
 
Bref, une réforme fiscale juste consisterait selon moi à :
- supprimer l'ISF.
- abroger le bouclier fiscal, augmenter le nombre de tranches et le taux des tranches supérieures de l'IRPP.
- imposer davantage le capital que le travail.
- rétablir un véritable impôt progressif sur les successions.
(on m'objectera qu'en raison de la concurrence fiscale entre les États membres de l'Union Européenne une telle politique amplifiera l'évasion fiscale; certes, sauf si l'on instaure une taxation du capital en fonction du pays d'origine)

vendredi 20 mars 2009

Un bouclier qui ne protège pas des critiques

Depuis quelques temps, le bouclier fiscal est de plus en plus contesté. Celui-ci consiste à plafonner le taux d'imposition global des contribuables. Ainsi, depuis la loi TEPA de 2007, un contribuable ne peut avoir à acquitter plus de 50 % de ses revenus en impôts directs. Néanmoins, en ces temps de crise, ce système, qui bénéficie aux plus riches, est remis en cause pour des raisons de justice sociale. En effet, il est reproché aux plus aisés de ne pas assez contribuer à l'effort de la nation.

Personnellement, je suis assez partagé sur ce sujet. Effectivement, je  trouve normal qu'une personne n'ait pas à dépenser plus de 50 % de ses revenus en impôts car dans le cas contraire, cela reviendrait à travailler davantage pour l'Etat que pour soi-même. Toutefois, je crois qu'il est important que ce bouclier ne soit pas valable sur tous les impôts. En effet, depuis 2007, les contributions sociales sont incluses dans les impôts servant de référence au calcul de ce bouclier. Je pense donc que ce bouclier est trop large. Celui-ci ne devrait pas intégrer les impôts qui financent la protection sociale de notre pays afin d'aboutir à une plus grande équité.
Au delà de ses propres caractéristiques, le bouclier fiscal pose la question de la fiscalité française. En effet, un nombre important de personnes rechigne à payer ses impôts. Je tiens toutefois à rappeler que cet argent sert à financer les dépenses de l'Etat que ce soit dans le domaine de la santé, de l'éducation ou encore du social. Je crois donc que chacun devrait contribuer à ce financement et ce dans des proportions adaptées à leurs revenus.
Finalement, je crois que le bouclier fiscal doit être revu et corrigé de façon à l'adapter à la conjoncture actuelle. De plus, il me paraît urgent de revoir de fond en comble notre lourde et complexe fiscalité afin de la rendre plus simple et plus juste.

dimanche 15 mars 2009

Fauter plus pour gagner plus

Le géant américain de l'assurance AIG s'apprêtait dimanche 15 mars à verser quelque 450 millions de dollars de primes aux responsables de ses activités financières, ceux-là même qui furent à l'origine de ses pertes historiques de 99,3 milliards de dollars l'an dernier, a souligné le New-York Times samedi.
Ces bonus, qui s'ajoutent à ceux versés au sein d'autres entités du groupe, sont destinés aux cadres de la filiale londonienne AIG Financial Products, qui ont provoqué la chute, puis la nationalisation de l'ancien numéro un mondial de l'assurance, en ayant souscrit des contrats protégeant les investisseurs contre le risque de non-remboursement d'investissements à risque. Certaines primes ne dépassent pas 1 000 dollars mais sept responsables devraient recevoir plus de 3 millions de dollars de primes, selon le
New York Times.
Source : lemonde.fr


Fauter plus pour gagner plus ! Voila le nouveau slogan du monde des finances. En effet, malgré les nombreuses pertes de grandes banques mondiales, les bonus et autres dividendes continuent à tomber, et ce grâce notamment à de l'argent public. Les différents Etats sont  intervenus pour sauver les banques mais cela s'est en fait traduit par un financement des dirigeants et des actionnaires.
De tels comportements me semblent triplement honteux. Tout d'abord, l'argent utilisé est l'argent des contribuables, son utilisation aurait donc du être plus judicieuse. Ensuite, il apparaît que les sommes vertigineuses sont destinées uniquement aux dirigeants et non aux salariés, qui sont parfois même licenciés pour motifs économiques. Enfin, je trouve que ce genre de conduite n'est pas sain car cela revient à récompenser des individus ayant commis des erreurs. Ces agissements me font penser à une mère qui donne des bonbons à son enfant après qu'il ait fait une bêtise plutôt que de le sanctionner.
Je crois que nous en sommes arrivés à un point où l'éthique et la morale ont complètement disparu du monde des affaires. J'espère que les nouvelles générations sauront porter une certaine déontologie afin de ne pas sacrifier l'Homme sur l'autel du profit.