mercredi 27 mai 2009

Elle a enfin commencée !

Et oui, ça y est ! Depuis lundi 25 mai, la campagne officielle pour les élections européennes a enfin débutée. Il était temps car le vote a lieu le 7 juin, soit dans 15 jours. Et oui, dans 15 jours nous devrons voter pour renouveler le Parlement européen.

Les sondages prévoient un fort taux d'abstention. Cela n'est pas étonnant dans la mesure où les politiques et notamment l'UMP, le PS et le MODEM, parlent peu de ces élections car la non mobilisation leur profite.
En outre, les médias consacrent eux également peu de reportages à ce sujet. Cela est d'autant plus dommage que cela permettrait d'intéresser les Français à l'Europe qui souffre aujourd'hui d'un déficit d'image.
Je crois que c'est notamment aux chaînes publiques d'aller en ce sens. Toutefois, même si France 2 organise des débats (dans l'émission Mots Croisés le 25 mai et l'émission à vous de juger le 04 juin), ceux-ci sont tronqués. En effet, ces débats ne représentent pas toutes les sensibilités politiques. De fait, dans l'émission d'Yves Calvi, seuls les représentants du oui au référendum de 2005 étaient présents en plateau. De même, certains candidats ne seront pas représenter chez Arlette Chabot.
Je trouve donc anormal que les médias boycottent certaines sensibilités afin de promouvoir le triumvirat (UMP, PS MODEM). Il ne faut pas alors s'étonner du manque d'engouement pour l'Europe.

Je souhaiterais donc l'organisation de grands débats contradictoires regroupant des représentants des différentes listes afin que chacun puisse se faire une idée des propositions mises en avant. Mais surtout, je crois qu'il est impératif que chaque liste sérieuse ait le même temps de parole. En effet, je trouve dommage que les grands partis soient privilégiés. Cela empêche, selon moi, les petites listes de se faire connaître. Dans le même temps, il ne faut pas non plus donner trop de temps de parole à des listes farfelues qui ne représentent qu'elles. Cela peut sembler anti-démocratique mais la politique n'est pas un jeu, les élections sont une chose importante.

Quoi qu'il en soit, il est primordial d'aller voter le 7 juin. Votez pour qui vous voulez mais votez.

lundi 25 mai 2009

1 an déjà ...

Suite à une longue absence en raison d'une période d'examens chargée, je reviens poster sur ce blog en ce jour du 25 mai.
Si j'ai attendu particulièrement ce jour pour écrire un nouveau billet, c'est que j'ai rédigé mon premier message le 25 mai 2008, soit il y a 1 an jour pour jour.
En 1 an de nombreux thèmes ont été abordés. J'essaye en effet de traiter un vaste panel de sujets afin de m'exprimer sur les différents problèmes que connaît le monde.

Durant tout ce temps, il est possible que la ligne éditoriale ait évoluée. En effet, cela n'aurait rien d'étonnant dans la mesure où j'ai moi même changé durant l'année écoulée. Enfin plus précisément, mon positionnement politique a été modifié. Ainsi, j'ai découvert les valeurs du Gaullisme et me suis rendu compte que je m'en sentais proche.  De plus, mon intérêt pour le parti gaulliste et républicain de Nicolas Dupont-Aignan s'est accru en raison de convergences idéologiques importantes.

Ce blog a donc 1 an, ou 118 articles ou encore 399 visiteurs uniques.  Alors bien sûr, ces chiffres peuvent paraître dérisoires comparés aux statistiques d'autres blogueurs que j'apprécie (Malakine, Laurent Pinsolle et Laurent de Boissieu en autres). Néanmoins, je ne cherche pas à tout prix à être lu. D'ailleurs, seule une personne de mon entourage connaît l'existence de ces écrits. Ce blog est et restera uniquement ma modeste contribution à une blogosphère déjà riche et variée.

mardi 5 mai 2009

Pour un salaire maximum

Je vous retranscris ici un article trouvé sur le site Marianne. Celui-ci traite d'un appel visant à instaurer un salaire maximum. M'étant déjà exprimé sur le sujet, je ne ferai que relayer cet appel.

 Le Comité des Sages sur les abus des rémunérations des grands patrons, mandaté par le MEDEF et l'AFEP, va commencer à travailler. On se souvient que ledit Comité avait été créé après la grosse colère de Nicolas Sarkozy contre la rémunération des dirigeants de la Société Générale.
Mais comme beaucoup de coups de gueules présidentiels, on sait déjà que celui-ci ne sera guère suivi d'effets. D'abord parce que le Comité a limité son champ d'intervention aux entreprises qui recourent « massivement » au chômage partiel ou à des plans sociaux « d'ampleur ». Ensuite parce que le sage désigné pour présider le Comité, Claude Bébéar dispose de plusieurs jetons de présence dans des grands groupes (Axa, mais aussi Schneider, Vivendi et BNP-Paribas). Même s'il est l'auteur inspiré du livre « Ils vont tuer le capitalisme  », co-écrit avec Philippe Manière, le quotidien fort peu gauchiste Les Echos se demande s'il est le mieux placé pour aider les grands patrons à prendre conscience de ce que peuvent avoir de choquant leurs pratiques dans ce domaine.
Il faut donc nous occuper nous-même de lancer le débat public. C'est l'objet de cette appel, que nous appelons à signer et faire signer. La limitation de la rémunération des dirigeants ne résoudra pas à elle seule la crise. Mais sa valeur symbolique est forte. Et il n'y a aucune raison pour les sacrifices et les efforts ne soient concentrés que sur les salariés sous prétexte qu'ils sont les plus nombreux. Ce n'est pas une question de morale mais de société : le système hyper-inégalitaire que nous connaissons vient d'exploser, il nous faut inventer autre chose.
Voici donc cet appel :

Pour un salaire maximum
Avec la crise économique a surgi le débat sur le salaire maximum qui aurait été jugé totalement ringard voici encore quelques mois.
Pourtant, cette proposition est de bon sens. Elle est même un symbole indispensable si les dirigeants veulent montrer qu’ils ont compris quelque chose au marasme actuel et qu’ils ne souhaitent pas que tout revienne « comme avant ».
Le salaire maximum, ou mieux, la rémunération maximale, intégrant bonus et primes, est presque une nécessité : le salarié le mieux payé d’une entreprise vit dans la même société que celui qui est le plus mal payé. Si le premier gagne, comme c’est le cas aujourd’hui, 300 ou 400 fois, voire 5 ou 600 fois plus que le second, il n’a aucune chance de comprendre son univers et donc de prendre des décisions raisonnables qui le concernent. Conscient du problème, l’écrivain George Orwell avait proposé que le salaire du chef d’entreprise ne puisse jamais être plus de dix fois celui de l’ouvrier le plus mal payé.
Pour Henry Ford, qui avait deviné qu'il vaudrait mieux fabriquer des 2 CV que des Jaguar, la bonne proportion était 40 fois.
Dans la France de 2009, cela représente environ 500 000 euros de rémunération annuelle, ce qui est déjà une somme motivante. Le plafond pourrait être instauré par la loi ou par une mesure fiscale comme aux Etats-Unis, taxant  à 80 ou 90% les revenus au-delà d’un certain niveau. Bref, la méthode se discute, mais le principe doit s’imposer au législateur le plus vite possible.

Premiers signataires : Samir Amin (économiste), Philippe Cohen (journaliste), Eric Conan (journaliste), Laurent Cordonnier (économiste), Liêm Hoang-Ngoc (économiste), Frédéric Lordon (économiste), Bernard Maris (économiste), Hervé Nathan (journaliste), Dominique Pilhon (économiste), Christophe Ramaux (économiste), Gilles Raveaud (économiste), Bertrand Rothé (économiste), Maurice Szafran (journaliste), Jacques Sapir (économiste), Henri Sterdyniak (économiste), Bruno Tinel (économiste), Michel Le Net
(président d'honneur du Cercle d'Ethique des Affaires).

Soutenus par : Jean-Pierre Chevènement,  Nicolas Dupont-Aignan, Jean Glavany, Jean-François Kahn, Marie-Noëlle Lienemann, Jean-Luc Mélenchon, Alain Liepietz.


Je vous invite donc fortement à signer et à faire signer cet appel : cliquez ici

samedi 2 mai 2009

Grippe porcine : l’Europe contre la santé des européens

Comme le prouve cet article publié sur le blog gaulliste-villepiniste de Laurent Pinsolle, l'UE telle qu'elle l'est actuellement ne peut plus durer. Il semble donc nécessaire de voter le 7 juin afin de remettre cette Europe sur le droit chemin.


Alors que la planète s’inquiète au sujet de la pandémie de grippe porcine qui s’est déclarée au Mexique, les ministres de la santé de l’Union Européenne ne sont pas parvenus à un accord hier sur la suspension des vols en provenance du Mexique, bloquant toute décision sur le sujet.

Le besoin de protection battu en brèche

Bien sûr, on ne sait pas encore grand chose de cette pandémie et du risque qu’elle nous fait véritablement courir. Ce risque est peut-être beaucoup plus faible que les mesures prises jusqu’à présent le suggèrent. Néanmoins, dans le cas présent, le principe de précaution doit être appliqué de manière stricte au cas où, car les conséquences d’une trop grande souplesse pourraient être dramatiques. Après tout, au Mexique, plus de 300 personnes ont été contaminées et 12 en sont mortes.
C’est pourquoi le gouvernement Français a eu raison de demander une suspension des vols avec le Mexique lors d’un sommet des ministres de la santé hier à Luxembourg. Malheureusement, il semble que les procédures européennes imposent un accord des ministres pour pouvoir prendre une décision en la matière et qu’en absence d’accord, aucune décision ne puisse être prise. Résultat, non seulement aucune suspension n’a été prise pour l’Europe, mais cela bloque tous les pays membres !

Ce que cela révèle sur l’Europe

Encore une fois, cet épisode montre à quel point l’Europe ignore le besoin de protection légitime des peuples qui la composent. Après le feuilleton à rebondissement des OGM où une super majorité d’Etats a réussi à mettre en échec les plans de la Commission Européenne, le mode de fonctionnement de l’Europe montre à nouveau toute sa nocivité en empêchant des pays de se protéger contre le risque de pandémie que représente la grippe porcine. La France ne peut pas suspendre ses vols vers le Mexique !
À quoi peut bien servir cette Europe qui cherche à imposer la commercialisation de semences d’une multinationale américaine contre la volonté de ses gouvernements ? À quoi peut bien servir cette Europe qui empêche à ses Etats membres une mesure de protection contre une telle pandémie ? Ce nouvel épisode démontre jusqu’à l’absurde le besoin de refonder radicalement les instances européennes pour éviter d’aboutir à de telles aberrations.


Nicolas Dupont-Aignan, qui a estimé hier que le gouvernement « doit agir sans attendre l’UE », propose une véritable alternative à l’Europe telle qu’elle a été construite depuis trop longtemps. Souvenez-vous en le 7 juin lors des élections européennes.

jeudi 30 avril 2009

Il faut refuser l'abstention

Voici une admirable déclaration, trouvée sur le blog "action-republicaine" au sujet des européennes du 7 juin prochain. Je me fais donc le relais de cette campagne contre l'abstention.

Le 7 juin prochain, soit dans très exactement quarante jours, se dérouleront les élections européennes, dans le cadre desquels les citoyens français seront appelés à renouveler leur député au Parlement de Strasbourg. 
La tentation est forte, chez nombre de Français, chez nombre de progressistes, de républicains, de souverainistes, de manifester leur mécontentement et leur opposition à l’Europe de Bruxelles en s’abstenant d’aller voter.
 
Pour notre part, nous pensons que cela serait une erreur. Aussi illégitime puisse être cette Europe, et son Parlement, aussi tronquée peuvent être ces élections, l’abstention n’est pas une solution. 
Non seulement, parce que républicain, le vote est plus qu’un droit, c’est un devoir. Mais et aussi surtout parce qu’aussi puissante que pourra être l’abstention – dont il faudra bien reconnaître qu’elle le sera pour des motifs divers -, parce qu’aussi puissant pourra être le message de défiance qui pourra se glisser à son travers, cela n’atteindra pas le moins du monde la machine européiste. 
L’abstention n’empêchera pas le moins du monde cette Europe d’être toujours plus libérale, d’être toujours plus antidémocratique, d’être toujours plus atlantiste. Cela n’empêchera pas cette Europe de continuer à mépriser le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Cela n’empêchera pas cette Europe de continuer à imposer aux Etats ses dogmes ultralibéraux (culte de la « concurrence libre et non faussée », dérégulation à outrance, déréglementation des services publics, interdiction des aides de l'Etat, libre échange intégral, indépendance de la banque centrale, politique monétaire au seul service des marchés financiers, etc.) dont on connaît ô combien l’inefficacité et l’injustice, et qui nous ont conduits à cette crise économique majeure que nous connaissons. Cela n’empêchera pas cette Europe de continuer à inféoder les pays européens à la logique militariste américaine. 
Car on sait très bien ce qu’il arrive lorsque les peuples disent « Non » à cette Europe. Comme en France et aux Pays-Bas en 2005, comme en Irlande en 2008. On s’arrange toujours par passer outre, prétextant que les uns auraient voté à côté de la plaque, que les autres n’auraient pas compris que c’était pour le bien. Qu’on se le dise, il n’en sera pas autrement aux lendemains des élections européennes, où il sera facile à tout à chacun d’interpréter l’abstention à sa guise, bien davantage encore qu’un « Non » d’un référendum.
 
Bref, la protestation seule ne suffit plus. Nous ne pouvons plus en rester à des postures éthiques qui, aussi compréhensibles soient-elles, laissent le champ libre aux européistes, à ces irresponsables qui, aveuglés par leur mysticisme, méprisent tout ce qui n’est pas eux et nous poussent droit dans le mur. Ces européistes qui ont tout intérêt à ce que l’abstention soit la plus forte possible, qu’il n’y ait aucun véritable débat sur l’Europe qui s’installe dans l’opinion publique lors de ces élections. 
Si l’on veut combattre efficacement cette Europe-là, la faire tomber, il faut être pratique. Et ne pas hésiter à retourner leurs armes contre eux. Nous ne devons pas avoir de scrupules à combattre et à harceler les européistes partout où ils prétendent régner en maître, sans opposition possible. Nous ne devons pas avoir de scrupules à s’accaparer des élections qui ne sont en aucun cas seulement les leurs. Nous ne devons pas avoir de scrupules à combattre cette Europe dans son propre cadre. 
Nous nous devons plus que jamais de prendre toute notre place dans le débat public. Non seulement pour y démasquer tous ceux (UMP, PS, Modem, Nouveau Centre, Verts) qui prétendent aujourd’hui vouloir changer cette Europe alors qu’ils l’ont eux-mêmes façonnés en approuvant tous les traités depuis 20 ans. Mais aussi et surtout pour offrir aux Français une autre voie pour l’Europe, en étant force de propositions, concrètes et alternatives. 
Nous nous devons plus que jamais de combattre les européistes sur leur terrain, au Parlement européen. Où les opposants à cette Europe-catastrophe doivent être en nombre pour pouvoir donner de la voix. Non seulement pour être ce grain de sable nécessaire dans leur mécanique destructrice, non seulement pour défendre les intérêts du peuple français, mais aussi et surtout pour y tracer la voie d’une autre Europe, protectrice et respectueuse des nations. 
Qu’on se le dise, les européistes peuvent piétiner des « Non », rester sourd à une abstention massive, mais ils ne pourront jamais se défaire de députés dissidents, véritable empêcheurs de broyer des peuples en rond. 
C’est dans ce sens que nous appelons vivement tous les Français désireux d’en finir avec cette Europe-là à s’investir activement à dans la campagne électorale. Pour qu’enfin un véritable débat sur l’Europe s’installe et que les vraies forces d’opposition et d’alternative à l’Europe actuelle puissent se faire entendre auprès des Français.
 
C’est dans ce sens également que nous nous engageons clairement et sans ambiguïtés aucune aux côtés des listes de « Debout la République ». Au côté de ce parti avec qui nous partageons la même exigence d’une France libre et républicaine, le même désir d’une Europe radicalement différente, une Europe protectrice, respectueuse et au service des peuples. Un parti que nous jugeons aujourd’hui, par son opposition constructive, le plus crédible pour tracer la voie d’une alternative à cette Europe. Nous ne pouvons qu’apprécier l’existence de ses propositions et son intention de présenter un « plan B », initiatives qui le démarque nettement de certains autres partis « eurosceptiques » qui ne savent hélas qu’en rester à de sempiternelles protestations, pour le grand bonheur des européistes.
 
A nous, donc, de nous réapproprier ces élections.

vendredi 24 avril 2009

Prenons exemple sur la Lituanie

En cette période de crise économique, le gouvernement de Lituanie a décidé hier de réduire le salaire du président de la République. Si le Parlement approuve cette décision, le président touchera à partir du 1er mai un salaire mensuel brut équivalent à 6721 euros, une baisse de plus de  16 % de son revenu.
Depuis le 1er février, les salaires du premier ministre et des ministres ont déjà baissé de 15 %. Les autorités veulent donner l'exemple aux Lituaniens, à qui elles demandent de se serrer la ceinture pour surmonter la crise. Pour faire des économies, les fonctionnaires du ministère de la Défense et des Affaires étrangères ont également été priés de prendre deux semaines de congés sans solde ...
Source : Le dauphiné libéré

Bravo ! Tout simplement bravo à ce gouvernement pour le bon sens dont il fait preuve. Cela faisait un moment que je le réclamais et il faut que ce soit la Lituanie qui montre l'exemple. Qu'attendons-nous, qu'attendent nos dirigeants pour faire de même alors que des milliers de personnes perdent leur emploi ?
J'irais même plus loin. Il faut que nos dirigeants (ministres, conseillers et Parlementaires) réduisent leurs salaires et renoncent à leurs avantages en nature.
Néanmoins, je ne me fais pas trop d'illusions. Comment peut-on espérer un tel acte alors que notre cher président s'est augmenté à son arrivée à l'Elysée ?
J'en appelle donc à la responsabilité de nos élites afin d'imiter au plus vite le comportement du gouvernement Lituanien.

mardi 21 avril 2009

Le Parti Socialiste ne sera pas au second tour en 2012

Voici un très bon article trouvé sur le blog gaulliste-villepiniste.hautetfort.com.
Il traite de façon très intéressante des  perspectives d'avenir du parti socialiste, et ce notamment en vue de l'élection présidentielle de 2012.

Bien sûr, il est beaucoup trop tôt pour faire des pronostics. Bien sûr, rien n’est jamais écrit ni joué. Bien sûr, on peut penser que de telles prévisions sont partisanes. Malgré tout, jour après jour, interventions après interventions, le piège semble se refermer sur le Parti Socialiste…

Le piège de la crise
On pourrait croire que la crise économique actuelle est le meilleur contexte possible pour un parti de gauche. Après tout, les excès du capitalisme dérégulé ont été démontrés de manière assez incroyable. La hausse spectaculaire du chômage et la stagnation du pouvoir d’achat contrastent de manière choquante avec les rémunérations, bonus et parachutes dorés des grands patrons. Enfin, les plans de sauvetage des banques ont provoqué une légitime colère devant cette collectivisation des pertes et cette privatisation des profits.
En fait, ce contexte est peut-être le pire pour la gauche gouvernementale, qui a accompagné le mouvement de déréglementation économique depuis un quart de siècle en France. En effet, les Français n’ont pas l’impression que le logiciel économique du PS diffère tant que cela de celui de la droite. D’ailleurs le plan de relance alternatif de Martine Aubry se différencie surtout par une volonté de dépenser plus. Aujourd’hui, le PS n’arrive pas à se distinguer concrètement de la droite sur l’économie.

Le piège de l’UMP
Pire, la pratique des débauchages de Nicolas Sarkozy efface encore plus les frontières entre ce que l’on appelle la gauche et la droite. Comment croire à une véritable différence idéologique quand l’ancien responsable du programme économique du Parti Socialiste, également en charge d’un manifeste contre le candidat Sarkozy rejoint son adversaire d’hier avec armes et bagages ? Comment se convaincre qu’il y a une véritable différence quand Bernard Kouchner devient ministre d’une majorité UMP ?
Le débauchage de mercenaires a un deuxième effet délétère sur l’image du Parti Socialiste. Finalement, il le renvoie à ce qu’il est en grande partie devenu (du moins au niveau de ses dirigeants), une franchise électorale au service d’ambitieux. Pire, ces mercenaires s’encombrent tellement peu de convictions qu’ils sont prêts à passer du jour au lendemain à l’ennemi pour une blessure d’ego, même après avoir dit des horreurs sur les gens qu’ils servent aujourd’hui (Besson, Kouchner toujours).

Le piège de la division
Pire, cette absence de projet commun pour la France et les Français transparaît dans les guerres intestines qui n’en finissent plus d’agiter le Parti Socialiste. Ses dirigeants sont tellement recroquevillés sur leur nombril qu’ils sont incapables d’arrêter de dire du mal les uns des autres. L’UMP n’a quasiment pas besoin d’attaquer le PS tant les socialistes sont parfois encore plus durs les uns avec les autres que les saillies de Frédéric Lefebvre.
Et cette dureté est bien illustrée par les critiques à l’encontre de Ségolène Royal. Il faut dire que la candidate de 2007 les cherche assez souvent mais aucune camaraderie ne vient à son secours. Résultat, le fossé entre ses partisans et ses opposants sera un gouffre si profond dans trois ans qu’il est fort probable que le camp perdant lors des primaires n’acceptera qu’avec très mauvaise grâce le verdict. Et en attendant 2011, les socialistes sont en train de commettre un véritable suicide politique.
En tombant dans ce triple piège, il est peu probable que le Parti Socialiste puisse atteindre le second tour en 2012, même si Nicolas Sarkozy est au zénith de l’impopularité. Du côté de Pau, un député doit bien sourire : le président agité et le parti suicidaire font tout le travail pour lui….