lundi 15 juin 2009

La France a un avenir

Une fois de plus, je publie sur ce blog un excellent article tiré du site le vrai débat. Aujourd'hui, le thème est la France. Il est ici traité du potentiel de notre pays, car oui il est certain que la France est, quoi que l'on en dise, une grande nation qui dispose d'atouts indéniables pour s'imposer même en dehors du cadre européen.


Depuis des décennies, les vendeurs de poudre à perlimpinpin européiste et mondialiste prospèrent sur l'idée encore ancrée chez beaucoup de Français selon laquelle la France n'aurait pas d'avenir.

Trouvant ses racines dans le cataclysme des deux guerres mondiales, cette idée a par la suite été exploitée par la quasi-totalité des élites politiques et médiatiques du pays, soucieuses de détacher le peuple de l'idée de nation et de lui faire admettre l'épopée européiste.
Citons Valéry Giscard d'Estaing qui dans les années 1970 qualifiait la France de "puissance moyenne", ne représentant qu'"1% de la population mondiale". François Mitterrand ne fut pas en reste, laissant à l'histoire cette formule célèbre : "la France est ma patrie, l'Europe est mon avenir".
Au-delà de ces illustres citations, une petite musique pernicieuse est, chaque jour ou presque, jouée dans nos médias, visant à dévaloriser la France, à établir des comparaisons sans fondement ("que peuvent faire 60 millions de Français face à 300 millions d'Américains et 1 milliard de Chinois ?").

Une fois la France amputée de son avenir dans les têtes, tout s'enchaîne.
Puisque la France ne peut rien, c'est à l'Europe de prolonger son existence. Elle doit donc, pour son bien, et parce qu'elle n'a de toute façon pas le choix, se fondre dans l'Union européenne et la mondialisation débridée.
Cette logique infernale exclut toute réforme du Système. Comment en effet défendre l'idée d'un protectionnisme national si la nation n'est plus rien ? La seule perspective à la limite concevable est celle d'un protectionnisme européen. C'est à dire la condamnation à perpétuité au libre-échange puisque jamais l'ensemble des 27 membres de l'Union européenne ne tomberont d'accord sur ce point. L'Allemagne en particulier s'y oppose avec force.

L'absence de confiance dans la nation nous conduit à l'impuissance et à l'inaction.
A force de croire en un avenir européen et de l'attendre, nous avançons inexorablement sur la route du projet mondialiste, ultralibéral, sans âme, sans identité, et profondément inégalitaire.

Il est donc grand temps de renverser les idées fausses qui fondent l'acceptation de ce projet.

Quoi que puissent dire les élites médiatiques et politiques, intéressées à l'immobilisme, la France a un avenir.
5ème puissance mondiale, elle est présente sur tous les océans. Sa langue rayonne sur tous les continents, privilège qu'elle ne partage qu'avec l'anglais.
Puissance nucléaire, membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU, elle est écoutée et respectée quand elle parle librement, comme l'a encore démontré l'épisode de la guerre en Irak en 2003.
Sa vitalité démographique lui permettra de peser quasiment le même poids dans le monde en 2050, quand la population mondiale aura atteint un sommet. A cette époque, elle sera vraisemblablement la puissance dominante en Europe, ayant dépassé une Allemagne malheureusement vieillissante.
Lorsqu'elle s'en donne les moyens, elle est capable du meilleur. Nouvelles générations de nucléaire, agroalimentaire, gaz liquéfié, voilà des secteurs où elle excelle.

Il ne s'agit pas de se raconter des histoires, mais de croire en soi et d'être lucides face à un avenir qui peut être prospère si nous le décidons ainsi.

Qui peut croire en effet une seconde que la France ne serait pas en mesure d'avoir une nouvelle politique commerciale, plus protectionniste, quand d'autres pays beaucoup moins puissants qu'elle le font sans difficulté ? Qui peut imaginer que les pays européens ne sont pas à même de gérer une monnaie nationale et une politique monétaire enfin adaptée à leurs besoins réels ?

Tout ce que fait la Suisse, nous serions incapables de le faire.
A écouter nos dirigeants, nous finirions par croire que la France est moins puissante et moins capable que la Norvège ou la Suisse, pays qui peuvent tout se permettre, de surcroît avec un certain succès, quand nous serions condamnés à nous fondre dans le magma mondialiste...

La France a bien sûr un avenir, elle peut à l'évidence prendre son destin en main, et combattre beaucoup plus efficacement qu'aujourd'hui les maux de notre temps : précarisation, chômage, délocalisations, insécurité, etc.

Cela ne signifiera en rien l'autarcie, le repli sur soi. Tout ça fait partie de la caricature.
On peut exister par soi-même sans pour autant construire des miradors à chacune de ses frontières et se cacher derrière ses barbelés. Il n'y a que la propagande euro-libérale pour tenter de faire croire ces bêtises aux électeurs dans le but de les effrayer.

La France a un avenir, à nous de le construire librement.

jeudi 11 juin 2009

Indépendance énergétique et réchauffement climatique

A l'occasion de la journée mondiale de l'environnement du 5 juin dernier, le film-documentaire de Yann Arthus Bertrand, "Home", a été diffusé dans plusieurs dizaines de pays. Celui-ci mettait à l'honneur la planète afin de traiter du thème du réchauffement climatique.
Outre ce film, et le succès des listes écologistes aux élections européennes du week-end dernier, on peut voir que les questions environnementales prennent une place prépondérante dans le débat public. Les politiques se sont ainsi emparés de ce sujet qui reste néanmoins sensible.

Certains écologistes extrémistes prônent la décroissance, c'est à dire le rejet de la consommation de masse afin de réduire l'impact humain sur l'environnement. Il me semble toutefois qu'il s'agit d'une utopie irréalisable dans la mesure où cela consisterait en un retour en arrière de notre société.
Parallèlement à ce phénomène, les gouvernements essayent de développer de nouvelles énergies. En effet, on voit apparaître une volonté de promouvoir les énergies propres (éolien, photovoltaïque, hydraulique ...) afin de constituer une alternative aux énergies actuelles (nucléaire, pétrole, gaz ...) qui disparaîtront à terme.

Pourtant, je ne suis pas convaincu que la direction que l'on prend soit la plus efficace.
* Concernant l'éolien, je crois que son développement devrait être mesuré. Effectivement, son efficacité est limitée comparé aux nuisances que ces moulins géants engendrent. Ainsi, ceux-ci sont à l'origine d'une pollution sonore et visuelle non négligeable.
* Aujourd'hui, de grands espoirs sont fondés sur l'énergie solaire. Toutefois, l'idée de créer d'énormes surfaces de cellules photovoltaïques me semble mauvaise. De fait, cela a pour conséquence de restreindre les surfaces disponibles pour la culture et/ou la construction immobilière. Je crois qu'il serait préférable d'installer de tels équipements sur les toits des bâtiments existants et également d'en équiper toutes les nouvelles constructions.
* Ensuite, on peut remarquer que la question du carburant est de plus en plus posée en raison de la disparition programmée du pétrole. Pour contourner cette difficulté, une solution peut-être l'utilisation de bio-carburants. Toutefois, ceux-ci sont pour le moment fabriquer à partir de produits agricoles (maïs, colza ...). Cela est donc fâcheux dans la mesure où cela risque de conduire à des problèmes alimentaires et notamment de faim dans le monde.

Alors bien évidemment toutes ces pistes permettent d'améliorer la situation actuelle. Cependant, je pense que, sur le long terme, d'autres solutions doivent être envisagées. Il s'agit de la fusion nucléaire et de la fabrication d'énergie à partir d'algues.
* A ce jour, l'énergie nucléaire est produite grâce à un phénomène appelé fission nucléaire. Il s'agit de la division du noyau d'un atome en deux noyaux plus légers qui s'accompagne d'un dégagement d'énergie. Le problème de ce type de réaction est qu'elle dégage également des déchets radioactifs dont le traitement et problématique.
Pourtant, je crois que l'énergie nucléaire constitue une chance pour l'avenir. Je ne parle pas de la fission nucléaire mais de la fusion nucléaire. Il s'agit d'une réaction qui a lieu de manière naturelle dans le soleil et les étoiles et qui consiste en la fusion de deux noyaux atomiques pour former un noyau plus lourd. Cette réaction s'accompagne, tout comme la fission, d'un dégagement important d'énergie mais dans des proportions trois à quatre fois plus importantes. De plus, les matières premières nécessaires à la fusion (deutérium et tritium, des dérivés de l'hydrogène) sont présentes de manière quasi illimitée dans les océans. La fusion nucléaire est donc un moyen propre, car sans dégagement de déchets radioactifs, de créer de l'énergie pour les centaines de milliers d'années à venir.
* En complément de l'énergie nucléaire, il est possible de créer de l'énergie, et notamment du carburant, grâce aux algues. Les avantages d'un tel procédé sont multiples. Tout d'abord, le rendement est supérieur à celui des plantes agricoles. Ensuite, il apparaît que ces algues se développent de manière très rapide et dans des environnements assez variés. Enfin, le végétal est utilisé à 100 %, sans aucune perte.

Finalement, on se rend bien compte que le réchauffement climatique n'est pas une fatalité en soi. En effet, de nombreuses solutions existent afin de lutter contre ce phénomène. En outre, ces mêmes solutions permettent de faire face à une raréfaction des énergies fossiles et en premier lieu duquel le pétrole.
A l'heure actuelle des réponses existent et doivent être développées. Toutefois, je crois que des fonds doivent être investis dans la recherche sur la transformation des algues et l'exploitation industrielle de la fusion nucléaire afin que la France conserve son indépendance énergétique.

lundi 8 juin 2009

Surprise, surprise !

Comme beaucoup de gens aujourd'hui, je vais m'atteler à commenter les résultats de ces élections européennes qui se révèlent finalement assez surprenants. Pour cela, je me baserais sur les scores nationaux des différentes listes.


- l'abstention : Les grands gagnants de cette élection sont bien évidemment les abstentionnistes avec un taux de participation de 40,65 %.
Néanmoins, ce taux d'abstention regroupe des réalités différentes. En effet, on peut trouver parmi ces 60 % un noyau dur qui ne vote jamais et ceux qui se sont abstenus par conviction afin de montrer leur rejet de cette Europe. Il faut également prendre en compte les personnes ayant voté blanc ou nul. Celles-ci ont fait le déplacement mais n'ont pas choisi de listes. En outre, on trouve dans ce pourcentage les gens qui n'ont pas voulu se rendre aux urnes car ils pensent que voter ne sert à rien vu les suites du référendum de 2005.

- l'UMP : Avec 27,87 %, les listes de la majorité remportent ces élections. On peut donc voir que le vote sanction contre Nicolas Sarkozy a eu un effet marginal. Ce score me semble tout de même élevé dans la mesure où il s'agit des listes de la majorité et du gouvernement, qui sont actuellement contestés.
On peut néanmoins expliquer ce résultat par les effets positifs de la présidence française de l'UE qui a permis à l'Europe de bouger. De plus, on peut penser que l'UMP bénéficie d'un électorat fidèle.

- le PS : Le score du parti socialiste est assez faible (16,48 %) et décevant. Toutefois, cela traduit assez bien les divisions au sein de la direction. Il apparaît également que le PS a été handicapé par sa stratégie d'appeler à un vote sanction.

- Europe Ecologie : Il s'agit ici d'une grande surprise de ce scrutin. En effet, avec 16,28 %, la liste écologiste arrive en 3ème position derrière l'UMP et le PS. Ce résultat, ajouté à celui des listes alliance écologiste indépendante, montre bien l'engouement croissant des Français pour le thème de l'écologie et les questions environnementales.
En outre, Europe Ecologie a misé sur des personnalités fortes (Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly, José Bové) comme têtes de liste, ce qui me semble être un facteur important dans ce score.
Enfin, on peut supposer une influence sur les électeurs du film Home diffusé vendredi soir sur France 2. En effet, ce film, retransmis également dans des salles de cinéma et dans 134 pays, a réuni 9 millions de téléspectateurs. Ainsi, parler du réchauffement climatique deux jours avant une élection réunissant des listes écologistes n'est pas neutre et a peut-être pu inciter des électeurs indécis à voter pour les listes des verts.

- le Modem : Le score du Modem (8,45 %) est également surprenant mais dans un autre registre. Effectivement, les élections européennes sont clairement un échec pour la formation de François Bayrou. Arrivé en 4ème position, je pense que le résultat du Modem est principalement lié à une mauvaise stratégie électorale. Ainsi, les candidats ont relativement peu parlé d'Europe ou, lorsque cela était le cas, les propositions étaient similaires à celles des autres formations.
Le Modem a donc souffert d'un manque de différenciation par rapport à ses concurrents. De plus, il apparaît que Bayrou a été sanctionné pour son anti-sarkozysme obsessionnel et ses trop grandes vues sur 2012 et l'élection présidentielle.

- le Front de gauche : Avec 6,05 %, le Front  de gauche réalise un score encourageant. Toutefois, celui-ci n'était pas acquis dans la mesure où cette formation s'appuie sur un nouveau parti (le parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon), un parti mineur (la gauche unitaire) et un parti en déclin (le parti communiste).
Il apparaît néanmoins que le Front de gauche a bénéficié d'un socle de fidèles électeurs communistes ainsi que de la logistique et des moyens techniques et humains du PCF. De plus, le mouvement a pu compter sur les qualités de débatteur et d'orateur de Mélenchon. Enfin, le Front a proposé une alternative à gauche, attirant ainsi les électeurs déçus du PS et du NPA.

- le NPA : Les résultats du NPA (4,98 %) ne sont pas tellement surprenants dans la mesure où ce parti, sans réel programme européen, a bénéficié de la crise et est apparu comme un vote de contestation à gauche.
Il semble toutefois dommage que le NPA n'ait pas trouvé d'accord avec le Front de gauche. Cela aurait permis d'envoyer davantage de députés au Parlement européen.

- Libertas : Le rassemblement du MPF de Philippe de Villiers et de CPNT de Frédéric Nihous réalise un score correct de 4,8 %. Toutefois, les résultats du mouvement souverainiste sont faibles et même inférieurs à ceux du seul MPF en 2004. Libertas n'a donc pas bénéficié de l'apport en voix de CPNT alors que la conjoncture lui était favorable.
Je pense que ce score s'explique par l'abstention d'une partie de l'électorat souverainiste et du siphonage par l'UMP de ce même électorat. En outre, on peut penser que les Français ont pu être rebutés par le mouvement en lui-même en raison de ses antécédents et non par les idées en elles-mêmes.

- le FN : Avec 6,34 %, le Front National se maintient dans le paysage politique. Néanmoins, comme pour Libertas, le FN souffre d'une abstention forte. Pourtant, alors que certains le voyait mort, le parti prouve qu'il est toujours présent et qu'il peut encore avoir des élus.
Je pense qu'il faudra suivre attentivement le FN durant les prochaines années afin de voir comment celui-ci réagit au retrait de son président.

- Debout la République : Ce petit parti que je soutiens à réalisé un score honorable de 1,77 %. Alors bien évidemment, ce résultat peut paraître faible. Néanmoins, ce mouvement gaulliste et républicain est peu connu des Français et bénéficie de peu de visibilité médiatique.
Je crois que la faiblesse de ce score est principalement due à un manque de notoriété et de visibilité du parti.

samedi 6 juin 2009

Posons la question de l'élargissement

Pour ces élections européennes, des clivages existent entre les différentes listes. Bien évidemment, une césure  demeure entre les partisans du Oui et du Non au Traité Constitutionnel Européen (TCE) et, par extension, au traité de Lisbonne.
On peut également constater qu'une rupture a lieu entre les partis favorables à l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne et ceux qui y sont opposés. Toutefois, outre le cas de la Turquie, cette opposition pose la question de l'élargissement (sans fin ?) de l'UE.

Initialement, le projet européen était basé sur des accords à 6 pays (la France, l'Italie, l'Allemagne, la Belgique, les Pays bas et le Luxembourg dans le cadre de la CEE). Pourtant, au fil du temps, la construction européenne s'est accélérée pour aboutir finalement à une union à 27 pays depuis 2007 avec l'entrée de la Roumanie et la Bulgarie.
Il apparaît cependant que les frontières de l'UE ne sont toujours pas définitives dans la mesure où de nombreux pays souhaitent s'y engager. C'est notamment le cas de la Turquie, de la Croatie ou encore une partie de la population islandaise.
Je crois que l'Union Européenne, en l'état actuel des choses, ne peut fonctionner. En effet, il me semble que de trop grandes disparités subsistent entre les différentes nations, que ce soit en termes économiques ou culturels par exemple. Il conviendrait donc d'arrêter immédiatement toute négociation visant à intégrer de nouveaux pays.

Alors bien sûr, il n'est pas possible de revenir en arrière. Néanmoins, je crois que l'Union Européenne aurait dû se limiter à 15 pays. En effet, je pense que cela aurait  permis à ce noyau dur de rivaliser réellement avec les grandes puissances actuelles et surtout de ne pas subir la concurrence fiscale et sociale des pays d'Europe centrale et orientale (PECO).

Je crois donc que la stratégie d'élargissement menée depuis une dizaine d'années est vouée à l'échec. De fait, cela se traduit par l'entrée de pays au développement, économique notamment, inférieur à ceux des nations déjà membres. Il se créé ainsi un décalage entre les régions qui se révèle handicapant pour les pays d'Europe de l'Ouest.
En fait, l'Union Européenne est un tel un pont qui s'appuie sur deux berges : l'une robuste, solide et l'autre plus fragile plus instable.

vendredi 5 juin 2009

Etre petit c'est dur ...

Dans la vie de tous les jours, le fait d'être petit peut parfois être ressenti comme un handicap. Cela est d'autant plus vrai en politique. En effet, quoi de plus difficile pour un petit parti de se faire connaître ?

Les petits et/ou nouveaux partis ont donc énormément de mal à exister. Effectivement, les médias parlent peu de ces mouvements et se justifient en invoquant leur manque de visibilité. Hallucinant ! Comment veulent-ils qu'un parti gagne en visibilité s'il n'a pas accès aux interviews et reportages ?
Alors bien sûr, il existe toujours le tractage mais la diffusion d'affiches a un coût et sans élection, pas de financement public. Or sans renommée médiatique pas d'élection et si pas de reconnaissance publique, pas de médias. Il s'agit donc d'un cercle vicieux qui empêche un renouvellement de notre paysage politique.

Pour en revenir aux élections européennes, les autorités attestent de la présence de 161 listes en France. Toutefois, la plupart d'entre elles n'ont aucune chance d'obtenir des élus. Je mets de côté les listes folkloriques qui existent seulement dans 1 région électorale, ce qui élimine un certain nombre de candidats.
Il reste toutefois des partis nationaux qui présentent des listes dans toutes les régions de métropole. Ceux-ci en raison de leur "petite taille" ont peu accès aux médias et sont souvent, pour des raisons financières, très présents sur internet.
Ces listes ont pourtant  peu de chance d'envoyer des députés au Parlement  européen du fait d'un mode de scrutin aberrant. En effet, depuis 2003, la France est divisée en 8 grandes circonscriptions  (Est, Ile-de-France, Massif central  -Centre, Nord-Ouest, Ouest, Outre-mer, Sud-Est et Sud-Ouest). Le but de cette réforme du mode de scrutin était de rapprocher les électeurs de leurs élus mais cela a plutôt eu pour conséquence de multiplier le nombre de candidats pour un même parti. Ainsi, les frais de campagne ont été multipliés ce qui favorise énormément les grands partis.    En outre, les sièges disponibles sont répartis entre les listes ayant obtenus plus de 5 % des suffrages exprimés. Cela limite donc considérablement l'émergence de nouvelles forces politiques.

Finalement, on se rend bien compte que la vie politique française tend à devenir bipartite sur le modèle américain. Effectivement, la mise à l'écart, notamment médiatique, des petites formations profite grandement aux deux principaux partis de notre pays que sont l'UMP et le PS.
Je crois donc qu'il est important de faire des efforts afin de maintenir un pluralisme politique en France. Cela peut se traduire, par exemple, par des modes de financement différents ou encore par un plus grand recours au scrutin proportionnel.

Ne nous trompons pas d'élection !

Dimanche 7 juin, les Français seront appelés à voter pour élire les représentants de la France au Parlement européen. L'élection de dimanche est donc une élection EUROPEENNE et non une élection purement nationale.

Alors évidemment, comme pour toute élection, ce scrutin comporte des enjeux nationaux. Néanmoins, ce vote ne doit pas se limiter à ces seuls enjeux comme cela est actuellement le cas. En effet, je regrette que cette élection soit transformée en un plébiscite (ou non) de Nicolas Sarkozy. D'ailleurs, la gauche appelle à un vote sanction et l'UMP fait campagne sur la "réussite" de la présidence française de l'Union Européenne.

Il n'est donc pas étonnant que l'abstention soit si forte lors de ce genre de scrutin. Je crois que les Français, dans leur grande majorité, aiment l'Europe. Ils attendent donc que nos politiques leur parlent réellement d'Europe, de leurs propositions pour les années à venir.
Malheureusement, la campagne européenne est une farce. Il suffisait de regarder le débat d'hier soir sur France 2. Celui-ci s'est avéré inaudible et repoussant pour n'importe quel électeur. Ce genre d'émission a pour but de faire connaître les propositions de chaque parti, permettant à chacun de faire son choix. Néanmoins, dans la plupart des cas, cela se résume à des oppositions stériles entretenues par des joutes verbales qui contribuent à décourager les gens de se rendre aux urnes.

Je pense donc que nos dirigeants ont une responsabilité dans le phénomène abstentionniste qui plane sur notre démocratie. Afin d'encourager tous les citoyens à voter, je crois que des débats doivent être organisés avant chaque élection, que les campagnes pré-électorales doivent débuter au moins un mois avant la date du scrutin et surtout que les candidats doivent parler des vrais sujets au lieu de faire preuve de démagogie.

Finalement, je crois que la lutte contre l'abstention passe par le remplacement de la contestation par la proposition afin d'intéresser à nouveau les Français au processus électoral.

jeudi 4 juin 2009

L'immigration, un problème européen

Hier soir, l'émission Enquête exclusive (M6) était consacrée aux roms. Outre le cas particulier de cette "communauté", le reportage pose la question de l'immigration dans l'Union Européenne.

Alors bien sûr la venue de migrants a été profitable pour nos pays. Toutefois, ce phénomène est aujourd'hui catastrophique et lourd de conséquences. En effet, il apparaît que la France n'a plus la capacité d'accueillir autant d'immigrés chaque année. En outre, ces flux migratoires posent des problèmes de logement, d'emploi ... car certaines de ces personnes n'ont pas de travail et vivent dans des ghettos.
L'immigration doit également être abordée d'un point de vue financier. Je n'oublie bien évidemment pas qu'il s'agit d'êtres humains mais doit-on se sacrifier pour offrir des aides à des personnes venant s'installer dans notre pays sans, parfois, aucune volonté de s'intégrer ? Je ne le crois pas. Il ne faut pas oublier que l'immigration a un coût pour le contribuable (CMU, reconduites aux frontières ...). Or lorsque les habitants d'un pays ont des problèmes, comme c'est le cas actuellement, je pense que l'argent public doit être consacré à la résolution de ces problèmes et non utilisé en aides sociales pour clandestins.

Actuellement, nous en sommes arrivés à un point où la lutte contre l'immigration clandestine doit être primordiale. Néanmoins, je crois que les politiques migratoires doivent être appréhendées à l'échelle européenne, en plus du niveau national. De fait, lors de régularisations massives comme celles ayant eu lieues en Espagne et en Italie, les migrants peuvent, grâce à l'espace Schengen, circuler librement dans toute l'UE. Il convient donc de décider d'une ligne de conduite commune pour contrer ce phénomène.

Pour être réellement efficace, les politiques migratoires doivent s'articuler en deux parties. Un volet prévention avec  notamment l'instauration de mesures de co-développement avec les pays de départ. Un volet répression avec l'intensification des expulsions et le rétablissement des contrôles aux frontières.
Je pense que ces solutions pourront à terme permettre de diminuer les flux migratoires illégaux et également de contribuer à l'intégration des personnes légalement venues en France.

Le débat autour de l'immigration est sensible car ce problème n'a pas été réellement traité. Nos politiques l'ont mis de côté, votant quelques lois de temps en temps et laissant de ce fait le champ libre aux extrêmes. Ainsi, aujourd'hui, ceux qui essayent d'aborder le sujet sont traités d'extrémistes, de xénophobes.
Cependant, je crois que le thème de l'immigration doit être remis au coeur des discussions sans tomber dans la démagogie (régularisation de tous les sans-papiers, immigration zéro ...) car cela n'est en aucun cas responsable.
Je pense donc qu'il est du devoir de nos dirigeants de parler de tous les sujets, même de ceux qui fâchent.