samedi 16 janvier 2010

Le débat autour du droit de vote des étrangers est de retour ...

"A titre personnel, je considère qu'il ne serait pas anormal qu'un étranger en situation régulière, qui travaille, paie des impôts et réside depuis au moins dix ans en France, puisse voter aux élections municipales".
 
Voici les propos prononcés par Eric Besson, ministre de l’immigration, de l'intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, qui ont mis le feu aux poudres. En effet, Martine Aubry, la première secrétaire du parti socialiste, a sauté sur l'occasion pour exprimer la volonté de déposer une proposition de loi à l'Assemblée Nationale.
En réponse, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont adressé une fin de non recevoir à plusieurs reprise.
 
La question du droit de vote des étrangers revient donc une nouvelle fois au centre des débats. Néanmoins, il convient de rappeler que les ressortissants de pays de l’Union Européenne ont la possibilité de prendre part aux élections municipales. Le problème concerne donc plus particulièrement les personnes issues de pays hors UE.
 
Ce débat, qui revient périodiquement, est évidemment clivant et nécessite de dépasser les différents a priori de base.
Ma réflexion sur ce sujet s’étend sur plusieurs années mais Jean Michel Apathie, dans son intervention lors du grand journal de jeudi, m’a permis d’évoluer dans ma pensée. Effectivement, jusqu’à présent, je considérais que les étrangers devaient avoir le droit de vote aux élections locales. Dans la mesure où ils payaient des impôts, je trouvais normal qu’ils aient les moyens de s’exprimer quant au projet des élus locaux et à leur gestion.
Toutefois, et comme l’a très bien expliqué le chroniqueur politique, ce raisonnement peut être appliqué à toutes les élections puisque nos impôts financent les différents échelons administratifs de notre pays. Ainsi, si l’on va au bout des choses, les étrangers devraient donc prendre part aux élections présidentielles. Or on ne saurait permettre une telle chose tant cela s’oppose aux fondements de la citoyenneté. Ne pouvant appliquer un tel principe uniquement à certaines élections, le lien entre paiement de l’impôt et participation aux élections n’est donc pas pertinent.
 
Il faut donc se pencher sur les fondements de la démocratie pour trancher cette question. Ne dit-on pas que nos dirigeants sont les élus du peuple, par le peuple et pour le peuple ? Cela implique donc que les politiques de la France soient élus par le peuple français. Aussi, pour participer aux élections françaises, il faut être de nationalité française. D’ailleurs, cela est déjà applicable dans le cas où un individu souhaite se présenter devant les électeurs.
En revanche, je crois que ce principe doit être appliqué à tous les ressortissants étrangers, quel que soit leur pays d’origine, afin de rétablir une certaine égalité. Du reste, je ne vois pas en quoi les personnes provenant d’un pays de l’Union Européenne sont plus légitimes que les autres pour prendre part au vote.
 
Pour autant, je comprends le souhait des personnes établies en France depuis longtemps de participer à la vie de la cité. Mais dans ce cas, pourquoi ne pas aller au bout de la démarche et demander la naturalisation ? Certains me répondront que cela n’est pas chose aisée et qu’une telle entreprise relève du parcours du combattant. Cela est tout à fait exact mais accorder la nationalité française est un acte fort et lourd de conséquences qui ne peut être pris à la légère. Toutefois, il pourrait être bon de revoir en profondeur la procédure de naturalisation et d’acquisition de la nationalité afin de les mettre en adéquation avec l’évolution de notre société.
 
Au final, j’en arrive à la conclusion que seules les personnes ayant la nationalité française doivent pouvoir participer aux élections, qu’elles soient locales ou nationales. En effet, la citoyenneté comporte des droits et des devoirs, dont celui de voter, bien qu’une grande partie de la population ne s’y intéresse guère.

vendredi 8 janvier 2010

Les quotas ne sont pas une solution !

Cette semaine a été marquée par une virulente polémique mettant en cause la Conférence des Grandes Ecoles, réticente à appliquer l'objectif de 30 % de boursiers fixé par le gouvernement.
Les grandes écoles peinent à se défendre du soupçon d'élitisme. Depuis le refus de la Conférence des grandes Ecoles (CGE) d'appliquer un quota de 30% de boursiers au sein des effectifs qu'elle représente, la querelle fait rage. Querelle en partie sémantique car la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse a bien reprécisé ces derniers jours que les objectifs fixés au mois de novembre par le gouvernement n'étaient précisément que des objectifs, et en aucun cas des quotas. «Je suis contre les quotas à l'entrée dans les grandes écoles, mais cela n'exclut pas le volontarisme, la volonté de changer les choses» avait déclaré la ministre sur Europe 1 mardi.
Source : lefigaro.fr
 
Il est des domaines où les quotas sont nécessaires, voire indispensables. Je pense notamment au secteur de la pêche dans lequel ces quotas permettent d'éviter une surpêche qui entraînerait une extinction des espèces. Mais, autant que je sache, l'enseignement supérieur ne dépend pas du ministère de l'agriculture, même si on retrouve sur les bancs des écoles quelques beaux spécimens tels que des thons, des ombres, des morues ou encore des clowns. 
 
Plus sérieusement, les quotas ne sont, en général, pas une bonne solution, quel que soit la sphère où ils sont mis en application. Cela sera également le cas dans le cadre scolaire.
Essayons de comprendre les raisons qui semblent pousser nos dirigeants à une telle instauration. Le constat effectué par tous est que les enfants issus d'un milieu relativement aisé, c'est à dire fils/filles de cadres notamment, ont plus facilement accès aux grandes écoles. A l'inverse, ceux issus de milieux plus défavorisés, c'est à dire les fils/filles d'ouvriers, se retrouvent peu souvent dans les écoles les plus prestigieuses. Or ce sont ces mêmes élèves qui bénéficient principalement des bourses.
L'instauration de quotas vise donc à augmenter le nombre de boursiers, soit d'élèves de milieux défavorisés, dans les grandes écoles. Le but étant de rétablir une certaine justice entre les individus.

Néanmoins, je crois que ce raisonnement comporte une faille. Effectivement, partir d'un tel postulat reviendrait à considérer que la sélection se fait en fonction de critères sociaux. Or, ce n'est pas le cas. L'accès aux grandes écoles se fait sur concours. Ceux-ci évaluent donc de manière objective les candidats en fonction de leurs compétences. Seule l'épreuve orale peut éventuellement être source de discrimination sociale. Tout le monde a donc ses chances et ce, quelle que soit sa condition sociale.

Intégrer davantage de boursiers signifierait donc recruter des personnes en raison, non plus de leurs compétences mais de leur origine. Une telle initiative se résumerait donc à mettre en place une discrimination qui nuirait, en conséquence, à des personnes nettement plus qualifiées.
L'instauration de quotas ne me semble pas la bonne solution. Je crois au contraire qu'il serait préférable d'introduire un système d'accompagnement des meilleurs élèves dans les zones scolaires les plus modestes. Cela permettrait alors de donner les moyens à ces individus de se battre à armes égales avec ceux qui viennent de zones plus aisées.
Ce seront alors leurs aptitudes respectives, leur vécu qui feront la différence le jour du concours.

Pourtant, la mise en place de ce procédé n'est pas une initiative isolée. En effet, elle fait partie d'une entreprise plus vaste qu'est la promotion de la discrimination positive. On ne peut que se désoler de cette évolution car même si on y accole le terme positif, le mot discrimination est toujours présent.
De plus, je ne crois pas que la discrimination puisse être positif car elle consistera de toute façon à préférer  un individu aux dépends d'un autre, et cela sur des critères subjectifs.

Cessons donc toute tentative de discrimination positive et remettons au goût du jour le fameux mérite républicain qui a été, est et sera le ciment de notre pays.

samedi 2 janvier 2010

Mes voeux pour 2010

Comme le veut la tradition, le mois de janvier est l'occasion de formuler ses voeux pour l'année à venir.

Évidemment, je vous souhaite le meilleur pour 2010. Je souhaite que cette année vous apporte, à vous et à votre famille, la santé, le bonheur et la prospérité.

Mais au delà de ces voeux traditionnels, je voulais formuler pour 2010 des voeux plus politiques.
2009 n'a pas été une année facile pour la plupart d'entre nous. La crise que nous avons connue a fait des ravages dans les foyers notamment par la perte de son emploi. Beaucoup de Français n'ont donc eu d'autres choix que de serrer la ceinture et de limiter leurs dépenses. A l'inverse, 2009 a été une année de profits démesurés pour certaines entreprises et de gains exorbitants pour quelques privilégiés.
La crise aurait pu être l'occasion de revenir sur certaines pratiques et de repartir sur de nouvelles bases plus saines. Je pense notamment à notre modèle économique et social qui semble dépassé et à bout de souffle. Une modification en profondeur indispensable semblait inexorable, tant les conditions propices à ce changement étaient réunies. Pourtant, notre gouvernement ainsi que les dirigeants des autres pays n'ont pas voulu saisir cette opportunité. Grâce à ces dirigeants, le dogme libéral a donc de belles heures devant lui.
J'appelle donc de mes voeux une vraie révolution pour 2010. Il est primordial que le pouvoir politique reprenne le pas sur l'économie. Il ne faut pas oublier que l'économie et la finance ne sont que des outils au service de l'Homme.  L'Homme doit être tel le soleil au sein du système solaire. Il doit reprendre sa place centrale de décideur et utiliser, selon ses besoins, les différents instruments dont il dispose. Alors bien sûr, ces changements ne se feront pas un jour mais comme le disait John Maynard Keynes (économiste britannique) : "La plus grande difficulté n’est pas de persuader les gens d’accepter de nouvelles idées, mais de les persuader d’abandonner les anciennes." Aucun changement n'est impossible à impulser, encore faut-il qu'une réelle volonté existe.
Une réforme du système financier est donc indispensable. Néanmoins, cela n'est qu'une étape d'une évolution de grande ampleur. Des changements doivent également intervenir dans notre économie réelle. Je pense notamment à l'intégration de contraintes environnementales dans le processus de production, ainsi que la lutte contre le chômage, fléau de nos sociétés occidentales, qui doit devenir la priorité de cette année 2010. Des efforts pour la relocalisation de nos emplois doivent être effectués dans cette optique. Cela permettrait  de lutter contre les gaz à effet de serre en limitant le transport et de créer de nouveaux emplois. Une telle entreprise passe notamment par l'instauration d'un protectionnisme à nos frontières, même si celui-ci est stigmatisé par les instances économiques internationales, l'OMC en tête. Cela n'est pas LA solution mais constitue bien une solution parmi d'autres.
La lutte contre le chômage doit donc être primordiale pour cette nouvelle année. Toutefois, avoir un emploi ne garantit pas la prospérité. D'ailleurs, le nombre de travailleurs pauvres n'a jamais été aussi important. Il est donc important que chacun ait un travail, mais encore faut-il que ce travail permette de vivre décemment. Or souvent, le revenu disponible restant est insuffisant pour s'assurer un confort raisonnable. En outre, les écarts de salaire s'accroissent davantage avec le temps avec des riches de plus en plus riches et des pauvres de plus en plus pauvres. Des actions sont donc nécessaires pour combattre cela.

Je souhaite que 2010 soit une année de reprise pour notre pays et d'espoir pour nos concitoyens.
Je souhaite que 2010 soit une année où l'intérêt général triomphe de l'intérêt personnel.
Je souhaite que 2010 soit une année où la Liberté, l'Egalité et la Fraternité reprennent le dessus sur les valeurs mercantiles.

Vive la République, Vive la France !


jeudi 31 décembre 2009

Certaines puissances devraient être remises à leur place ... (1)

Arrêté en 2007 pour trafic de drogue (il possédait 4030 grammes d'héroïne), Akmal Shaikh a été exécuté le 29 décembre par les autorités chinoises. Cette condamnation à mort d'un Européen est une première depuis 1951 mais il faut savoir que la Chine exécute chaque année entre 1700 et 5000 personnes selon les sources.
La sentence suit des mois de pressions de la part d'ONG et du gouvernement britannique pour convaincre la justice chinoise de la fragilité de l'accusé, atteint de troubles bipolaires. «Aucune clémence n'a été accordée à un homme qui était clairement malade psychologiquement».
Source : lefigaro.fr

Ma réaction pourrait paraître étrange tant je suis attaché à la souveraineté des Etats. Néanmoins, je crois qu'avec cet acte, la Chine dépasse les bornes de l'entendement. Cette nation fait fi des instances internationales ainsi que des autres pays. La Chine défie chaque jour un peu plus le reste du monde et nous nous restons sans rien faire, à nous faire rouler dans la farine par cette pseudo démocratie.
Je prends seulement quelques exemples. L'échec du sommet de Copenhague est, en partie, dû au souhait de la Chine de ne pas réduire ses émissions de CO2. Cela s'explique aisément dans la mesure où ce pays est, avec les Etats-Unis, le plus gros pollueur au monde. Intégrer des contraintes environnementales reviendrait à porter un coup drastique à son économie.
De plus, il ne faut pas oublier que la Chine reste un pays peu respectueux des droits de l'Homme. Je pense notamment au cas du Tibet mais on pourrait également rajouter l'exploitation du peuple chinois avec des conditions de travail exécrables et une protection sociale inexistante.
Enfin, la Chine use et abuse d'un protectionnisme déguisé par le biais, entre autres, de sa monnaie sans aucune sanction de la part de l'OMC.

Nous sommes arrivés aujourd'hui à un point où la Chine prend de plus en plus le contrôle du monde et fait ce qui lui plaît sans aucune réaction de la communauté internationale.
Je crois que malheureusement nos dirigeants n'oseront s'élever contre ce pays tant les intérêts économiques sont privilégiés. Pourtant, même s'il est vrai que la plupart de nos biens de consommation proviennent de Chine du fait des délocalisations, il n'en reste pas moins que l'économie chinoise dépend considérablement de nos importations et de nos entreprises. Nous avons donc un levier d'action pour faire flancher la Chine.

Nous peuple français, pays des droits de l'Homme et vous peuples européens, il est tant d'agir pour qu'enfin la Chine arrête de nous rouler dans la farine comme elle le fait depuis tant d'années. Evidemment/malheureusement, ce n'est pas à notre niveau que les choses vont changer. C'est à notre gouvernement et aux instances internationales de faire preuve de courage et de lutter contre ce phénomène.
Je crois que la mise en place d'un protectionnisme européen permettrait à terme la relocalisation de nos entreprises. Relocalisation qui, en outre, est bon pour l'environnement puisque l'on s'affranchirait du transport.

Je crois donc qu'il est grand temps de dire aux dirigeants chinois d'aller se faire ...  et que l'on en a marre d'être prise pour des truffes.

dimanche 27 décembre 2009

Le fraudeur fraudé

Tel pourrait être l'intitulé de cette histoire. Petit rappel des faits. Hervé Falciani, un ancien employé de la banque suisse HSBC, a fourni à la France des données bancaires confidentielles contenant des informations sur des évadés fiscaux. La Suisse accuse alors la France d'exploiter des renseignements volés et menace de suspendre le projet de ratification de la convention d'échange d'informations fiscales.

Comme vous pouvez vous en douter, je soutiens évidemment la position de la France dans cette affaire. Bercy disposant de données permettant de lutter contre l'évasion fiscale, il est tout à fait normal qu'elles soient utilisées. De plus, leur transmission relève d'une procédure légale. Certes ces informations ont probablement été dérobées par cet ancien employé mais  en quoi cela concerne-t-il la France ?

D'une manière plus générale, il ne faut pas oublier que l'évasion fiscale nuit au pays d'origine, ici en l'occurrence la France et lèse l'intérêt général. Notre système social est basé sur la solidarité et la redistribution des richesses par le biais de l'impôt. Chacun doit donc contribuer à son bon fonctionnement. S'y soustraire revient à manquer à ses devoirs. Or, il convient de rappeler que le pendant des devoirs est les droits. Il me semble donc normal de renoncer à ses droits dès lors que l'on s'affranchit de ses devoirs.

La lutte contre ce phénomène est néanmoins un travail délicat en raison notamment de l'opacité de certains systèmes bancaires et du manque flagrant de coopération de la part des paradis fiscaux. L'établissement d'une liste noire dans le cadre du G20 semblait être un premier pas mais cela ne fut finalement qu'un coup d'épée dans l'eau par manque de courage politique. Une deuxième solution apportée fut de limiter l'impôt par la mise en place du bouclier fiscal et la multiplication de niches en tout genre. Le but étant d'agir à la source du problème. Pourtant, hormis un coût exorbitant pour l'Etat, ne fut suivi de peu d'effets. D'ailleurs, Johnny Hallyday, le grand ami de notre président, n'est pas pour autant revenu en France.
A ce jour, seules les mesures répressives (pénalités ...) ont permis le retour de certains évadés fiscaux. La France n'est, du reste, pas le seul pays à recourir à ces méthodes qui ont fait leurs preuves. Parallèlement, il me semble primordial de mettre en place une coopération entre Etats et de prendre des sanctions envers les nations les plus réticentes.

Outre toutes ces dispositions pratiques, il pourrait être profitable pour tous de réaffirmer la dimension morale et sociale de l'impôt. Aujourd'hui, de plus en plus de français rechignent à payer des impôts et dans le même temps se plaignent de la diminution des prestations sociales. Cela me semble paradoxal tant les deux sont liés. Pour autant, il est vrai que des progrès peuvent être faits. Je pense notamment à un plus grand équilibre entre les plus aisés et les plus démunis, à la limitation des niches fiscales ou encore à une réduction du train de vie de l'Etat.

La crise a au moins eu le mérite de prouver, s'il le fallait encore, que l'Etat est un acteur de premier plan dans l'économie. Son action passe notamment par une régulation accrue de notre système économique et financier. Et qui dit régulation dit forcément sanction en cas d'infraction.
En outre, le gouvernement doit  faire respecter notre devise (Liberté - Egalité - Fraternité) et notamment l'égalité devant l'impôt.

dimanche 20 décembre 2009

Retour sur l'actualité (2)

Après la scène nationale, revenons sur les évènements internationaux de ces derniers jours.

- Le sommet de Copenhague
Ce sommet tant attendu et dont on a tant parlé s'est donc tenu cette semaine pour aboutir à ... rien. Bon, ce jugement est un peu exagéré mais cette réunion devait  parvenir à un accord d'une extrême importance afin de sauver le monde. En plus, Obama devait participer donc on pouvait s'attendre à un succès.
Plus sérieusement, cet échec était prévisible. Comment pouvait-on raisonnablement espérer un fléchissement des Etats-Unis et de la Chine ? Ces pays n'ont que faire du changement climatique et privilégie leurs intérêts nationaux au bien de la planète. Ceux-ci sont pour lutter contre ce phénomène ... mais sans agir. Quelle belle illustration du "faites ce que je dis, pas ce que je fais".
Ce sommet est donc un flop. Néanmoins, il ne faut pas s'arrêter à cela. Au contraire, il faut continuer nos efforts avec nos partenaires qui souhaitent réellement s'engager. Dans l'idéal, il faudrait opérer une marginalisation des américains et des chinois. Malheureusement, cela n'est pas économiquement viable.
Quant à ceux qui souhaitent la mise en place d'objectifs inatteignables, je souhaite leur rappeler que nous, occidentaux, sommes passés par un mode de développement peu respectueux de l'environnement, notamment au 19 ème siècle. Comment peut-on, dès lors, oser vouloir empêcher les pays émergents de faire de même ? Cela est tout simplement stupide et irréalisable !
Enfin, je voulais rappeler à tous les fanatiques et extrémistes écologistes que la France est globalement une bonne élève au niveau international comparé à d'autres pays (Chine, Inde et Etats-Unis notamment qui sont les plus gros pollueurs au monde). Alors arrêtons de culpabiliser  nos concitoyens et faisons pression sur les vrais responsables. Encore faut-il que nos élites en aient réellement la volonté.
- Les Suisses disent non aux minarets
Suite à un référendum ou votation, le peuple suisse a finalement voté à près de 60 % pour l'interdiction de construire des minarets sur leur territoire. Évidemment, suite à ce vote de nombreuses personnalités ont crié au scandale, accusant les Suisses d'islamophobie et de xénophobie. Toutefois, selon les sondages, la plupart des peuples des autres pays européens auraient votés de la même manière. Cela signifierait-il que la majorité des européens est raciste ? Je ne le crois pas.

Ce vote n'exprime pas (forcément) un rejet de l'islam. En effet, il ne faut pas oublier que la présence des minarets n'est pas indispensable pour que chacun puisse exprimer sa foi. Il est tout à fait possible de prier dans une mosquée sans minaret. Leur unique fonction en Europe est de décorer, de faire joli.
Alors certains pensent que puisque les églises sont dotées d'un clocher,  les mosquées ont droit à leur minaret. Je crois que cet argument n'est pas recevable. Effectivement, l'Histoire de France, quoi que l'on en pense, est étroitement liée au christianisme. Ces églises, qui pour certaines sont là depuis des siècles, font partie intégrante de notre patrimoine. Bien que la France soit un pays laïc, la religion chrétienne a eu un impact énorme sur notre évolution. Il  ne faut donc ni oublier, ni renier nos racines et notre passé.
En revanche, et pour ce qui nous concerne, je ne suis pas convaincu qu'une interdiction pure et simple soit la solution idéale. Cela aurait plutôt comme conséquence de braquer une partie de la population qui pourrait se sentir rejetée.  De même, la multiplication de tels édifices, qui ne n'appartiennent pas réellement à notre culture, pourrait déranger une autre partie de la population. Concrètement, il me semble inutile de construire des minarets partout en France dans la mesure où cela aurait plus d'inconvénients que d'avantages.
Je pense donc que chacun doit faire un effort pour que nous puissions vivre tous ensemble. Cela passe évidemment par l'acceptation et le respect de codes, de normes, de valeurs communs. Ceux-ci pourraient d'ailleurs être mis en exergue par l'actuel débat sur l'identité national.

Retour sur l'actualité (1)

Me voila enfin de retour après quelques temps d'absence et une semaine de partiels riche en émotion.
Aujourd'hui, petit retour sur les faits marquants de ces dernières semaines.

- Le smic "augmente" au 1er janvier
Le 1er janvier prochain, le smic augmentera de 0,5 %, passant de 8,82 à 8,86 € bruts de l'heure (1343,77 euros par mois). Remercions donc le gouvernement pour cette grande générosité.
Loin de moi l'idée de faire du populisme mais tout de même. Cette hausse est aberrante. Dans ce pays, tout augmente : les impôts, les bonus, les primes du sélectionneur de l'équipe de France, les profits des grandes entreprises, le nombre de délocalisations, le taux de chômage ... Tout ? Non ! Les salaires les plus bas stagnent depuis quelques années. Cela est assez difficile à comprendre dans la mesure où il est de plus en plus difficile de s'en sortir avec le smic.
Un certain Nicolas Sarkozy voulait revaloriser la valeur travail et  scandait "travailler plus pour gagner plus". Encore faut-il que chacun ait un emploi et que celui-ci permette de vivre décemment. D'ailleurs, le nombre de travailleurs pauvres est en constante augmentation depuis quelques temps.
Alors bien sûr, il est utopique de demander un smic à 1500 € nets. Toutefois, il me semble nécessaire qu'un travail, auquel on consacre la majeure partie de sa vie, permette de subsister correctement aux besoins de sa famille. En outre, un meilleur salaire permettrait, à terme, de limiter le volume des aides sociales ou plutôt d'augmenter le montant de celles des plus démunis.

- L'Histoire devient optionnelle en terminale S
Nouvelle réforme du lycée à peine annoncée. Contestation déjà entamée.
Luc Chatel, ministre de l'Education Nationale, a récemment déclaré que l'Histoire-géographie deviendrait optionnelle en terminale scientifique. Actuellement, les S suivent ces cours à raison de 2h30 par semaine en première et 2h30 par semaine en terminale. La matière serait alors enseignée 4h00 en première uniquement et serait évaluée de manière anticipée (au même titre que le français) en fin d'année. Le but de cette réforme est, à terme, de diminuer la suprématie  de la filière scientifique et de rééquilibrer les filières en la réorientant vers les sciences.
Ayant moi-même suivi le cursus scientifique au lycée, je suis plutôt favorable à une telle réforme. En effet, il me semble intéressant pour les élèves de passer une matière supplémentaire en première afin d'alléger les révisions en terminale. Certains affirment que la suppression de l'Histoire est un affront. Pourtant, il est tout à fait possible d'étudier l'intégralité du programme en une année. De plus, il sera possible de suivre des cours d'Histoire en terminale de manière optionnelle (évidemment peu d'élèves voudront avoir des cours supplémentaires mais l'option a le mérite d'exister).
Comme beaucoup, je crois que l'histoire est une matière très importante car il me semble primordial de connaître son passé. En revanche, je suis moins convaincu par l'utilité de la géographie, tout au moins de la manière où elle est enseignée. Connaître le nombre d'habitants ou le climat de chaque pays est inutile. Il serait plus intéressant de parler un peu plus de la France et de l'Europe ainsi que de leurs interactions avec le reste du monde.
Cette polémique me paraît donc non fondée. Celle-ci n'est toutefois pas étonnante dans la mesure où le système éducatif est comme sacralisé dans notre pays. Y toucher revient à le dénaturer.

- Le peuple souffre, les ministres chantent
Tout le monde a pu constater que le climat économique français, et au-delà mondial, n'est pas au beau fixe. Pourtant, au lieu de chercher à nous sortir de là, nos chers ministres se mettent à chanter en play-back dans une vidéo des jeunes UMP. Cela est tout bonnement ridicule ! On ne peut que regretter une telle entreprise. En effet, de tels agissements viennent décrédibiliser davantage le pouvoir politique aux yeux du peuple.
Ne soyons cependant pas surpris tant cela reflète les temps actuels. Effectivement, cette triste comédie est le parfait exemple de la politique spectacle. Ainsi, nos dirigeants cherchent à nous plaire par leur image, leur apparence et non, plus comme cela devrait être le cas, par leurs actes et leurs discours.
La forme est privilégiée aux dépends du fond et cela devient malheureusement de plus en plus la norme, à mon plus regret.