mercredi 31 décembre 2008

Meilleurs voeux pour 2009

"Je n'ai rien d'autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur ". Cette phrase a été prononcée par Winston Churchill le 13 mai 1940 devant les députés anglais, à la Chambre des Communes.

Quel rapport avec les voeux de fin d'année ?  Eh bien, je trouve que cette citation pourrait être reprise par Nicolas Sarkozy lors de son allocution de ce soir. En effet, si 2008 a été difficile, 2009 le sera encore plus.
Néanmoins, je crois qu'il ne faut pas tomber dans un pessimisme noir. Au contraire, il faut se rassembler pour faire face aux difficultés qui nous attendent.

Quoi qu'il en soit, je souhaitais vous adresser tous mes voeux de bonheur, de santé et de prospérité pour cette nouvelle année. J'espère également que 2009 sera une année de réussite tant au niveau personnel que professionnel.
Enfin bref, tout ça pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2009.

mercredi 24 décembre 2008

Des fêtes de Noël en demi-teinte

Ca y est, nous y sommes. Aujourd'hui, c'est le jour du réveillon. Un jour de joie et de fête à partager en famille ou entre amis.
Néanmoins, je crois qu'en ce jour festif, il est nécessaire d'avoir une pensée pour toutes celles et tous ceux qui n'ont pas notre chance. Je crois qu'il ne faut pas oublier que nous sommes des privilégiés. Alors certes, nous ne roulons bien évidemment pas sur l'or mais nous possédons un toit, un emploi et assez pour pouvoir vivre décemment. Je crois donc que nous sommes privilégiés par rapport à ceux qui sont au chômage ou pire dans la rue. Il me semble donc important de prendre conscience de la chance que nous avons et les fêtes de Noël me paraissent être la bonne occasion.

Malheureusement, il me semble que notre président, Nicolas Sarkozy et son premier ministre, François Fillon n'ont que faire de cette réalité. En effet, ceux-ci passent les fêtes respectivement au Brésil et en Egypte. Je trouve que cela est honteux. Premièrement, je crois que c'est un manque de respect vis-à-vis des plus démunis que de réveillonner de manière extravagante à l'étranger (un retour au bling-bing ?). De plus, le choix d'un pays étranger peut être vu comme une sorte de dédain pour notre pays.
Il aurait été plus honorable, selon moi, que nos dirigeants passent les fêtes en France, aux côtés des Français.

Cet affront ne doit toutefois pas gâcher les réjouissances. Aussi, je vous souhaite à tous, où que vous vous trouviez, un joyeux Noël.

lundi 22 décembre 2008

Le gaullisme, une boussole pour le 21ème siècle ?

Voici un article tiré du blog gaulliste-villepiniste.hautetfort.com que je trouve très intéressant. J'ai donc souhaité le mettre sur ce blog.


Il y a cinquante ans, le plus illustre des Français devenait Président de la République. Trente après, le système communiste s’effondrait et certains y voyaient la fin de l’histoire et la victoire du modèle libéral anglo-saxon. Malheureusement, ce système montre tous les jours ses limites. Et si l’héritage du Général de Gaulle pouvait encore nous guider pour le 21ème siècle ?

Une pensée plus contemporaine que les autres

Cette question en surprendra sans doute beaucoup qui ne manqueront pas de se demander en quoi les idées d’un homme du 20ème siècle peuvent guider la France du troisième millénaire. Cependant, la pensée gaulliste est bien plus récente que les pensées libérales ou socialistes qui sont pourtant les pierres angulaires de la plupart des partis de gouvernement en Europe…
En outre, le plus illustre des Français s’est souvent fait remarquer par une capacité hors du commun d’anticiper le cours des évènements. Il avait vu avant les autres le bouleversement que la force mécanique apportait à l’art de la guerre, plaidant en vain pour la constitution de divisions blindées en France alors que le Führer les appliquait en Allemagne. Le 18 juin 1940, son appel expliquait déjà comment la guerre allait se finir. Il avait également vu que la Russie de toujours finirait par boire le communisme, qui n’était qu’un nouvel habit de son impérialisme.
Sur beaucoup de questions que le monde moderne se pose aujourd’hui, le gaullisme peut à nouveau se révéler être une boussole bien utile pour nous diriger. Que ce soit sur l’organisation des pouvoirs publics, l’organisation de l’économie, les relations internationales, les grands principes du Général de Gaulle peuvent encore nous guider. Car il ne nous a pas laissé une feuille de route qu’il conviendrait d’appliquer quelques soient les circonstances. Il était un pragmatique qui savait adapter ses décisions en fonction du moment. Les principes qu’il nous a légués peuvent encore nous guider.

Une pensée économique alternative bien utile

La crise économique actuelle en est sans doute le meilleur exemple. En 1965, le Général affirmait que « le laisser faire ! le laisser passer ! appliqué à l’économie depuis l’aurore du machinisme a souvent, grâce au bénéfice, à l’esprit d’entreprise, à la libre concurrence, donné au développement une puissante impulsion. Mais on ne saurait méconnaître qu’il en est résulté beaucoup de rudes secousses et une somme énorme d’injustices ». Paradoxalement, ces paroles sont encore plus actuelles aujourd’hui que dans les années 60, où les inégalités se réduisaient et où la croissance était régulière.
En revanche, elles trouvent une grande modernité à l’époque des parachutes dorés, des délocalisations boursières et des travailleurs pauvres. Et que dire des secousses économiques que nous traversons depuis 1987, entre de multiples krachs boursiers et crises économiques provoquées par des bulles financières, dont on imagine bien ce qu’aurait pu penser le Général, pour qui la « politique de la France ne se faisait pas à la corbeille ». Toute sa vie, il a cherché à créer un système économique dont l’homme était la seule finalité, la « seule querelle qui vaille », alors qu’aujourd’hui l’homme semble au service de la finance.
Le Général de Gaulle, s’il croyait à l’économie de marché, voulait dépasser le capitalisme de deux manières. Tout d’abord, en l’encadrant par un Etat qu’il n’hésitait pas à qualifier de « dirigiste ». Et c’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui. Les Etats doivent reprendre la main sur les marchés et le monde de la finance pour beaucoup mieux les réglementer. La deuxième était l’association du capital et du travail pour « ouvrir une brèche dans le mur qui sépare les classes » parce que « le capitalisme du point de vue de l’homme n’offre pas de solution satisfaisante ». Cette troisième voie reste à inventer et est sans doute le moyen d’humaniser une économie de marché dont les travers néolibéraux sont chaque jour plus flagrants.

Une pensée géopolitique adaptée au troisième millénaire

La pensée gaulliste n’est pas moins actuelle en matière géopolitique. Alors que le monde vivait dans un contexte de guerre froide entre les deux super puissances qu’étaient les Etats-Unis et l’URSS, le Général de Gaulle rejetait ce partage du monde pour proposer une vision davantage multipolaire, où l’Europe serait Européenne plus qu’occidentale, où l’Occident justement renoncerait à son tropisme parfois impérialiste pour davantage respecter les autres cultures et civilisations. Il fut le premier dirigeant occidental à se rendre en URSS et en Chine, ouvrant la voie aux Etats-Unis d’un Richard Nixon qui l’admirait beaucoup.
Et le nouveau contexte planétaire correspond parfaitement à la vision gaulliste. Le monde devient de plus en plus multipolaire, avec l’émergence de la Chine et de l’Inde, le réveil de la Russie mais aussi l’affirmation du Brésil. Bref, les Etats-Unis et l’Europe ne sont plus seuls. Cela impose à l’Occident et notamment aux Etats-Unis d’en finir avec ses mauvais réflexes et d’adopter une position plus ouverte sur le monde. Dans ce cadre là, la France a encore un grand rôle à jouer, à la fois par son histoire, qui lui a fait planter son drapeau sur tous les continents, mais aussi par sa vision plus équilibrée des relations internationales, qui peut en faire le pont entre le Nord et le Sud comme celui entre l’Ouest et l’Est. L’épisode de la guerre d’Irak montre que notre pays a toujours vocation à un rôle majeur.

Le plus démocrate des démocrates

La pensée du Général de Gaulle peut également être une source d’inspiration pour l’organisation du pouvoir politique. Déjà dans les années 30, alors qu’il était pourtant militaire, il soutenait que la conduite de la guerre était une affaire politique à cause de l’ampleur des éléments à maîtriser et il ne souhaitait pas qu’elle fût décidée directement par des militaires. Toute sa vie durant, il a défendu une conception de la démocratie où le peuple devait décider des grandes orientations politiques, ce qu’il a mis en place avec la Cinquième République et l’élection du président de la République au suffrage universel.
Aujourd’hui, cette responsabilité des politiques devant le peuple est à nouveau battue en brèche par deux phénomènes. Le premier est le pouvoir croissant d’institutions technocratiques indépendantes, qui ont conquis des pans importants du pouvoir politique, au premier rang desquels les banques centrales. Le second est purement européen avec une construction qui ne tient pas compte du vote des peuples et a tendance à confisquer une part très importante des pouvoirs politiques pour les exercer sans réel contrôle, de manière irresponsable et anti-démocratique.
Deux auteurs Américains, Joseph Stiglitz (prix Nobel d’économie) et Robert Reich (ancien ministre de Bill Clinton), ont dénoncé cette dérive anti-démocratique de nos sociétés dans « La grande désillusion » et « Supercapitalisme ». Fort heureusement, ils ne sont adeptes de la théorie du complot et soulignent que ces institutions technocratiques agissent en général en pensant bien faire mais que leur nature même les pousse à l’erreur. Leurs analyses, faites de culture de la responsabilité, d’humanisme et de souci démocratique, rappellent celles du Général à propos de la Quatrième République. Comme en 1958, le gaullisme peut nous aider à restaurer un système plus démocratique et responsable.
Bien plus que le socialisme ou le libéralisme, la pensée gaulliste peut nous guider dans ce nouveau millénaire. Elle nous offre une boussole bien utile pour nous diriger sur les trois défis des prochaines années : refonder l’économie après la crise, apaiser les relations internationales et défendre la démocratie.

mercredi 17 décembre 2008

Loi sur l'audiovisuel, un retour à l'ORTF ?

Hier, lors des questions au gouvernement, les députés socialistes ont brandi des pancartes où il était inscrit ORTS pour Office de Radio Télévision Sarkozyenne. A cela, Christine Albanel, la ministre de la culture, les a accusé de faire de l'obstruction parlementaire et leur a signifié que cette réforme était nécessaire, ambitieuse et soutenue majoritairement par les Français. Cette opposition reflète bien la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement.

Personnellement, je trouve que cette réforme est plutôt inutile et qu'elle risque de faire plus de mal que de bien. D'ailleurs, les trois principales mesures de ce projet de loi me semblent inadaptées et peu pertinentes :

- suppression de la publicité sur France Télévision
Je crois que cette suppression est une grosse erreur. En effet, la pub est une source de financement importante pour les chaînes publiques. La supprimer revient donc à imputer une partie des recettes de France Télévision, ce qui aura forcément pour conséquence une diminution des dépenses et notamment dans la création.
Certes, les pertes seront compensées pendant trois ans mais rien ne garanti la pérennité de cette compensation. Il faut également savoir que pour compenser ces pertes de revenus, les Français et des entreprises du secteur des télécommunications seront mis à contribution par le biais de taxes. Il me semble donc bizarre de vouloir trouver de l'argent ailleurs alors que l'on en a déjà.
Je suis donc contre une suppression pure et simple de la publicité. Il aurait été préférable, selon moi, d'envisager une réduction de celle-ci afin de consacrer plus de temps aux différents programmes.

- nomination/révocation des présidents de l'audiovisuel public par le président de la République
Voici la deuxième mesure phare de cette loi, mesure qui a provoqué de nombreuses contestations de la part de l'opposition. Je pense qu'une telle modification n'est pas une bonne chose. Effectivement, cela induirait un manque de "séparation des pouvoirs"  et pourrait entraîner un manque d'objectivité dans les programmes. De fait, on risque de dériver vers une télévision d'Etat qui diffuserait des messages de propagande en tout genre.
De plus, en cas de refus de se plier aux règles, il sera très facile de limoger le dirigeant pour en mettre un autre plus compréhensif et conciliant.
Alors bien sûr les nominations devront être validées par le CSA et les commissions parlementaires compétentes, mais est-ce réellement suffisant pour éviter des dérives ? Je n'en suis pas convaincu.

- augmentation de la publicité sur les chaînes privées
Cette loi serait-elle un cadeau pour les chaînes privées ? Il me semble légitime de se le demander. En effet, cette réforme permettra d'augmenter la pub de 6 à 9 minutes par heure ainsi que de rajouter une deuxième coupure publicitaire dans les films et fictions. Cela va donc entraîner une hausse des recettes publicitaires pour ces chaînes.

Quoi que l'on en pense, cette réforme  de l'audiovisuel public va complètement modifier les habitudes des Français notamment en avançant l'heure de début des programmes du soir.
Outre des changements d'horaires, une modification profonde des chaînes publiques va se mettre en place progressivement.
J'espère simplement que France Télévision gardera une certaine distance vis à vis du pouvoir politique afin que l'on ne revienne quelques décennies en arrière, au temps où la télévision était un outil de promotion de l'action du gouvernement.

mardi 16 décembre 2008

Des blogs que j'apprécie

Quoi qu'on en dise et qu'on en pense, les blogs sont aujourd'hui devenus un nouveau moyen d'information. D'ailleurs, un journal (vendredi.info) à décider de reprendre "le meilleur des infos du net".
C'est pourquoi, j'ai décidé dans cet article de vous faire partager une liste de blogs que je trouve intéressants et pertinents tant sur la forme que le fond.

http://politique.hautetfort.com

http://bruxelles.blogs.liberation.fr

http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com

http://www.gaullisme.biz

http://horizons.typepad.fr

http://www.guillaumepeltier.org

http://www.levraidebat.com

http://blog.nicolasdupontaignan.fr

Bien évidemment, je ne suis pas d'accord avec le contenu de tous les articles mais les auteurs ont au moins le mérite d'exposer leur point de vue de manière argumentée.

vendredi 12 décembre 2008

Retour sur l'actualité

En raison d'une semaine riche en évènements, je traiterais dans cet article de plusieurs sujets différents.

- Émeutes en Grèce
Suite à la mort d'un adolescent tué par la police, le pays a sombré dans une folie destructrice avec la multiplication d'émeutes. Cet événement rappelle forcément les émeutes de 2005 ayant eu lieu en France suite au décès de deux jeunes.
Bien que les circonstances de la mort de l'adolescent restent encore floues, il me semble nécessaire de rappeler que cet individu était en train de lancer des projectiles sur un véhicule de police. Certes cela n'excuse pas les répliques disproportionnées des forces de l'ordre mais il ne faut pas non plus tout mettre sur le dos de la police.
Personnellement, je trouve honteuses les réactions d'une partie de la population. Réactions qui commencent aujourd'hui à se propager en Europe. En effet, je crois que l'évènement déclencheur n'est qu'un prétexte visant à justifier ces actes.
Certaines personnes nous expliquent que ces émeutes expriment un malaise social. Même si cela a peut-être accentué le phénomène, je ne suis pas sûr que ce soit la première raison. En outre, le recours à la violence ne résoudra rien et risque, au contraire, d'aggraver les choses.

- Polémique autour du secrétariat d'Etat aux droits de l'Homme
Bernard Kouchner a remis en cause la légitimité de la fonction de Rama Yade en invoquant le fait que les droits de l'Homme et la politique étrangère de la France peuvent entrer en contradiction.
Quelle découverte ! Cela me semble évident que ces deux pendants de la politique française entrent souvent en contradiction. En effet, la politique étrangère vise à défendre les intérêts de la France à l'étranger et notamment en développant le commerce extérieur. Cela peut donc impliquer de faire affaire avec des pays peu respectueux des libertés d'où une discordance avec le caractère humaniste de la France.
Je crois donc qu'il est nécessaire et possible de concilier respect des droits de l'Homme et intérêts économiques.

- Les Irlandais vont revoter
Suite à la victoire du Non par référendum en juin dernier, les Irlandais devront retourner aux urnes d'ici à novembre 2009. Quoi de plus normal ? Le peuple irlandais a fauté en votant Non, il doit donc corriger son erreur et donner la bonne réponse, Oui en l'occurrence.
Je trouve anormal que Bruxelles oblige, en accord avec le gouvernement, les Irlandais à revoter. En effet, le peuple s'est exprimé et son choix doit être respecté. Pourtant, ce n'est pas la première fois que l'UE va à l'encontre des peuples puisque les Non français et hollandais ont également été ignorés.
J'espère que les Irlandais voteront Non et qu'ils feront de même tant qu'on les fera revoter. Je souhaite qu'un nouveau Non fasse réagir les peuples d'Europe ainsi que les gouvernements afin d'aboutir à une Europe respectueuse des nations et de leur population.

- Un rapport polémique
Envoyer les mineurs en prison dès l'âge de 12 ans. Cette idée a créé un véritable tollé dans la classe politique et journalistique. Personnellement, je crois que cela n'est pas une bonne solution. Les emprisonner risque de faire plus de mal que de bien car leur enfance sera brisée. Néanmoins, il me semble nécessaire de ne pas faire preuve de trop de laxisme envers ses jeunes car ce serait pire. En effet, les enfants ont besoin d'un cadre solide et de règles pour se construire. Je pense donc qu'il faut absolument leur faire comprendre leurs erreurs. Pour cela, la prison ne me paraît pas la meilleure solution. Au contraire, il semble plus intéressant de prendre des mesures pour les réinsérer dans la société, leur redonner des repères stables.
Je crois aussi qu'il faut agir du côté des parents car parfois ceux-ci démissionnent complètement de leur rôle laissant leurs enfants livrés à eux-mêmes.

lundi 8 décembre 2008

La France, nouvelle province chinoise ?

Nicolas a rencontré, samedi 6 décembre, le dalaï-lama. L'entretien a eu lieu en Pologne, à l'occasion d'une cérémonie pour le 25ème anniversaire de l'attribution du prix Nobel de la paix à Lech Walesa.
Suite à cette rencontre, la Chine a condamné  la qualifiant "d'approche opportuniste, imprudente et manquant de perspicacité" sur la question du Tibet. "Cette rencontre est effectivement un acte peu judicieux qui, non seulement froisse les sentiments du peuple chinois, mais affaiblit également les relations franco-chinoises", rapporte l'agence officielle Chine nouvelle.
Source : lejdd.fr

Après une première rencontre avortée, le président Français a finalement pu s'entretenir avec le dalaï-lama. On ne peut que regretter les réactions du gouvernement communiste chinois mais également de nombreux chinois eux-mêmes. En effet, la Chine a fermement condamné cette entrevue et le peuple chinois s'est acharné sur la France sur le net. Des menaces de boycott ont même été proférées.

Je trouve l'attitude des chinois inacceptable. Effectivement, je crois que la France n'a aucun compte à rendre à la Chine et est donc libre de rencontrer qui elle veut.
Pour moi, ces attaques peuvent être considérées comme un réflexe protecteur de ce pays qui se sent de plus en plus isolé sur la scène internationale, en raison de ses approximations dans l'application des droits de l'Homme. Ces répliques virulentes traduisent donc une volonté de marginaliser la France. En effet, en jouant sur les relations commerciales, la Chine espère ramener dans le droit chemin les pays européens qui ont osé défier son autorité. Je crois toutefois que ces tentatives sont vouées à l'échec car si la Chine peut faire pression sur l'Europe, l'Europe peut faire de même et je ne suis pas sûr que l'on soit les plus perdants.

Outre ce problème particulier entre les deux pays, la polémique pose la question du respect des droits de l'Homme face aux accords commerciaux. En effet, la Chine menace la France de sanctions économiques afin qu'elle mette de côté ses élans humanistes. On peut alors se demander si l'on doit maintenir des relations commerciales et/ou diplomatiques avec les nations peu respectueuses des droits de l'Homme.
Personnellement, je crois que le contact doit être maintenu avec ses pays pour ne pas les marginaliser, ce qui serait pire. Il me semble plus utile de garder la communication tout en insistant sur les progrès à faire. Concernant la signature de contrats, je pense qu'il est impossible de ne pas en conclure avec ces pays. Pour autant, nous ne somme pas obligés de nous agenouiller ni de remettre en cause nos convictions devant ces pays.

En cette année du 60ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'Homme, il me semble important de réaffirmer notre attachement aux valeurs prônées dans ce texte. Des valeurs qui doivent passer avant tout contrat commercial.