mardi 30 décembre 2025

2026, année de l’éducation financière ?

2025 touche à sa fin et nous basculerons très prochainement en 2026. Une nouvelle année qui débutera traditionnellement par les sempiternels voeux de tout un chacun. Si je me prêtais à l’exercice par le passé sur ce blog, je ne le renouvellerai pas cette fois-ci. En tout cas pas sous sa forme habituelle. On peut évidemment (se) souhaiter joie, santé et prospérité, ainsi que la paix dans le monde et la fin de la pauvreté. Ça ne mange pas de pain comme on dit par chez moi. 


Mais laissons de côté ces vœux (souvent) pieux pour nous intéresser davantage aux bonnes résolutions de début d’année. Alors bien sûr, certaines seront abandonnées sitôt le 2 janvier mais d’autres seront poursuivies et produiront leurs effets. Et ce qui me plait particulièrement en la matière est le fait d’être actif, de mettre en œuvre ses connaissances ou ses compétences pour obtenir quelque chose en contrepartie. Cela fait d’ailleurs écho avec une maxime que j’ai faite mienne depuis quelque temps : agir pour ne pas subir. 


Nombre de résolutions entrent dans cette catégorie : perdre du poids, arrêter de fumer, changer de travail … Plus encore que le changement à opérer, c’est le fait même de décider d’un évolution qui importe car il implique une volonté de reprise en main. Et s’il est un domaine où une réelle reprise en main est nécessaire, pour ne pas dire indispensable, c’est en matière de finances personnelles. Vaste sujet je le reconnais mais qui me semble de plus en plus primordial. 

Alors pourquoi en parler maintenant me direz-vous, à quelques heures du réveillon ? Et bien tout d’abord car c’est une thématique à laquelle je m’intéresse fortement depuis environ trois ans. Ensuite car je me rends compte que c’est un sujet finalement peu maîtrisé, y compris par des personnes ayant fait des études avancées en finance, et souvent tabou dès lors que l’on parle d’argent. Enfin, petit clin d’œil à la période car nous sommes en fin d’année c’est à dire le moment où les intérêts des livrets A et autres placements réglementés sont versés. Époque de l’année que j’affectionne d’ailleurs particulièrement pour cette raison. 


L’idée n’est pas de développer une stratégie en matière de finances personnelles ou de prodiguer de quelconques conseils. Il s’agit plutôt d’un plaidoyer pour que tout un chacun s’empare de ce sujet et commence à s’y intéresser. Bien que cela puisse faire peur et sembler compliqué, il n’en est rien en réalité et nous avons la chance d’avoir un grand nombre d’informations librement accessibles (livres, vidéos, IA …). Tout n’est pas à prendre au pied de la lettre bien sûr, notamment ce qui circule sur internet mais ces ressources ont le mérite d’exister et d’être disponibles à tout moment et sous différents formats. 


Mon objectif n’est pas non plus que tout le monde devienne des traders en puissance ou des magnats de l’immobilier. Mais sans aller vers de tels extrêmes, mon propos est de vous pousser à vous intéresser à votre argent, à votre budget, à vos placements. Le tout avec un seul but : préparer votre avenir et celui de vos proches (retraite, études des enfants, succession …).  

Pour beaucoup d’entre nous il s’agit là d’une véritable révolution. Un réel virage à prendre qui, pour certains, consiste en une totale remise en cause des préceptes familiaux. Si tant est que ces sujets aient été abordés dans le cercle familial. Et c’est justement là que le bât blesse. Ce manque de culture financière dans certaines familles alors que d’autres inculquent les rouages de l’argent à leurs enfants dès leur plus jeune âge se révèle être une des principales causes des inégalités sociales et de reproduction des élites. 


Voilà pourquoi, en matière de finances personnelles comme dans bien d’autres domaines d’ailleurs, je crois que l’école a un rôle à jouer afin de réduire cette fameuse fracture sociale si chère à Jacques Chirac. Dispenser dès le collège puis au lycée des enseignements concrets et pratiques pour apprendre à gérer (et placer) son argent ne me semblerait pas aberrant, et ce d’autant plus dans un contexte où l’avenir de nos retraites est plus qu’incertain. 


Quoi qu’il en soit, je vous souhaite le meilleur pour cette nouvelle année, pleine de réussite personnelle et professionnelle. Mais aussi financière !

mercredi 24 décembre 2025

Fêtes de noël : et si l’on retrouvait l’esprit originel aux dépens de la surconsommation ?

Deviendrais-je aigri ou, pire, décroissant ? On pourrait se poser la question à la vue du titre de cet article. A moins que ce ne soit le contexte politique et économique actuel qui renforce ma propension naturelle à la rigueur financière. Quoi qu’il en soit, je dois reconnaitre que cette année les fêtes de Noël (que l’on débute à peine) me sortent particulièrement par les yeux. Probablement que des circonstances personnelles (la perte de ma mère à cette époque voilà trois ans) renforcent ce phénomène mais il n’en reste pas moins que je n’attends pas cette période avec impatience.

Et pourtant, ces moments de fête passés en famille autour d’un bon repas devraient nous enjouer et permettre de finir l’année de la meilleure des manières. Ce qui sera d’ailleurs certainement le cas. Mais c’est davantage la phase amont de préparation qui me déplait. Et pour dire les choses clairement, je pense à toute cette effervescence commerciale autour des fameux cadeaux. Car cela représente une véritable corvée pour moi, pour ne pas parler de charge mentale pour utiliser un terme plus à la mode. Rabat-joie me direz-vous. Peut-être oui mais j’assume. Car peu à peu nous avons perdu l’esprit originel de Noël pour tomber dans une consommation de masse.

Commençons par les enfants. Tous les parents ne pourront que constater les listes à rallonge envoyées au Père-Noël par leur chère (cher ?) progéniture. Plus encore, l’ouverture des cadeaux a perdu de son sens et se révèle souvent être un sprint de déchirage de papiers cadeaux sans réel intérêt porté au contenu. Le tout finissant par un caprice car le cadeau attendu n’est pas là ou que le frère/cousin/copain a eu plus de paquets que l’autre. Bref que du bonheur. 

Et ce n’est pas mieux côté adultes. Le secret santa permet certes de limiter la casse en restreignant le volume et le budget cadeaux. Mais cela se résume (très) souvent à offrir des babioles impersonnelles sans grande utilité. Et quand cette alternative venue du Canada ne séduit pas, cela aboutit à une sorte « de prêté pour un rendu » au travers d’un échange de présents tantôt futiles tantôt superficiels.

Tout cela n’est pas nouveau me direz-vous tant cela fait des décennies que cela dure. Et j’en conviens aisément. Mais justement le monde a évolué. N’avons-nous pas pris conscience du changement climatique, des impératifs environnementaux et des enjeux liés à la surconsommation ? N’est-il pas opportun en 2025 de requestionner ces pratiques d’un autre temps pour revenir à davantage de simplicité et d’authenticité ?

Chacun se forgera sa propre opinion bien évidemment mais s’interroger sur le sujet voire soulever la question dans sa famille est déjà un premier pas. Car indéniablement le chemin à parcourir sera long et sinueux.
Pour autant, que celui-ci soit frugal ou fastueux, je vous souhaite à toutes et à tous ainsi qu’à vos familles de passer un joyeux Noël et de bonnes fêtes de fin d’année !