mercredi 24 décembre 2025

Fêtes de noël : et si l’on retrouvait l’esprit originel aux dépens de la surconsommation ?

Deviendrais-je aigri ou, pire, décroissant ? On pourrait se poser la question à la vue du titre de cet article. A moins que ce ne soit le contexte politique et économique actuel qui renforce ma propension naturelle à la rigueur financière. Quoi qu’il en soit, je dois reconnaitre que cette année les fêtes de Noël (que l’on débute à peine) me sortent particulièrement par les yeux. Probablement que des circonstances personnelles (la perte de ma mère à cette époque voilà trois ans) renforcent ce phénomène mais il n’en reste pas moins que je n’attends pas cette période avec impatience.

Et pourtant, ces moments de fête passés en famille autour d’un bon repas devraient nous enjouer et permettre de finir l’année de la meilleure des manières. Ce qui sera d’ailleurs certainement le cas. Mais c’est davantage la phase amont de préparation qui me déplait. Et pour dire les choses clairement, je pense à toute cette effervescence commerciale autour des fameux cadeaux. Car cela représente une véritable corvée pour moi, pour ne pas parler de charge mentale pour utiliser un terme plus à la mode. Rabat-joie me direz-vous. Peut-être oui mais j’assume. Car peu à peu nous avons perdu l’esprit originel de Noël pour tomber dans une consommation de masse.

Commençons par les enfants. Tous les parents ne pourront que constater les listes à rallonge envoyées au Père-Noël par leur chère (cher ?) progéniture. Plus encore, l’ouverture des cadeaux a perdu de son sens et se révèle souvent être un sprint de déchirage de papiers cadeaux sans réel intérêt porté au contenu. Le tout finissant par un caprice car le cadeau attendu n’est pas là ou que le frère/cousin/copain a eu plus de paquets que l’autre. Bref que du bonheur. 

Et ce n’est pas mieux côté adultes. Le secret santa permet certes de limiter la casse en restreignant le volume et le budget cadeaux. Mais cela se résume (très) souvent à offrir des babioles impersonnelles sans grande utilité. Et quand cette alternative venue du Canada ne séduit pas, cela aboutit à une sorte « de prêté pour un rendu » au travers d’un échange de présents tantôt futiles tantôt superficiels.

Tout cela n’est pas nouveau me direz-vous tant cela fait des décennies que cela dure. Et j’en conviens aisément. Mais justement le monde a évolué. N’avons-nous pas pris conscience du changement climatique, des impératifs environnementaux et des enjeux liés à la surconsommation ? N’est-il pas opportun en 2025 de requestionner ces pratiques d’un autre temps pour revenir à davantage de simplicité et d’authenticité ?

Chacun se forgera sa propre opinion bien évidemment mais s’interroger sur le sujet voire soulever la question dans sa famille est déjà un premier pas. Car indéniablement le chemin à parcourir sera long et sinueux.
Pour autant, que celui-ci soit frugal ou fastueux, je vous souhaite à toutes et à tous ainsi qu’à vos familles de passer un joyeux Noël et de bonnes fêtes de fin d’année !

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