2025 touche à sa fin et nous basculerons très prochainement en 2026. Une nouvelle année qui débutera traditionnellement par les sempiternels voeux de tout un chacun. Si je me prêtais à l’exercice par le passé sur ce blog, je ne le renouvellerai pas cette fois-ci. En tout cas pas sous sa forme habituelle. On peut évidemment (se) souhaiter joie, santé et prospérité, ainsi que la paix dans le monde et la fin de la pauvreté. Ça ne mange pas de pain comme on dit par chez moi.
Mais laissons de côté ces vœux (souvent) pieux pour nous intéresser davantage aux bonnes résolutions de début d’année. Alors bien sûr, certaines seront abandonnées sitôt le 2 janvier mais d’autres seront poursuivies et produiront leurs effets. Et ce qui me plait particulièrement en la matière est le fait d’être actif, de mettre en œuvre ses connaissances ou ses compétences pour obtenir quelque chose en contrepartie. Cela fait d’ailleurs écho avec une maxime que j’ai faite mienne depuis quelque temps : agir pour ne pas subir.
Nombre de résolutions entrent dans cette catégorie : perdre du poids, arrêter de fumer, changer de travail … Plus encore que le changement à opérer, c’est le fait même de décider d’un évolution qui importe car il implique une volonté de reprise en main. Et s’il est un domaine où une réelle reprise en main est nécessaire, pour ne pas dire indispensable, c’est en matière de finances personnelles. Vaste sujet je le reconnais mais qui me semble de plus en plus primordial.
Alors pourquoi en parler maintenant me direz-vous, à quelques heures du réveillon ? Et bien tout d’abord car c’est une thématique à laquelle je m’intéresse fortement depuis environ trois ans. Ensuite car je me rends compte que c’est un sujet finalement peu maîtrisé, y compris par des personnes ayant fait des études avancées en finance, et souvent tabou dès lors que l’on parle d’argent. Enfin, petit clin d’œil à la période car nous sommes en fin d’année c’est à dire le moment où les intérêts des livrets A et autres placements réglementés sont versés. Époque de l’année que j’affectionne d’ailleurs particulièrement pour cette raison.
L’idée n’est pas de développer une stratégie en matière de finances personnelles ou de prodiguer de quelconques conseils. Il s’agit plutôt d’un plaidoyer pour que tout un chacun s’empare de ce sujet et commence à s’y intéresser. Bien que cela puisse faire peur et sembler compliqué, il n’en est rien en réalité et nous avons la chance d’avoir un grand nombre d’informations librement accessibles (livres, vidéos, IA …). Tout n’est pas à prendre au pied de la lettre bien sûr, notamment ce qui circule sur internet mais ces ressources ont le mérite d’exister et d’être disponibles à tout moment et sous différents formats.
Mon objectif n’est pas non plus que tout le monde devienne des traders en puissance ou des magnats de l’immobilier. Mais sans aller vers de tels extrêmes, mon propos est de vous pousser à vous intéresser à votre argent, à votre budget, à vos placements. Le tout avec un seul but : préparer votre avenir et celui de vos proches (retraite, études des enfants, succession …).
Pour beaucoup d’entre nous il s’agit là d’une véritable révolution. Un réel virage à prendre qui, pour certains, consiste en une totale remise en cause des préceptes familiaux. Si tant est que ces sujets aient été abordés dans le cercle familial. Et c’est justement là que le bât blesse. Ce manque de culture financière dans certaines familles alors que d’autres inculquent les rouages de l’argent à leurs enfants dès leur plus jeune âge se révèle être une des principales causes des inégalités sociales et de reproduction des élites.
Voilà pourquoi, en matière de finances personnelles comme dans bien d’autres domaines d’ailleurs, je crois que l’école a un rôle à jouer afin de réduire cette fameuse fracture sociale si chère à Jacques Chirac. Dispenser dès le collège puis au lycée des enseignements concrets et pratiques pour apprendre à gérer (et placer) son argent ne me semblerait pas aberrant, et ce d’autant plus dans un contexte où l’avenir de nos retraites est plus qu’incertain.
Quoi qu’il en soit, je vous souhaite le meilleur pour cette nouvelle année, pleine de réussite personnelle et professionnelle. Mais aussi financière !
